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Actualités - Chronologie

La communauté internationale appuie la demande du président US d’un retrait israélien

L’Onu, l’Union européenne, Paris et Londres ont salué le discours du président américain George W. Bush qui a réclamé un retrait de l’armée israélienne des territoires palestiniens, sans commenter dans l’immédiat les critiques formulées contre le président Yasser Arafat. Les Palestiniens ont affirmé que M. Arafat était «prêt à recevoir rapidement (le secrétaire d’État américain) Colin Powell pour appliquer la résolution 1402 du Conseil de sécurité de l’Onu, le rapport (de la commission internationale) Mitchell et le plan (de cessez-le-feu) Tenet». Le président américain George W. Bush a repris l’initiative dans les efforts d’apaisement au Proche-Orient en annonçant l’envoi de son secrétaire d’État Colin Powell dans la région et en appelant Israël à retirer ses troupes des villes palestiniennes. Il a toutefois eu des mots très durs pour M. Arafat auquel il a reproché de «ne pas s’être opposé aux terroristes» et d’avoir «trahi» les espoirs des Palestiniens. Les Palestiniens ont fermement dénoncé les propos critiques de M. Bush à l’égard de leur président. «Nous ne pouvons pas approuver ce que le président Bush a dit à propos du président Arafat parce que M. Arafat est le président élu par tous les Palestiniens», a déclaré l’un des principaux négociateurs palestiniens Saëb Erakat à Gaza. Un ministre palestinien a interprété ces déclarations comme «un permis pour liquider Arafat». «Bush a accordé (à Israël) un permis pour liquider Arafat et son commandement politique», a déclaré Hassan Asfour. À Londres et à Paris, la déclaration de M. Bush appelant à retirer les troupes israéliennes de six villes de Cisjordanie réoccupées depuis le 29 mars a été accueillie comme un «réengagement» des États-Unis au Proche-Orient. Le président français Jacques Chirac a estimé que le discours du président Bush était «un véritable tournant dans la mesure où on assiste à un réengagement des États-Unis». «La solution (du conflit au Proche-Orient) suppose qu’il y ait une forte implication des États-Unis», a-t-il observé, ajoutant que la prise de position de M. Bush constituait «un véritable tournant dans la mesure où on assiste à un réengagement des États-Unis». Le ministre français des Affaires étrangères a lui aussi souligné le «tournant diplomatique» qui marque le «réengagement» des États-Unis dans cette région mais n’a fait aucun commentaire sur les propos de M. Bush accusant le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat d’avoir «trahi les espoirs» de son peuple. Le gouvernement britannique a pour sa part appelé les autorités israélienne et palestinienne à faire preuve «d’autorité et de courage» afin de mettre à profit le nouvel engagement américain en faveur de la paix au Proche-Orient. Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a qualifié «d’encourageant» le discours américain et s’est félicité de la visite prochaine dans la région du secrétaire d’État américain Colin Powell. M. Annan a relevé que le président américain avait demandé à Israël et aux Palestiniens d’appliquer la résolution 1402 du Conseil de sécurité demandant un cessez-le-feu immédiat et le retrait d’Israël des villes de Cisjordanie. «Je suis vraiment heureux que le président ait fait cette réaffirmation publique et je presse les dirigeants israéliens de l’écouter et de mettre en œuvre la résolution 1402», a ajouté le secrétaire général des Nations unies. Le président de la Commission européenne, Romano Prodi, a accueilli «chaleureusement» les déclarations du président américain. «Je salue chaleureusement le discours du président Bush, c’est une expression de détermination et de leadership», a-t-il dit dans un communiqué.
L’Onu, l’Union européenne, Paris et Londres ont salué le discours du président américain George W. Bush qui a réclamé un retrait de l’armée israélienne des territoires palestiniens, sans commenter dans l’immédiat les critiques formulées contre le président Yasser Arafat. Les Palestiniens ont affirmé que M. Arafat était «prêt à recevoir rapidement (le secrétaire d’État américain) Colin Powell pour appliquer la résolution 1402 du Conseil de sécurité de l’Onu, le rapport (de la commission internationale) Mitchell et le plan (de cessez-le-feu) Tenet». Le président américain George W. Bush a repris l’initiative dans les efforts d’apaisement au Proche-Orient en annonçant l’envoi de son secrétaire d’État Colin Powell dans la région et en appelant Israël à retirer ses troupes des villes...