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Les députés chrétiens applaudissent à l’initiative syrienne

Les députés chrétiens ont applaudi hier à l’annonce du début du redéploiement des forces syriennes, y voyant le point de départ de l’application de la clause de l’accord de Taëf relative au retrait des forces syriennes. Le député Boutros Harb a estimé qu’il s’agissait pour le Liban «du premier pas sur la voie du retour de la souveraineté totale. Il s’agit également de l’application d’une des clauses de l’accord de Taëf qui mentionne le redéploiement des troupes syriennes en prélude à leur retrait total du Liban», a-t-il affirmé. M. Harb a indiqué qu’il fallait bien accueillir cette décision, «même si elle intervient avec retard. C’est une réponse à une vieille revendication libanaise. Elle constitue un préalable au rééquilibrage des relations libano-syriennes dans l’intérêt du Liban et de la Syrie et une consécration de la souveraineté et de l’indépendance des deux pays», a-t-il poursuivi. Le député de Batroun a par ailleurs critiqué les interrogations qui fusent au sujet du timing. «Ce genre d’interrogations est déplacé, surtout à l’heure actuelle», a-t-il souligné, estimant que le Liban et l’armée libanaise sont en mesure d’assumer totalement leurs responsabilités et de faire face aux complots et aux agressions qui pourraient menacer le pays. «Le Liban est en mesure de rétablir sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire, et n’a pas besoin de l’aide de la Syrie pour accomplir cette mission», a-t-il ajouté. Il a enfin souhaité que cette décision «ouvre la voie au règlement d’une autre question dont les Libanais se plaignent», en l’occurrence «l’intervention des services de renseignements non libanais dans les affaires internes». Même son de cloche chez le député Nassib Lahoud, président du Renouveau démocratique. M. Lahoud a salué le fait qu’il «ait été fait référence à l’accord de Taëf dans le document officiel qui a annoncé l’initiative, ce qui va de pair avec les intérêts supérieurs du Liban et de la Syrie et la vraie volonté de la grande majorité des Libanais». Le député du Metn a estimé qu’il s’agissait également «d’une initiative de qualité par rapport au premier redéploiement» des forces syriennes survenu en juin dernier. Le Renouveau démocratique a enfin souhaité que «l’initiative soit complétée, ce qui permettrait au Liban de recouvrer sa souveraineté et aux deux pays de rééquilibrer leurs relations pour élaborer une vraie stratégie commune face aux grands défis qui menacent la nation arabe, notamment l’ennemi israélien (…)». Le député Neemetallah Abi Nasr a qualifié la décision de «courageuse et de responsable dans ces circonstances dangereuses qui menacent le Liban, la Syrie, la Palestine et les pays arabes». Applaudissant à l’initiative, il a souhaité l’ouverture d’une nouvelle page dans les relations libano-syriennes, et que «l’amitié bilatérale» ne soit pas exploitée par certaines parties au détriment d’autres. Le député Émile Émile Lahoud a estimé, pour sa part, que «le dialogue calme et fraternel aboutit toujours aux résultats voulus. Nous avons dit et répété cela depuis le premier jour, en mettant en garde contre certaines voix çà et là qui agitaient la menace du pire : nous savions que cette méthode était fausse et n’aboutirait pas». Il a estimé que cette décision «s’inscrit dans le cadre d’une série d’initiatives positives comme la visite historique du président syrien Bachar el-Assad au Liban», souhaitant qu’elle aboutisse à la consolidation du front interne contre Israël. Le président élu du parti Kataëb, Karim Pakradouni, a de son côté estimé que «cette initiative met en exergue la confiance profonde qui existe entre les présidents Lahoud et Assad et la coordination qui existe entre les deux armées (…)». Opinion partagée par le ministre des Travaux publics, Négib Mikati, qui a estimé que les «deux peuples désirent aboutir à des relations très évoluées sur le plan des concepts de la souveraineté et de l’indépendance». M. Mikati a indiqué que cela avait été discuté lors du sommet libano-syrien du 3 mars à Beyrouth.
Les députés chrétiens ont applaudi hier à l’annonce du début du redéploiement des forces syriennes, y voyant le point de départ de l’application de la clause de l’accord de Taëf relative au retrait des forces syriennes. Le député Boutros Harb a estimé qu’il s’agissait pour le Liban «du premier pas sur la voie du retour de la souveraineté totale. Il s’agit également de l’application d’une des clauses de l’accord de Taëf qui mentionne le redéploiement des troupes syriennes en prélude à leur retrait total du Liban», a-t-il affirmé. M. Harb a indiqué qu’il fallait bien accueillir cette décision, «même si elle intervient avec retard. C’est une réponse à une vieille revendication libanaise. Elle constitue un préalable au rééquilibrage des relations libano-syriennes dans l’intérêt du...