EN BREF Madagascar Ratsiraka « veut sauver l’unité nationale »
le 30 mars 2002 à 00h00
Le président sortant de Madagascar Didier Ratsiraka a affirmé vendredi à Radio France Internationale (RFI) tenter de «sauver l’unité nationale» en se maintenant face au «président autoproclamé» Marc Ravalomanana, qui a installé un pouvoir parallèle dans la capitale. «J’ai sauvé l’unité nationale six fois déjà dans ma chienne de vie. Je vais essayer de la sauver une septième fois, mais cette fois-ci je ne suis pas si sûr de pouvoir y arriver parce qu’il y a un mépris tel, et une exacerbation telle de conflits ethniques que ça me semble assez difficile», a déclaré M. Ratsiraka. «Il y a effectivement un gros risque aujourd’hui de déflagration, de conflit ethnique, pour ne pas dire de guerre civile», a-t-il ajouté. M. Ravalomanana, maire d’Antananarivo, a rejeté les résultats officiels du premier tour de la présidentielle qui le plaçaient en tête mais le contraignaient à un second tour face à M. Ratsiraka. Il a affirmé ne pas vouloir être un «déserteur» face à M. Ravalomanana, affirmant qu’il s’agirait d’une «non-assistance à peuple en danger». Il a qualifié le mouvement de son rival de «horde néofasciste ou fasciste ou nazie», de «secte... qui va mettre le pays en coupe réglée, vassaliser nos enfants et nos petits-enfants, réduire en esclavage le pays. Je ne peux pas laisser faire ça», a-t-il ajouté, affirmant que pour l’instant, M. Ravalomanana n’avait «de prise que sur la capitale» et pronostiquant que la situation allait «se retourner en sa défaveur».
Le président sortant de Madagascar Didier Ratsiraka a affirmé vendredi à Radio France Internationale (RFI) tenter de «sauver l’unité nationale» en se maintenant face au «président autoproclamé» Marc Ravalomanana, qui a installé un pouvoir parallèle dans la capitale. «J’ai sauvé l’unité nationale six fois déjà dans ma chienne de vie. Je vais essayer de la sauver une septième fois, mais cette fois-ci je ne suis pas si sûr de pouvoir y arriver parce qu’il y a un mépris tel, et une exacerbation telle de conflits ethniques que ça me semble assez difficile», a déclaré M. Ratsiraka. «Il y a effectivement un gros risque aujourd’hui de déflagration, de conflit ethnique, pour ne pas dire de guerre civile», a-t-il ajouté. M. Ravalomanana, maire d’Antananarivo, a rejeté les résultats officiels du premier...
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