ENVIRONNEMENT Rencontre à Damour pour la fermeture de la décharge de Naamé
le 27 mars 2002 à 00h00
Une rencontre-débat sur la décharge «sanitaire» de Naamé (au sud de Beyrouth), dont les nuisances provoquent les plaintes des habitants de la région, a été organisée par le député Élie Aoun à son bureau à Damour. La fermeture et la réhabilitation de ce site, qui cause des problèmes écologiques, ont été décrites comme étant une question urgente par les participants à cette réunion, les ministres Michel Moussa, Marouan Hamadé, Fouad Saad, les députés Akram Chehayeb (président de la commission parlementaire de l’Environnement), Salah Honein, Abdallah Farhat, Antoine Ghanem, Bassem Sabeh, Georges Dib Nehmé, le responsable du Parti socialiste progressiste (PSP) au Chouf, Nasser Zeidane, le Rassemblement pour la fermeture de la décharge de Naamé et des représentants de conseils municipaux et d’ONG. «L’opposition populaire contre le maintien du dépotoir ira croissant», a assuré Bassam Kantar, parlant au nom du Rassemblement, un mouvement créé pour organiser une résistance aux nuisances causées aux populations locales par cette décharge «mal gérée» selon eux. «La décharge avait été créée pour résoudre nos problèmes, mais elle constitue aujourd’hui un danger environnemental et sanitaire», a considéré M. Aoun. Pour sa part, M. Moussa, ministre de l’Environnement, a appelé à «la coordination entre les institutions en vue de régler les problèmes écologiques. Les solutions doivent s’avérer globales et nationales, et être renforcées par les législations appropriées», a-t-il ajouté. M. Moussa a précisé qu’«une réunion à ce sujet avec le Premier ministre a été arrangée par la commission parlementaire de l’Environnement, qui comprendra également des représentants du ministère de l’Intérieur et du Conseil de développement et de reconstruction». Il a par ailleurs fait référence au «décret concernant le traitement des déchets hospitaliers qui a été soumis récemment au Conseil des ministres». Le ministre Hamadé a suggéré plusieurs solutions au problème, dont la fermeture de la décharge avant l’été et l’ouverture de nouveaux sites qui seront opérationnels dans différentes régions (à raison de cinq ans dans chaque localité), à condition qu’un plan précis de réhabilitation de la décharge et un calendrier soient mis en place dès le début. M. Hamadé a également proposé que des indemnités soient payées aux municipalités de Naamé et des villages lésés, et que des mesures propices à la construction de jardins publics soient prises M. Chehayeb, quant à lui, s’est élevé contre «le travail qui se fait à la décharge de Naamé sans aucun contrôle. 1 800 tonnes des ordures de Beyrouth et du Mont-Liban arrivent à la décharge, d’où la nécessité de fermer le site et de trouver des alternatives, notamment des solutions scientifiquement fiables au problème», a-t-il dit. Il a rappelé que «la décision d’ouvrir cette décharge à Naamé était une décision politique qui avait soulevé la controverse au sein du précédent gouvernement». Enfin, M. Zeidane a affirmé que le PSP «appuie les habitants dans leurs revendications concernant la fermeture de la décharge».
Une rencontre-débat sur la décharge «sanitaire» de Naamé (au sud de Beyrouth), dont les nuisances provoquent les plaintes des habitants de la région, a été organisée par le député Élie Aoun à son bureau à Damour. La fermeture et la réhabilitation de ce site, qui cause des problèmes écologiques, ont été décrites comme étant une question urgente par les participants à cette réunion, les ministres Michel Moussa, Marouan Hamadé, Fouad Saad, les députés Akram Chehayeb (président de la commission parlementaire de l’Environnement), Salah Honein, Abdallah Farhat, Antoine Ghanem, Bassem Sabeh, Georges Dib Nehmé, le responsable du Parti socialiste progressiste (PSP) au Chouf, Nasser Zeidane, le Rassemblement pour la fermeture de la décharge de Naamé et des représentants de conseils municipaux et d’ONG. ...
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