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Actualités - Chronologie

CINÉMA - Ron Howard, enfant star puis réalisateur (photo)

L’ancienne star de la série télévisée «Happy Days», l’Américain Ron Howard, prouvait depuis quelques années déjà ses talents de réalisateur touche-à-tout, finalement salués dimanche par Hollywood qui lui a décerné deux Oscars, du meilleur réalisateur et du meilleur film pour «A Beautiful Mind». Souvent acclamé par la critique pour ses quelque 15 films, qui ont engrangé plus d’un milliard de dollars de recettes au cours des deux dernières décennies, il était en effet snobé par Hollywood et traînait la réputation d’y être le réalisateur le moins reconnu de la place. Dimanche, il a décroché deux Oscars et réalisé son rêve d’enfance : devenir un cinéaste reconnu par ses pairs. L’adolescent au visage poupin saupoudré de taches de rousseur n’en était pas à son premier rôle : à l’âge de 6 ans, Ron Howard était déjà une petite star. Né dans l’État de l’Oklahoma (sud des États-Unis) en 1954 de parents comédiens, Ron Howard a décroché son premier rôle à 18 mois. Il a enchaîné sur une multitude de rôles à la télévision et au cinéma, alors que l’Amérique le voyait grandir, grâce, notamment, à sa participation dans la série The Andy Griffith Show. Jeune adulte, Ron Howard triomphe dans le film de George Lucas American Graffiti (1973), qui le propulse au rang de star de Hollywood, avant de contribuer l’année suivante au succès de la série Happy Days, qui a duré six ans. Mais le jeune homme rêvait déjà de faire autre chose : «Ce que je veux vraiment faire, c’est diriger», disait-il à l’époque à ses collègues. Il saisit sa chance en 1977 lorsque le producteur Roger Corman lui demande de réaliser une suite au film à succès pour les adolescents, Grand Theft Auto. En 1980, Ron Howard quitte définitivement Happy Days et le métier de comédien pour se consacrer à la réalisation. «Une fois que je suis devenu directeur, c’était une telle révolution dans ma vie et dans l’esprit des gens que je n’ai pas voulu mêler les deux» métiers, a-t-il confié récemment. Parmi les films qu’il a réalisés figurent notamment Splash (1984) avec Daryl Hannah et Tom Hanks, Cocoon (1985) ou Willow (1988). Mais c’est Apollo 13, en 1995, un film salué pour sa précision et ses effets spéciaux, qui l’a véritablement fait décoller. Le film a dégagé 334 millions de dollars de recettes. Depuis, la récompense se faisait attendre. A Beautiful Mind, qui brosse le portrait d’un mathématicien génial, John Forbes Nash, prix Nobel d’économie et schizophrène, a tout changé. «Il était temps qu’un réalisateur du calibre de Ron Howard soit reconnu par l’industrie à laquelle il a tant contribué», a souligné un expert, Tom O’Neil.
L’ancienne star de la série télévisée «Happy Days», l’Américain Ron Howard, prouvait depuis quelques années déjà ses talents de réalisateur touche-à-tout, finalement salués dimanche par Hollywood qui lui a décerné deux Oscars, du meilleur réalisateur et du meilleur film pour «A Beautiful Mind». Souvent acclamé par la critique pour ses quelque 15 films, qui ont engrangé plus d’un milliard de dollars de recettes au cours des deux dernières décennies, il était en effet snobé par Hollywood et traînait la réputation d’y être le réalisateur le moins reconnu de la place. Dimanche, il a décroché deux Oscars et réalisé son rêve d’enfance : devenir un cinéaste reconnu par ses pairs. L’adolescent au visage poupin saupoudré de taches de rousseur n’en était pas à son premier rôle : à l’âge de 6...