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Actualités - Reportage

Sante Decollement de la rétine Une urgence ophtalmologique (photo)

Une minuscule pellicule, excessivement sensible, s’avère capable de capter et de décrypter les signaux lumineux transmis au cerveau par l’intermédiaire du nerf optique. Cette merveille miniaturisée constitue un des outils les plus précieux du corps humain : la rétine. Des plus vulnérables aussi puisqu’en se décollant, elle entraîne un processus qui représente un risque majeur de cécité. En examinant le fond de l’œil, l’ophtalmologue peut détecter des signaux annonciateurs du décollement rétinien et intervenir à temps, évitant ainsi au sujet l’issue fatale de cette anomalie. Le décollement de la rétine est le résultat d’un dédoublement des membranes de l’œil se produisant entre la rétine visuelle et l’épithélium pigmentaire. Cet accident peut être idiopathique (constitutionnel) ou accidentel mais aussi provoqué par une maladie oculaire, ce qui définit un «décollement rétinien secondaire». Mais les décollements idiopathiques sont de loin les plus fréquents. Dans la majorité des cas, la survenue du décollement de la rétine se produit graduellement, donnant le temps à l’ophtalmologue d’intervenir pour arrêter le processus morbide. D’où le conseil de faire surveiller régulièrement ses yeux par un spécialiste, surtout si on dénombre des cas de décollement rétinien dans sa proche famille. À ses débuts, en effet, le décollement peut être traité efficacement par photocoagulation, au laser, évitant ainsi l’épanchement du liquide infiltré sous la rétine. Un phénomène en plusieurs étapes Le décollement de la rétine n’est pas un phénomène foudroyant. Il survient en étapes. D’abord le vitré, ce gel liquide qui remplit la cavité oculaire se décolle, s’affaisse, entraînant parfois de petites parcelles de la rétine. Le sujet a la sensation de percevoir des «mouches volantes». Il arrive même que de minuscules déchirures surviennent, ce qui se traduit par des éclairs lumineux dans le champ visuel ou encore par une «pluie de suie» traduisant le saignement éventuel de la rétine. Il est possible encore à ce stade d’éviter le décollement de la rétine, à condition de consulter d’urgence un ophtalmologue. Autrement, le vitré s’infiltre entre la paroi de l’œil et la rétine. Sur le champ visuel apparaît alors dans une de ces parties un voile noir. Quand la partie centrale de la rétine (macula) est atteinte, la personne commence à voir moins bien. Le degré ultime du processus est atteint lorsque la partie centrale de la rétine est lésée... Cela ne provoque ni douleur ni altération apparente de l’œil. Les symptômes restent donc uniquement fonctionnels, visuels. Les sujets vulnérables Fréquente relativement entre 50 et 65 ans, cette affection marque une prédilection pour les opérés de la cataracte et les personnes très myopes qui paraissent ainsi les plus vulnérables. Mais le décollement rétinien comme la rétraction du vitré peuvent survenir également à la suite d’un traumatisme oculaire (accident de sport, coup sur l’œil, bouchon de bouteille qui saute, etc.). Il peut aussi dans certains cas être dû à une maladie dégénérative ou à une tumeur oculaire. Intervention et laser Que propose l’ophtalmologie actuelle comme traitement du décollement de la rétine? En premier, un simple examen du fond de l’œil à l’aide de lentilles optiques pour évaluer la situation et poser le diagnostic. Mais si la déchirure a provoqué un saignement, il est impossible de visualiser la situation. On a donc recours à l’échographie, éventuellement sous anesthésie locale. Sous microscope, le chirurgien sonde de l’extérieur, à l’aide d’un matériel miniaturisé spécial, la ou les déchirures. Il ponctionne par la suite le liquide infiltré sous la rétine. Pour terminer, il cicatrise les bords de la déchirure (par laser ou cryothérapie). Une opération bien plus complexe est nécessaire en cas de lésion plus étendue ou hémorragique. Il s’agit alors de retirer le vitré, le remplaçant, temporairement, par d’autres substances qui imposent des mesures particulières (traitement plus long, prescription d’antalgiques, d’anti-inflammatoires et d’antibiotiques sous forme de collyres, interdiction de voyages en avion, repos au lit ou en position précise). Dans tous les cas, le contrôle post-opératoire est très important. Le succès «anatomique», c’est-à-dire la reprise de la fonction rétinienne, est évalué à 90% environ. Mais il faut préciser que tout dépend de l’ampleur du décollement, cause première de cette pathologie. À savoir, quand la rétine n’est pas encore décollée, la photocoagulation au laser permet de circonscrire la déchirure. D’où l’intérêt majeur de consultation précoce dès les premiers troubles de la vision.
Une minuscule pellicule, excessivement sensible, s’avère capable de capter et de décrypter les signaux lumineux transmis au cerveau par l’intermédiaire du nerf optique. Cette merveille miniaturisée constitue un des outils les plus précieux du corps humain : la rétine. Des plus vulnérables aussi puisqu’en se décollant, elle entraîne un processus qui représente un risque majeur de cécité. En examinant le fond de l’œil, l’ophtalmologue peut détecter des signaux annonciateurs du décollement rétinien et intervenir à temps, évitant ainsi au sujet l’issue fatale de cette anomalie. Le décollement de la rétine est le résultat d’un dédoublement des membranes de l’œil se produisant entre la rétine visuelle et l’épithélium pigmentaire. Cet accident peut être idiopathique (constitutionnel) ou accidentel...