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Actualités - Reportage

Qui est spasmophile?(PHOTO)

Le mot «spasme», qui vient du grec et signifie «contraction involontaire», à lui seul dérange en évoquant une réaction qui échappe au contrôle et à la volonté de la personne. La spasmophilie qui dérive de ce terme désigne un état trahissant la tendance fréquente aux spasmes. Sans être «une maladie», elle désigne un état d’hyperexcitabilité nerveuse et musculaire qui, dans la vie quotidienne, devient un handicap autant dans la vie privée que professionnelle et sociale. Les femmes sont plus nombreuses à souffrir de ce mal gênant plus que grave, même si parfois, chez certains individus, les troubles deviennent spectaculaires (tremblements, évanouissements, etc.). Des traitements personnalisés réussissent, dans la majorité des cas, d’en venir à bout. La spasmophilie n’est pas une maladie mais un état caractérisé par une hyperexcitabilité neuromusculaire. Les nerfs et les muscles du spasmophile sont enclins à réagir en permanence. Son système neurovégétatif, impliqué dans les grandes fonctions, telles que la respiration ou la digestion, produit un influx nerveux excédentaire. De véritables décharges électriques sont propulsées en permanence dans tout le système musculaire. En médecine, une centaine de signes permettent de reconnaître «l’état» spasmophile. Dans la majorité des cas, les personnes atteintes ressentent des tremblements, des fourmillements au bout des doigts, une boule dans la gorge par contraction des muscles du pharynx. Elles se plaignent fréquemment d’avoir la paupière «qui saute», des crampes aux muscles ou à l’estomac, des douleurs aux intestins... Sans avoir des problèmes cardiaques, elles ressentent un serrement à la poitrine mais il arrive que certaines d’entre elles aient de véritables crises d’où elles ressortent abattues et exténuées. Ces crises sont le résultat, comme mentionné déjà, d’un excès de décharges électriques, souvent déclenchées par un chagrin, de la colère, le stress, une frayeur. Bref, toute émotion forte peut déclencher une crise, dont le malaise éprouvé chez certains sujets peut aller jusqu’à l’évanouissement. Angoissantes et épuisantes, ces crises se résorbent, toutefois, spontanément au cours de la vie... Les femmes plus nombreuses Les femmes sont plus nombreuses à souffrir de spasmophilie sans que les hommes en soient toutefois épargnés. Les soucis professionnels alourdis par des problèmes familiaux expliquent sans doute la raison pour laquelle les cas de spasmophilie se sont sensiblement multipliés... La source du mal D’où viennent ces troubles? Le stress est sans doute le premier responsable de la spasmophilie. Mais le manque de magnésium, qui joue le rôle de régulateur du système nerveux, peut engendrer une grande fragilité psychique propice à ce mal. Les troubles sont le plus souvent bénins et réversibles spontanément. Mais ils peuvent parfois révéler des états pathologiques plus sérieux (dérèglement de la thyroïde, hypertension, arythmie cardiaque, dépression). Le signe particulier permettant d’orienter le diagnostic c’est «le signe de Chvostek»: une contraction de la lèvre supérieure déclenchée par la percussion du marteau à réflexes sur la joue. Cependant ce signe, considéré longtemps comme typique de la spasmophilie, peut exister, d’après des études récentes, chez des individus qui en sont exempts de cette maladie. Ce qui rend encore plus difficile et délicat le diagnostic de la spasmophilie... En fait, aucun examen ne permet de diagnostiquer ou d’affirmer à coups sûr la présence de cette maladie. Le dosage sanguin du magnésium ne peut être concluant, le plasma sanguin ne contenant que 1% du capital organique en magnésium, le reste étant contenu essentiellement dans l’ossature, ce qui rend d’ailleurs son dosage très difficile. On peut ainsi avoir un taux de magnésium «normal» dans le sang et être spasmophile avéré. Quels traitements ? Quand doit-on consulter un médecin? La logique dicte de le faire dès que les symptômes deviennent gênants. Pourtant bon nombre de personnes, autant dans le passé qu’à présent, traitent leurs symptômes par le mépris ou bien se résignent à vivre avec, tant qu’elles ne sont pas trop gênées par ces diverses manifestations. Pourtant l’état d’un spasmophile peut s’améliorer par le traitement en évitant ainsi les crises qui gâchent sa vie. Malheureusement, il n’existe pas de traitement unique de la spasmophilie. Souvent plusieurs moyens doivent être associés, diverses solutions combinées pour en venir à bout. Selon le cas, les médecins appliquent la voie thérapeutique «sur-mesure» susceptible de soulager le patient. En attendant «le» remède miracle qui guérirait cette maladie «qui n’en est pas une». Ce qui ne l’empêche nullement de torturer ses victimes autant, sinon plus que quelques-unes d’entre elles réunies...
Le mot «spasme», qui vient du grec et signifie «contraction involontaire», à lui seul dérange en évoquant une réaction qui échappe au contrôle et à la volonté de la personne. La spasmophilie qui dérive de ce terme désigne un état trahissant la tendance fréquente aux spasmes. Sans être «une maladie», elle désigne un état d’hyperexcitabilité nerveuse et musculaire qui, dans la vie quotidienne, devient un handicap autant dans la vie privée que professionnelle et sociale. Les femmes sont plus nombreuses à souffrir de ce mal gênant plus que grave, même si parfois, chez certains individus, les troubles deviennent spectaculaires (tremblements, évanouissements, etc.). Des traitements personnalisés réussissent, dans la majorité des cas, d’en venir à bout. La spasmophilie n’est pas une maladie mais un état...