Contre toute attente, la deuxième étape de la course cycliste Paris-Nice s’est achevée hier sur un sprint massif remporté par Robbie McEwen (Lotto-Adecco). Au terme des 170 km entre Moulin et Belleville-sur-Saône, l’Australien a facilement réglé l’Italien Alessandro Petacchi (Fassa Bortolo) qui conserve néanmoins son maillot jaune et blanc de leader, et l’Estonien Jaan Kirsipuu. Le déroulement de cette étape a été si surprenant que, déjà, des voix s’élèvent du peloton pour stigmatiser des comportements surprenants. Dès le quatorzième kilomètre, le Français Stéphane Augé a profité du village portant le joli nom de Chapeau pour attaquer et essayer d’apporter un peu de bonheur à sa formation Jean-Delatour accablée par les blessures touchant huit de ses coureurs. Malgré le renfort rapide de deux Belges, Paul Van Hyfte (Lotto-Adecco) et Glenn D’Hollander (Lotto-Adecco), il était évident que cette échappée ne pourrait jamais aller à son terme. En effet, six des équipiers d’Alessandro Petacchi ont maintenu un rythme rapide pendant une centaine de kilomètres avant d’accélérer encore dans les premiers cols du Beaujolais. Augé d’abord, ses deux compagnons de route belges ensuite, ont baissé les armes dans les cols des Écorbans, à 45,5 kilomètres de la ligne d’arrivée. Sans que les coureurs de la Fassa Bortolo, hormis Denis Zanette, ne montrent le moindre signe d’essoufflement. Plus étonnant encore était le comportement de Dario Frigo (Tacconi-Vini Caldirola), vainqueur de Paris-Nice l’an dernier mais suspendu depuis neuf mois après son exclusion du Tour d’Italie. Jalabert agacé Parmi les meilleurs classés du prologue, noté dans la seule échappée la veille, Frigo a encore fait preuve d’une grande aisance, provoquant le commentaire agacé de quelques coureurs et notamment de Laurent Jalabert. «Je suis déboussolé, assure le Français, Frigo n’a pas disputé une compétition depuis presque un an et il nous flingue dans les bosses...». La moue de l’ancien numéro un mondial était aussi significative que ces propos. Pour autant, les temps changent puisque, désormais, les coureurs n’hésitent pas à faire part de leurs suspicions. Si Frigo a attaqué, il n’est pas le seul à l’avoir fait dans le final puisque Jo Planckaert (Cofidis) et les Espagnols Luis Perez (Team Coast) et Alberto Martinez (Euskaltel) se sont également projetés à l’avant, dans la dernière difficulté. Avant d’être repris par le peloton, très étiré, à moins de cinq kilomètres du but. Le sprint a ensuite été lancé très rapidement par l’Italien Balducci, rapidement défaillant et contraignant Petacchi à prendre ses responsabilités à trois cents mètres de la ligne. Robbie McEwen, troisième la veille, n’eut aucune peine à déborder le leader de Paris-Nice pour remporter sa huitième victoire de la saison, la quarante-troisième de sa carrière, débutée en 1996. Il s’agit pour McEwen, à 30 ans, d’une des plus belles victoires même si son sprint victorieux sur les Champs-Élysées, à l’arrivée du Tour 2000, reste le fait marquant de son histoire. «Je ne pense pas être aujourd’hui le plus rapide sprinteur du monde, personne ne peut le prétendre cette année, assure-t-il. J’étais aussi fort en 2001 mais deux chutes m’ont beaucoup perturbé». Aujourd’hui, la troisième étape de Paris-Nice se déroulera autour de Saint-Étienne, l’étape de 147,5 kilomètres empruntera les difficiles cols de l’Œillon, du Planil et de la Croix de Chaubouret.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Contre toute attente, la deuxième étape de la course cycliste Paris-Nice s’est achevée hier sur un sprint massif remporté par Robbie McEwen (Lotto-Adecco). Au terme des 170 km entre Moulin et Belleville-sur-Saône, l’Australien a facilement réglé l’Italien Alessandro Petacchi (Fassa Bortolo) qui conserve néanmoins son maillot jaune et blanc de leader, et l’Estonien Jaan Kirsipuu. Le déroulement de cette étape a été si surprenant que, déjà, des voix s’élèvent du peloton pour stigmatiser des comportements surprenants. Dès le quatorzième kilomètre, le Français Stéphane Augé a profité du village portant le joli nom de Chapeau pour attaquer et essayer d’apporter un peu de bonheur à sa formation Jean-Delatour accablée par les blessures touchant huit de ses coureurs. Malgré le renfort rapide de deux Belges,...