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Actualités - Chronologie

Arafat à la petite Kim : « Oui à la paix »(PHOTO)

Ariel Sharon ne parle plus à Yasser Arafat, mais cela n’a pas empêché une jeune Israélienne d’écrire une lettre au dirigeant palestinien... et de se voir promettre en retour qu’il rechercherait la paix. «Faites la paix avec nous, s’il vous plaît. Cela serait bien pour vous parce qu’on deviendrait bons amis», a écrit Kim Teldan, en hébreu, sur une simple feuille blanche. «Répondez-moi», a-t-elle ordonné, ajoutant à sa missive un dessin représentant deux drapeaux israélien et palestinien, en forme de mains tendues l’une vers l’autre. Et Arafat a obtempéré, deux jours plus tard. La lettre lui était parvenue par le biais d’intermédiaires israéliens, qui la lui ont remise dans son bureau de Ramallah, en Cisjordanie, où le dirigeant palestinien était confiné depuis décembre. «Je t’envoie mon amour, à toi et à l’innocence que tu représentes, et que représentent les enfants comme toi, qu’ils soient palestiniens ou israéliens», a écrit Arafat, en arabe et en anglais. «Je te promets d’œuvrer et de continuer à œuvrer inlassablement, sans répit, en faveur de la paix entre les peuples palestinien et israélien». «Je vous adresse mes meilleurs vœux, à toi et à ta gentille famille», a-t-il écrit à la main, au-dessus de sa signature. Plusieurs centaines d’enfants ont été tués depuis le début, en septembre 2000, de la seconde intifada palestinienne, qui a fait plus de 1 400 morts, pour les trois quarts des Palestiniens. La mère de Kim Teldan, Lily, a expliqué que sa fille, ressentant l’inquiétude suscitée en Israël par une vague d’attentats meurtriers, avait décidé de son propre chef de prendre la plume, mardi dernier. «C’est un enfant très intelligent – elle vient de sauter une classe – et elle s’intéresse beaucoup à ce qui se passe dans le monde», a ajouté Lily, interrogée à son domicile de Beercheba, dans le sud d’Israël. «Quand la paix aura été conclue avec les Palestiniens, elle n’a qu’une hâte, c’est que s’ouvrent des négociations avec la Syrie». «Mais en vérité c’est parce qu’elle ressentait la peur inspirée par tous ces attentats, par ce bain de sang, que Kim a voulu faire quelque chose qui puisse contribuer à faire cesser tout cela», a expliqué sa mère. Jacky Hugi, un journaliste spécialisé dans les affaires arabes au sein du journal Maariv, s’est dit touché par la démarche de cette famille, qui lui a demandé de servir d’intermédiaire avec Arafat. «Ce qui m’a touché, c’est qu’une petite fille puisse avoir une telle initiative», a-t-il dit. «Et le fait qu’Arafat ait pris le temps de lui répondre alors qu’il subit une pression militaire est remarquable, même si bien entendu il en tire également un profit médiatique», a-t-il ajouté. Il a ajouté que Maariv avait initialement prévu de publier les lettres dimanche, mais qu’il avait décidé de reporter leur publication à lundi, en raison du déchaînement des violences de ce week-end. Pour sa part, Lily Teldan ne se fait aucune illusion quant à la portée de cet échange de lettres. «Si ça peut aider à apporter la paix, c’est très bien», a-t-elle dit. «Mais si ce n’est pas le cas, au moins ma fille aura pu exprimer ses sentiments». Quant à la petite Kim, il n’a pas été possible d’obtenir son avis sur le sujet : sa mère a expliqué que le marchand de sable était passé.
Ariel Sharon ne parle plus à Yasser Arafat, mais cela n’a pas empêché une jeune Israélienne d’écrire une lettre au dirigeant palestinien... et de se voir promettre en retour qu’il rechercherait la paix. «Faites la paix avec nous, s’il vous plaît. Cela serait bien pour vous parce qu’on deviendrait bons amis», a écrit Kim Teldan, en hébreu, sur une simple feuille blanche. «Répondez-moi», a-t-elle ordonné, ajoutant à sa missive un dessin représentant deux drapeaux israélien et palestinien, en forme de mains tendues l’une vers l’autre. Et Arafat a obtempéré, deux jours plus tard. La lettre lui était parvenue par le biais d’intermédiaires israéliens, qui la lui ont remise dans son bureau de Ramallah, en Cisjordanie, où le dirigeant palestinien était confiné depuis décembre. «Je t’envoie mon amour,...