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Sauber, le « petit » qui fait peur(PHOTO)

De Michael Schumacher à Frank Williams, ils sont plusieurs à craindre l’écurie Sauber à l’aube du championnat du monde de Formule 1. Un budget étriqué, pas de partenariat avec un constructeur, Peter Sauber réussit néanmoins le tour de force d’inquiéter les «grands», Ferrari, McLaren-Mercedes et Williams-BMW. Ce que de «grosses cylindrées» ne sont pas encore parvenues à faire. L’an passé, la petite structure helvétique a surpris en venant se placer dans le sillage du «trio infernal». Cette saison, Sauber et son moteur Ferrari client, champion du monde en titre, pourraient bien confirmer cette arrivée dans la cour des grands. «Non seulement cette équipe a réalisé un très beau championnat en 2001, mais c’est elle qui a effectué les plus gros progrès cet hiver, remarque Michael Schumacher. Je me demande même si, sur certains circuits, je ne me retrouverai pas à la lutte avec une Sauber pour la victoire». Rien que cela ! La nouvelle Sauber, la C21, est en effet le prolongement de sa devancière, déjà très performante, juste un peu plus fine. «Le travail a surtout porté sur l’équilibre aérodynamique afin d’en améliorer l’efficacité avec un centre de gravité plus bas et un poids revu à la baisse», explique Willy Rampf, le directeur technique. Soutenu par le Crédit Suisse, Peter Sauber construit patiemment l’avenir financier de son écurie, comme il continue de parier sur la jeunesse pour les pilotes. « Patience et longueur de temps... » En 2001, le patron avait fait confiance à un jeune Finlandais inconnu, dont la carrière ne s’ornait que de trente-trois départs en Formule Renault britannique, Kimi Raikkonen (22 ans), pour faire équipe avec Nick Heidfeld (25 ans). Sauber n’a eu qu’à se féliciter de son choix. Raikkonen parti chez... McLaren-Mercedes en remplacement de Mika Hakkinen, le patron a déniché cette fois un Brésilien, Felipe Massa (21 ans le 25 avril prochain). Si ce dernier promet, certains le comparant déjà à d’illustres compatriotes, Ayrton Senna ou Nelson Piquet, Massa doit, comme son prédécesseur finlandais, s’aguerrir aux luttes de la F1. Nick Heidfeld, en revanche, semble être capable d’aider Sauber à franchir encore une étape. Au sortir d’un titre en F3000, Heidfeld avait vécu une première saison cauchemardesque dans une équipe Prost Grand Prix déjà en plein naufrage. L’an passé, le jeune Allemand réalisait une saison pleine et pensait que, en pur produit Mercedes, il serait naturellement désigné à la place de Hakkinen chez McLaren. D’où une immense déception face à la titularisation de Raikkonen. Et peut-être une source de motivation supplémentaire. Peter Sauber peut nourrir de nouvelles et réelles ambitions. Depuis ses débuts en F1 le 14 mars 1993 en Afrique du Sud, l’écurie helvétique n’a jamais défrayé la chronique. Comme Sauber n’a jamais, contrairement à d’autres, voulu vivre au-dessus de ses moyens, brûler les étapes. «Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage». Du côté d’Hinwill, cet adage de La Fontaine a toujours été appliqué à la lettre pour arriver aujourd’hui aux portes du sommet.
De Michael Schumacher à Frank Williams, ils sont plusieurs à craindre l’écurie Sauber à l’aube du championnat du monde de Formule 1. Un budget étriqué, pas de partenariat avec un constructeur, Peter Sauber réussit néanmoins le tour de force d’inquiéter les «grands», Ferrari, McLaren-Mercedes et Williams-BMW. Ce que de «grosses cylindrées» ne sont pas encore parvenues à faire. L’an passé, la petite structure helvétique a surpris en venant se placer dans le sillage du «trio infernal». Cette saison, Sauber et son moteur Ferrari client, champion du monde en titre, pourraient bien confirmer cette arrivée dans la cour des grands. «Non seulement cette équipe a réalisé un très beau championnat en 2001, mais c’est elle qui a effectué les plus gros progrès cet hiver, remarque Michael Schumacher. Je me demande...