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Actualités - Analyse

Le juge de l’affaire Elf aurait subi des « pressions »

«Il y a eu un nombre d’incidents incalculables : mon bureau cambriolé, mon ordinateur visité, le domicile de mon greffier cambriolé, mon domicile (là où j’habitais avec mon fils) cambriolé, des surveillances devant mon domicile avant que je ne le quitte, et j’en passe», a-t-elle raconté sur RTL. Elle a cependant précisé n’avoir «jamais» subi de pressions politiques directes. Avec Renaud Van Ruymbeke, cette magistrate a achevé lundi l’enquête sur Elf, où 42 personnes ont été mises en examen et où des détournements de plusieurs centaines de millions d’euros ont été mis au jour. «Je suis satisfaite, je suis fière d’être arrivée au bout et d’avoir tenu mes promesses», a-t-elle dit, repoussant les critiques adressées à ses méthodes. «Je suis très inquiète quand je vois qu’on arrive à présenter le juge comme étant l’ennemi de la société et le danger (...) La tentation est toujours extrêmement grande de vouloir mettre le couvercle sur la découverte et la façon de la faire, c’est justement de dire que ce sont les juges le problème», a-t-elle estimé. Elle a estimé «non plausible» que le retour en France de l’ex-élu RPR Didier Schuller, mardi dernier, ait été organisé politiquement, comme le pense le RPR. Elle a aussi exprimé son soutien au juge Éric Halphen, qui a annoncé sa mise en disponibilité de la magistrature après avoir expliqué qu’on avait fait obstacle à ses recherches. «C’est la démonstration que, tout seul, on ne peut pas faire face, on ne peut pas résister tout seul à ces manipulations, à ces pressions permanentes», a-t-elle estimé. Éva Joly, une Norvégienne naturalisée Française, a confirmé qu’elle n’excluait pas de changer de métier prochainement, sans préciser cependant la date de son départ. «Je m’autorise le changement, je m’autorise à arbitrer dans les propositions que je solliciterai dans mon propre intérêt», a-t-elle expliqué.
«Il y a eu un nombre d’incidents incalculables : mon bureau cambriolé, mon ordinateur visité, le domicile de mon greffier cambriolé, mon domicile (là où j’habitais avec mon fils) cambriolé, des surveillances devant mon domicile avant que je ne le quitte, et j’en passe», a-t-elle raconté sur RTL. Elle a cependant précisé n’avoir «jamais» subi de pressions politiques directes. Avec Renaud Van Ruymbeke, cette magistrate a achevé lundi l’enquête sur Elf, où 42 personnes ont été mises en examen et où des détournements de plusieurs centaines de millions d’euros ont été mis au jour. «Je suis satisfaite, je suis fière d’être arrivée au bout et d’avoir tenu mes promesses», a-t-elle dit, repoussant les critiques adressées à ses méthodes. «Je suis très inquiète quand je vois qu’on arrive à...