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Actualités - Opinion

Hommage Arrêt sur image

Dans la dédicace en préambule de mon livre : La télé, quelle histoire !, j’écrivais : «À Wissam Ezzedine, qui, lui, sait que la télévision c’est sa vie». Wissam a invité la télé au Liban et m’a permis de faire de la télévision, ma seconde nature. «J’ai vu une émission aux USA qui s’appelle Let’s Have a Party, me dit-il un jour. On va ramasser tous les teen-agers qui sont au Saint-Georges et on va les faire danser». J’inventais ainsi ma première émission de télé, qui perdure encore dans la mémoire des gens de ma génération et moins. Il m’a appris l’amitié. Il m’a appris le courage d’aller de l’avant. Il m’a appris à improviser quand un producteur de programmes faisait défaut et qu’il fallait trouver quelque chose pour remplacer le direct. Il m’a appris son sourire charmeur et désarmant, sa joie de vivre contagieuse et magnifique. Il m’a appris la pugnacité, la persévérance, la furie de se prouver, la folie de prouver ses raisons, sa raison d’être, sa lutte, ses combats contre d’innommables moulins à vent mais qu’il a fini par juguler, asservir et faire tourner au gré de son mistral. Il m’a appris la télévision. Et comment aimer la télévision. Son témoignage en direct le 28 février 2001, quand Télé-Liban fermait ses portes (le lendemain), est dans toutes les mémoires. Cette télévision qu’il avait créée mourait il y a un an. Presque jour pour jour. Wissam est-il mort ? Je ne crois pas. La télé garde vivant. Il y a arrêt sur image, peut-être. Peut-on faire un rewind SVP, Père Éternel ? Jean-Claude BOULOS
Dans la dédicace en préambule de mon livre : La télé, quelle histoire !, j’écrivais : «À Wissam Ezzedine, qui, lui, sait que la télévision c’est sa vie». Wissam a invité la télé au Liban et m’a permis de faire de la télévision, ma seconde nature. «J’ai vu une émission aux USA qui s’appelle Let’s Have a Party, me dit-il un jour. On va ramasser tous les teen-agers qui sont au Saint-Georges et on va les faire danser». J’inventais ainsi ma première émission de télé, qui perdure encore dans la mémoire des gens de ma génération et moins. Il m’a appris l’amitié. Il m’a appris le courage d’aller de l’avant. Il m’a appris à improviser quand un producteur de programmes faisait défaut et qu’il fallait trouver quelque chose pour remplacer le direct. Il m’a appris son sourire charmeur et...