Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportage

CORRESPONDANCE Le look Karzaï à l’honneur(photos)

WASHINGTON-Irène MOSALLI «Il aurait le sex-appeal de Sean Connery plutôt que celui de Donald Rumsfeld, le secrétaire américain à la Défense. Et sa personnalité dégage un intellectualisme à la Ben Kingsley. Alors que l’on voit bien son collègue et acolyte engageant un dialogue peaufiné et lourd de sous-entendu dans une pièce de théâtre de David Mamet». C’est ainsi que les médias ont perçu deux hommes de l’heure venus pourtant à Washington discuter d’affaires d’État. Il s’agit de Hamid Karzaï, le chef du gouvernement intérimaire afghan, et de son ministres des Affaires étrangères, le Dr Abdallah Abdallah. Avec sa belle allure, ses tenues étudiées, ses traits bien marqués, sa barbe sel et poivre impeccablement taillée, le premier projette une image qui a fait pâlir plus d’un spécialiste en communication. Ce n’est pas tout, le caractère de sa garde-robe n’a pas échappé au regard connaisseur et scrutateur d’un Tom Ford et d’un John Bartlett, qui ont admiré les nuances émeraude du manteau flottant qu’il a arboré aux États-Unis. Et ce look si alluré !... Cela pour le décorum. Quant au choix des divers éléments, il répondrait, du point de vue sociologique à un désir de réunification. Mohammad Bachir, un spécialiste de l’Afghanistan de l’Université du Nebraska, l’explique ainsi. Né à Kandahar (sud du pays) d’un père chef d’une importante tribu pachtoune, Hamid Karzaï adopte les règles de base vestimentaires de ce clan: chemise à col officier et pantalon fluide. Il emprunte au Nord le traditionnel manteau appelé «chapan», qui parfois a des manches longues et qui parfois est taillé comme une cape. Les plus beaux sont faits en soie richement brodée. Son chapeau, le «karuku», en peau d’agneau, est également du Nord. Pour l’apparence, Karzaï est un Afghan mi-sudiste mi-Alliance du Nord. Il se veut aussi leader moderne, lui qui a longtemps été cosmopolite après avoir étudié en Inde, séjourné aux États-Unis et maîtrisé six langues. Témoin, sa veste noire, de griffe européenne. Le Dr Abdallah Abdallah, ancien leader de l’Alliance du Nord et aujourd’hui donc ministre des Affaires étrangères, a opté, lui, pour les stricts complets-vestons et pour une note fantaisiste pour ses cravates et pochettes assorties. L’alliance de la dignité et du panache. Deux images structurées dérivant d’une volonté d’édifier et d’agencer ce qui a été dissolu.
WASHINGTON-Irène MOSALLI «Il aurait le sex-appeal de Sean Connery plutôt que celui de Donald Rumsfeld, le secrétaire américain à la Défense. Et sa personnalité dégage un intellectualisme à la Ben Kingsley. Alors que l’on voit bien son collègue et acolyte engageant un dialogue peaufiné et lourd de sous-entendu dans une pièce de théâtre de David Mamet». C’est ainsi que les médias ont perçu deux hommes de l’heure venus pourtant à Washington discuter d’affaires d’État. Il s’agit de Hamid Karzaï, le chef du gouvernement intérimaire afghan, et de son ministres des Affaires étrangères, le Dr Abdallah Abdallah. Avec sa belle allure, ses tenues étudiées, ses traits bien marqués, sa barbe sel et poivre impeccablement taillée, le premier projette une image qui a fait pâlir plus d’un spécialiste en...