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Actualités - Chronologie

Le Hezbollah critique Arafat dans l’affaire du « Karine A »

Le Hezbollah a critiqué hier le président palestinien Yasser Arafat pour l’avoir «impliqué» dans l’affaire du cargo d’armes Karine A arraisonné début janvier par Israël. «Si M. Yasser Arafat a le droit de se défausser de cette affaire pour des raisons que lui seul connaît, il ne peut absolument pas en imputer la responsabilité au Hezbollah, dans le seul but de plaire à Sharon (le Premier ministre israélien) et à l’Administration américaine», indique un communiqué du parti islamiste. Rappelons que le Karine A avait été intercepté par des commandos israéliens le 3 janvier dans les eaux internationales, en mer Rouge, avec cinquante tonnes d’armes envoyées, selon Israël, par l’Iran aux Palestiniens. L’Autorité palestinienne et Téhéran ont démenti toute implication dans cette affaire. M. Arafat a de nouveau assuré mercredi, dans une déclaration à la presse, que les armes étaient destinées au Hezbollah. «Cette affaire est totalement mensongère. Le bateau appartient au Hezbollah qui l’avait acheté à son propriétaire irakien pour 400 000 dollars», avait-il affirmé. La réaction officielle Les autorités officielles n’ont pas manqué de réagir aussi aux allégations de M. Arafat. Manifestant leur «grande surprise» , des sources ministérielles citées par notre correspondant au palais Bustros, Khalil Fleyhane, ont notamment fait valoir que le responsable palestinien n’avance aucune preuve pour appuyer ses dires. Elles relèvent dans ce cadre que : – M. Arafat se trompe s’il croit plaire à Washington et à Tel-Aviv en tentant de rejeter la responsabilité de cette affaire sur le Hezbollah. Preuve en est que, jusqu’à présent, ses dénégations n’ont convaincu ni Israël ni les États-Unis et que ces derniers réclament de lui encore plus d’efforts pour venir à bout du terrorisme. – Le communiqué de M. Arafat vise à créer des dissensions entre les Palestiniens et le Hezbollah, de la même manière qu’il a provoqué des divisions dans les rangs palestiniens en donnant des instructions pour démanteler les mouvements du Jihad islamique et du Hamas. – M. Arafat se trompe aussi s’il croit qu’en rejetant en bloc les accusations sur le Hezbollah, l’armée israélienne lèverait le siège de Ramallah. Au contraire, plus il fait des concessions, et plus MM. Bush et Sharon augmenteront leurs exigences. – En imputant au parti islamiste la responsabilité du trafic d’armes, le président palestinien a offert une occasion en or à l’État hébreu. En effet, le Premier ministre Ariel Sharon ne devrait pas manquer d’évoquer en priorité cette affaire dès hier, à l’occasion de sa rencontre avec le chef de l’Exécutif américain. – À supposer que le cargo ait été destiné au Hezbollah, le leader palestinien aurait pu éviter de dévoiler de telles informations sachant que le parti intégriste n’a cessé de lui prodiguer son soutien et de compatir avec le peuple palestinien dans ses épreuves et ses souffrances.
Le Hezbollah a critiqué hier le président palestinien Yasser Arafat pour l’avoir «impliqué» dans l’affaire du cargo d’armes Karine A arraisonné début janvier par Israël. «Si M. Yasser Arafat a le droit de se défausser de cette affaire pour des raisons que lui seul connaît, il ne peut absolument pas en imputer la responsabilité au Hezbollah, dans le seul but de plaire à Sharon (le Premier ministre israélien) et à l’Administration américaine», indique un communiqué du parti islamiste. Rappelons que le Karine A avait été intercepté par des commandos israéliens le 3 janvier dans les eaux internationales, en mer Rouge, avec cinquante tonnes d’armes envoyées, selon Israël, par l’Iran aux Palestiniens. L’Autorité palestinienne et Téhéran ont démenti toute implication dans cette affaire. M. Arafat a de...