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Actualités - Chronologie

Le monde menacé par le « simplisme » américain, affirme Védrine

Le monde est menacé par le «simplisme» des États-Unis qui traitent les affaires du monde sous le seul angle de la lutte contre le terrorisme et agisse de «manière unilatérale», a affirmé hier sur France Inter le ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine. «Nous sommes menacés aujourd’hui d’un nouveau simplisme qui est de ramener tous les problèmes du monde à la seule lutte contre le terrorisme, et ce n’est pas sérieux», a déclaré M. Védrine. Mais il s’est dit peu surpris par l’approche unilatéraliste des États-Unis, qui était déjà présente, selon lui, au moment de l’arrivée au pouvoir du président George W. Bush. Les États-Unis ont tendance à approcher les affaires du monde, «de façon unilatérale, sans consulter les autres, à partir de leur interprétation, de leurs intérêts (...), en refusant de s’engager dans tout accord international, toute négociation multilatérale qui pourrait empiéter sur leurs décisions, sur leur souveraineté et sur leur liberté d’action». Cette approche pose par exemple un «problème majeur pour la régulation» de la mondialisation par exemple, que la France réclame, a ajouté M. Védrine. Face à l’«hyperpuissance» américaine, l’Europe doit «être elle-même», a-t-il souligné. «Si dans certains cas nous ne sommes pas d’accord avec la politique américaine, nous devons le dire», a jugé M. Védrine en citant l’exemple du Proche-Orient. «Les Européens aujourd’hui ne sont pas d’accord avec la politique de la Maison-Blanche au Proche-Orient et considèrent que c’est une erreur de soutenir la politique de pure répression d’Ariel Sharon». L’isolement du président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat, «est une erreur de plus», a ajouté M. Védrine. Mais les «Européens ne se sont pas laissé impressionner ces dernières semaines par les prises de position de la Maison-Blanche», a-t-il assuré.
Le monde est menacé par le «simplisme» des États-Unis qui traitent les affaires du monde sous le seul angle de la lutte contre le terrorisme et agisse de «manière unilatérale», a affirmé hier sur France Inter le ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine. «Nous sommes menacés aujourd’hui d’un nouveau simplisme qui est de ramener tous les problèmes du monde à la seule lutte contre le terrorisme, et ce n’est pas sérieux», a déclaré M. Védrine. Mais il s’est dit peu surpris par l’approche unilatéraliste des États-Unis, qui était déjà présente, selon lui, au moment de l’arrivée au pouvoir du président George W. Bush. Les États-Unis ont tendance à approcher les affaires du monde, «de façon unilatérale, sans consulter les autres, à partir de leur interprétation, de leurs intérêts (...), en...