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Actualités - Chronologie

La droite accuse le gouvernement d’avoir organisé un retour orchestré

Le départ très organisé de Didier Schuller de Saint-Domingue, qui a pris de court les nombreux journalistes qui l’attendaient avant de monter dans l’avion pour la France, a contribué mardi à alimenter la polémique sur les conditions de son retour. Comme elle l’a fait depuis plusieurs jours, une partie de la droite parlementaire a continué d’accuser le gouvernement d’avoir «négocié» le retour de cet ancien élu RPR recherché depuis 1995 pour son implication présumée dans l’affaire des HLM des Hauts-de-Seine, ce que démentent les autorités. À Saint-Domingue, son départ avait visiblement fait l’objet d’une préparation minutieuse. Alors que les quelque 400 passagers du Boeing 747 venaient d’embarquer sur le vol 3694 d’Air France, Didier Schuller n’avait toujours pas apparu devant la passerelle d’accès, où l’attendaient les journalistes. C’est alors que le commandant de l’appareil indiquait que M. Schuller n’était pas à bord. L’avion s’est ensuite détaché de la passerelle, mais pour s’immobiliser à cinquante mètres du terminal. Les journalistes, restés devant les vitres de l’aéroport, ont eu la surprise de voir des employés installer une échelle de coupée mobile contre l’appareil pour permettre à l’ancien élu et à son avocat, Me Froilan Tavares, de monter à bord. De source gouvernementale, on indique que cet épisode prouve «simplement» qu’il a fallu à Didier Schuller «l’accord d’Air France et des autorités aéroportuaires pour organiser son départ dans de bonnes conditions». «Ça relève plus de la petite histoire que de la grande. Il n’y a eu aucune négociation», précise-t-on. Pour Julien Perrier, chargé d’affaires français à Saint-Domingue, ce départ en catimini était simplement une mesure «destinée à assurer toutes les conditions de sûreté et de tranquillité» pour son retour. Du côté d’Air France, la direction rappelle que «la compagnie est transporteur», et qu’elle «se conforme aux demandes des autorités compétentes», sous-entendant ainsi qu’elle répondait à une demande des autorités locales pour permettre à Didier Schuller d’échapper à la vigilance de la presse. Selon un employé de la compagnie à l’intérieur de l’appareil, le personnel de navigation lui-même n’a été prévenu que «quelques minutes» avant le départ de l’avion de l’arrivée de Didier Schuller. À droite, les hommes politiques y verront peut-être une nouvelle preuve que le retour de l’ancien homme politique a été minutieusement orchestrée. «Je m’étonne que le calendrier judiciaire de l’affaire Schuller vienne rencontrer tous les sept ans le calendrier politique de l’élection présidentielle», a avancé dans l’après-midi Philippe Douste-Blazy, président du groupe UDF à l’Assemblée nationale.
Le départ très organisé de Didier Schuller de Saint-Domingue, qui a pris de court les nombreux journalistes qui l’attendaient avant de monter dans l’avion pour la France, a contribué mardi à alimenter la polémique sur les conditions de son retour. Comme elle l’a fait depuis plusieurs jours, une partie de la droite parlementaire a continué d’accuser le gouvernement d’avoir «négocié» le retour de cet ancien élu RPR recherché depuis 1995 pour son implication présumée dans l’affaire des HLM des Hauts-de-Seine, ce que démentent les autorités. À Saint-Domingue, son départ avait visiblement fait l’objet d’une préparation minutieuse. Alors que les quelque 400 passagers du Boeing 747 venaient d’embarquer sur le vol 3694 d’Air France, Didier Schuller n’avait toujours pas apparu devant la passerelle...