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Actualités - Document

SANTE Les cancers de l’enfant Les taux de guérison en progression (PHOTO)

Même si le sujet est particulièrement douloureux, il s’agit d’une bonne, très bonne nouvelle : les cancers de l’enfant se guérissent de mieux en mieux... Selon des évaluations générales, la guérison est atteinte dans sept cas sur dix. On cite même certains pays où les cancers du système lymphatique (lymphomes), dont la maladie de Hodgkin, ceux du rein et de la rétine guérissent dans plus de 65 % des cas. Or avant 1987, le taux atteignait péniblement entre 8 et 20 %. C’était également le cas pour les enfants atteints de cancers des os. Aujourd’hui, plus de 65 % des cas traités guérissent. Seules sont difficiles à maîtriser les tumeurs du cerveau et du système nerveux... Heureusement, grâce aux progrès des traitements, la guérison devient possible dans huit cas sur dix... Un message d’espoir qui doit réconforter les parents et les familles qui traversent une si dure épreuve. Les cancers de l’enfant se distinguent de ceux de l’adulte par leur rapide développement. Les tumeurs représentent environ 1 % de l’ensemble des cancers de l’adulte et ils sont particulièrement sensibles à la chimiothérapie. C’est donc cette thérapie qui a bénéficié de meilleures avancées : mises au point grâce à de nouvelles substances, la maîtrise de leur utilisation plus perfectionnée, les associations médicamenteuses plus performantes, coordination entre équipes de recherche et celles chargées d’évaluer l’efficacité des nouvelles thérapies. Des interventions moins mutilantes Les progrès de ces nouveaux traitements ont permis la réalisation d’interventions moins mutilantes. En particulier dans les cancers des os et ceux du rein. Sommairement parlant, le chirurgien n’intervient que pour prélever ce que la chimiothérapie ne réussit pas à éliminer, marquant la fin des opérations mutilantes d’antan. L’avènement de nouveaux médicaments dans le traitement de la leucémie (facteurs de croissance) et le perfectionnement des techniques (greffes de la moelle) s’opposant aux conséquences parfois néfastes de la chimiothérapie ont contribué à l’amélioration, réellement spectaculaire, des résultats. Comme le nombre des enfants guéris progresse, il y a une préoccupation nouvelle, celle de leur avenir. Parmi les principaux objectifs reste la diminution de la toxicité des traitements afin de réduire le risque de cancers secondaires et la stérilité. La biologie moléculaire a permis une meilleure évaluation de la gravité des tumeurs et la mise en œuvre de traitements sensiblement moins agressifs que ceux du passé. En particulier dans les traitements atteignant les cellules reproductrices. À présent, une bonne partie des enfants traités pourront par la suite avoir des enfants. Ce qui n’était pas le cas auparavant. Le soutien psychologique apporté à l’enfant malade ainsi qu’à sa famille est entré également dans la nouvelle approche des cancers de l’enfant. L’équilibre psychologique et la présence du milieu familial constituent un important facteur du traitement et de sa réussite. L’objectif principal est d’assurer à ces enfants une vie aussi normale que possible, y compris le travail scolaire qui se poursuit à l’hôpital. Tout se fait, en fait, pour qu’ils puissent mener une vie durant cette période aussi normale que possible.
Même si le sujet est particulièrement douloureux, il s’agit d’une bonne, très bonne nouvelle : les cancers de l’enfant se guérissent de mieux en mieux... Selon des évaluations générales, la guérison est atteinte dans sept cas sur dix. On cite même certains pays où les cancers du système lymphatique (lymphomes), dont la maladie de Hodgkin, ceux du rein et de la rétine guérissent dans plus de 65 % des cas. Or avant 1987, le taux atteignait péniblement entre 8 et 20 %. C’était également le cas pour les enfants atteints de cancers des os. Aujourd’hui, plus de 65 % des cas traités guérissent. Seules sont difficiles à maîtriser les tumeurs du cerveau et du système nerveux... Heureusement, grâce aux progrès des traitements, la guérison devient possible dans huit cas sur dix... Un message d’espoir qui doit...