Les Américains Bernard Hopkins, roi des poids moyens, et Roy Jones, son alter ego chez les mi-lourds, se jaugent samedi à distance, à l’occasion des défenses de leur titre qui pourraient mener les deux boxeurs à un prochain règlement de comptes. Hopkins, 36 ans, met en jeu son titre unifié face à son compatriote Carl Daniels à Reading, dans sa Pennsylvanie natale où il a passé cinq ans dans un pénitencier avant de monter sur un ring de boxe, alors que Jones accueille l’Australien Glenn Kelly à Miami (Floride). Hopkins souhaite poursuivre sur la lancée de sa victoire – aussi brillante qu’inattendue – sur le Portoricain Felix Trinidad en septembre dernier, la 40e victoire d’un palmarès marqué par deux défaites et un nul. Le boxeur de Philadelphie vise désormais une 15e défense victorieuse qui lui permettrait de dépasser dans l’histoire l’Argentin Carlos Monzon. Comme à son habitude depuis qu’il est surnommé le «bourreau», Hopkins a servi un dernier repas à son adversaire. Après le paquet de riz offert à Trinidad, il a présenté un paquet de marshmallows : «Cela te donne une idée de ce que je pense de toi : Carl, tu es mou». Tout en acceptant de les manger en cas de défaite. Boxe et rap Daniels, 31 ans, rêve de retrouver la gloire. Après un premier échec contre Terry Norris en 1992, le boxeur de St Louis (Missouri) a coiffé le titre WBA à l’âge de 25 ans. Détrôné dès sa première défense, il n’a pu saisir la chance mondiale suivante (1997) et a décidé de monter chez les moyens, où il n’a pas perdu en 10 combats pour porter son palmarès à 47 victoires contre trois défaites et un nul. La tâche s’annonce plus aisée pour Jones, roi incontesté depuis 1999, qui s’illustre aussi sur les chaînes musicales américaines avec un disque qui figure au deuxième rang du hit-parade US de rap et dont la sortie est attendue dans les prochaines semaines. Pour sa sixième défense, le Floridien de 32 ans sera confronté à Glenn Kelly, un aborigène trentenaire au physique massif et au palmarès vierge de défaite (28 v, 1 n), mais sans grand nom à sa liste de victimes. Jones, qui ne compte qu’une ombre à son palmarès (défaite par disqualification) de 45 victoires, devra toutefois rester méfiant s’il ne veut pas subir le sort de Shane Mosley, prince des welters appelé à dominer son compatriote Vernon Forrest et qui a concédé une première défaite professionnelle bien méritée. Car, une victoire de Hopkins et Jones ferait probablement monter les enchères en vue d’une revanche entre les deux hommes. Même si Jones, vainqueur de la première manche en 1993, refuse un partage égal des bourses avec le boxeur de Philadelphie et préfère évoquer un combat contre l’Allemand Dariusz Michalczewski, tenant du titre WBO.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les Américains Bernard Hopkins, roi des poids moyens, et Roy Jones, son alter ego chez les mi-lourds, se jaugent samedi à distance, à l’occasion des défenses de leur titre qui pourraient mener les deux boxeurs à un prochain règlement de comptes. Hopkins, 36 ans, met en jeu son titre unifié face à son compatriote Carl Daniels à Reading, dans sa Pennsylvanie natale où il a passé cinq ans dans un pénitencier avant de monter sur un ring de boxe, alors que Jones accueille l’Australien Glenn Kelly à Miami (Floride). Hopkins souhaite poursuivre sur la lancée de sa victoire – aussi brillante qu’inattendue – sur le Portoricain Felix Trinidad en septembre dernier, la 40e victoire d’un palmarès marqué par deux défaites et un nul. Le boxeur de Philadelphie vise désormais une 15e défense victorieuse qui lui permettrait...