Le Premier ministre Tony Blair s’est livré à un exercice difficile hier devant son homologue afghan Hamid Karzaï, l’assurant de l’engagement «à long terme» de la Grande-Bretagne tout en soulignant que la présence militaire britannique «avait des limites». «Comme vous le savez, il existe des limites à ce que nous pouvons faire en ce qui concerne cette force», a relevé M. Blair lors d’une conférence de presse conjointe avec M. Karzaï. «Nous dirigeons cette force, mais c’est pour une période très limitée pour des raisons évidentes», a-t-il insisté sans préciser quelles étaient ces raisons. «La Grande-Bretagne n’est pas le seul pays à y contribuer». Hamid Karzaï ne s’est pas laissé décourager et a réitéré sa demande de voir les effectifs de la Force internationale de sécurité (Isaf) accrus et sa mission étendue à l’ensemble de l’Afghanistan et pas seulement à la capitale Kaboul et à ses environs. Tous les gens que j’ai reçus à Kaboul au cours des derniers mois m’ont, d’une façon ou d’une autre, demandé que cette force reste en place et soit étendue à d’autres régions de l’Afghanistan, a-t-il dit aux côtés de Tony Blair dont le pays dirige l’Isaf pour une période de trois mois. La Grande-Bretagne a déjà fait savoir qu’elle se retirerait au bout de trois mois de l’Isaf. Elle contribue à ce jour pour moitié au total des 3 000 soldats déjà déployés, et la contribution britannique doit monter jusqu’à 1 800 hommes pour un total de 4 500 soldats, selon les chiffres donnés jeudi par le ministère britannique de la Défense. Comme s’il lui fallait compenser quelque peu ses réticences sur un prolongement de la mission de l’armée britannique en Afghanistan, M. Blair a déclaré que celle-ci allait aider le pays à rebâtir une armée nationale. Surtout, il a répété que «les gens pensaient ici que non seulement nous avons bien fait d’agir (en Afghanistan), mais que nous avons raison de nous engager dans le long terme» dans la reconstruction du pays. «Nous allons continuer à travailler avec vous par tous les biais possibles afin de nous assurer de la réussite de ce processus de reconstruction», a affirmé le Premier ministre. «C’est un engagement total et permanent», a-t-il dit. M. Karzaï a de son côté rendu hommage au rôle joué par la Grande-Bretagne dans la libération de l’Afghanistan et en a remercié M. Blair. La Grande-Bretagne a été le seul pays engagé dès le début dans les opérations militaires en Afghanistan aux côtés des États-Unis. Le Premier ministre britannique a souligné par ailleurs qu’il était important que l’Afghanistan se tourne désormais vers une agriculture traditionnelle et cesse de cultiver du pavot. «L’Afghanistan s’est engagé à éradiquer la culture du pavot et le trafic de drogue, et nous allons faire de notre mieux pour y parvenir», lui a répondu M. Karzaï.
Le Premier ministre Tony Blair s’est livré à un exercice difficile hier devant son homologue afghan Hamid Karzaï, l’assurant de l’engagement «à long terme» de la Grande-Bretagne tout en soulignant que la présence militaire britannique «avait des limites». «Comme vous le savez, il existe des limites à ce que nous pouvons faire en ce qui concerne cette force», a relevé M. Blair lors d’une conférence de presse conjointe avec M. Karzaï. «Nous dirigeons cette force, mais c’est pour une période très limitée pour des raisons évidentes», a-t-il insisté sans préciser quelles étaient ces raisons. «La Grande-Bretagne n’est pas le seul pays à y contribuer». Hamid Karzaï ne s’est pas laissé décourager et a réitéré sa demande de voir les effectifs de la Force internationale de sécurité (Isaf) accrus et...
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