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Actualités - Analyse

La physionomie des marchés Résistance de l’euro aux bons chiffres américains

L’euro est parvenu à garder le cap hier sur les marchés des changes internationaux, se maintenant au-dessus de la barre de 0,86 dollar, malgré une progression de la confiance des consommateurs américains en janvier et une hausse des commandes de biens durables en décembre aux États-Unis. La monnaie unique européenne s’est même raffermie, profitant du caractère un peu mitigé de l’amélioration des statistiques américaines. Les commandes de biens durables aux États-Unis ont donc progressé de 2 % en décembre par rapport à novembre, dont les chiffres ont été revus en baisse à 6 % au lieu de 4,8 % comme initialement prévu, contre toute attente. De même, l’indice de confiance des consommateurs américains dans les conditions présentes et futures de l’économie a progressé, mais moins fortement que ce que laissait présager la rumeur. Il y avait une rumeur selon laquelle cet indice allait monter à 108 points en janvier, ce qui a beaucoup agité le marché hier quand il a appris qu’il n’a augmenté que de 2,7 points à 97,3 points par rapport à décembre, enregistrant ainsi sa deuxième hausse consécutive après cinq mois de baisse. En outre, les marchés étaient suspendus aussi à la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed) sur les taux aujourd’hui, à l’issue de la réunion de son comité de politique monétaire. Bien que personne ne s’attende à un changement dans les taux d’intérêt après les onze réductions décidées l’année dernière les ramenant de 6,50 % à 1,75 %, les opérateurs ont été très sensibilisés par les propos tenus hier par un haut responsable du Trésor américain. Karen Hendershot, chargée du service d’analyses macroéconomiques au département du Trésor, a estimé hier, lors d’une réunion trimestrielle du comité consultatif d’emprunt, qu’il est trop tôt pour dire si la récession est finie aux États-Unis malgré la multiplication des signes positifs en provenance de l’économie américaine. Elle a relevé aussi que la récente fermeté des dépenses de consommation va probablement être effacée par une réduction des stocks des entreprises, tablant sur une croissance négative du produit intérieur brut (PIB) américain au quatrième trimestre dont les chiffres préliminaires seront publiés aujourd’hui. Compte tenu de toute ces considérations, le dollar a éprouvé hier beaucoup de mal à se reprendre face à l’euro, se négociant à New York, comme suit : – 0,8645 pour un euro contre 0,8620, la veille – 1,4130 pour un sterling contre 1,4100 – 1,7025 FS contre 1,7065 – 133,40 yens contre 133,45 – 1,5937 dollar canadien contre 1,5995. Les marchés américains dans le rouge Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières se sont enfoncés dans le rouge hier, alors que les investisseurs devenaient de plus en plus réticents à s’engager avant la conclusion aujourd’hui de la réunion sur deux jours du comité de politique monétaire de la Fed. À cet égard, les experts s’attendent à un maintien des taux directeurs américains, après onze assouplissements de la politique monétaire en 2001 pour relancer l’activité économique. Ils attendaient aussi le discours dans la soirée du président George W. Bush sur l’état de l’Union, et ses commentaires sur l’économie américaine, notamment les mesures de relance envisagées. Dans la matinée, la cote américaine avait initialement progressé après la publication de résultats généralement meilleurs ou conformes aux attentes de plusieurs sociétés (Coca-Cola, UPS, Kellogg...), et d’une hausse des commandes de biens durables en décembre et de l’indice de confiance des consommateurs en janvier, laissant croire que le secteur manufacturier commence à se redresser. Pourtant, ces indicateurs n’ont pas suscité de réaction durable parmi les investisseurs, qui y voient un argument supplémentaire en faveur d’un maintien des taux par la Fed. En outre, les interrogations sur les pratiques comptables des grands groupes américains ont également pesé sur Wall Street et le Nasdaq, après la faillite retentissante d’Enron, la demande de mise sous protection judiciaire de Global Crossing et la restructuration annoncée chez Tyco. Cela étant, l’indice composite Nasdaq a cassé à la baisse le seuil des 1 900 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus haut à 9 908,16 points et un plus bas à 9 616,65 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 9 639,13 points, en baisse de 226,62 points sur la veille. Les Bourses européennes en baisse avec les télécoms et le pétrole Les marchés d’actions européens ont terminé globalement en baisse mardi, entraînés par les valeurs des télécommunications et du pétrole, et ce malgré une deuxième séance consécutive de hausse pour plusieurs valeurs automobiles conduites par BMW. L’indice paneuropéen FTSE Eurotop 300 a perdu 18,35 points, soit 1,46 %, à 1 234,60 points, tandis que l’indice limité aux valeurs de la zone euro DJ Euro Stoxx 50 a abandonné 55,20 points (1,48 %) à 3 684,65 points. La Bourse de Paris a terminé en baisse de 1,43 % à 4 476,10 points, Londres en repli de 1,77 % à 5 131,40 points et Francfort en recul de 1,44 % à 5 084,52 points. En Europe, le secteur des télécommunications a pesé sur la tendance. L’indice DJ Stoxx des télécoms a trébuché de 3,15 %. Le secteur souffre toujours du dépôt de bilan de l’opérateur américain de réseaux de fibre optique Global Crossing pour lequel les repreneurs devraient obtenir un bon prix. Les pétrolières ont perdu également du terrain après la chute de 1,68 % enregistrée par le cours du Brent. British Petroleum a fini en repli de 2,27 % à 543,84 pence, tandis que son homologue français TotalFinaElf a perdu 2,46 % à 158,60 euros. Tokyo : au plus bas depuis le 10 octobre Les valeurs japonaises ont terminé en baisse mardi après trois séances de hausse, après l’annonce par Toshiba Corp de prévisions de résultat inférieures aux attentes du marché. L’indice Nikkei a terminé en baisse de 194,82 points ou 1,91 % à 10 026,03, son niveau de clôture le plus bas depuis le 10 octobre. L’indice pondéré Topix a pour sa part reculé de 18,30 points ou 1,84 % à 978,74. Toshiba, numéro un japonais des semi-conducteurs, table désormais sur une perte d’exploitation de 135 milliards de yens ($ 1,01 milliard) pour l’exercice en cours clos fin mars, alors que sa précédente prévision était d’un déficit moindre, de 110 milliards de yens. Selon un article du Nihon Keiza Shimbun paru ce week-end, Toshiba prévoyait une perte de 130 milliards de yens. Un autre important groupe technologique japonais, Fujitsu Ltd, a également réduit ses objectifs. Fujitsu a annoncé mardi avoir accru sa prévision de charge de restructuration pour l’exercice en cours (clos fin mars) pour la porter à 400 milliards de yens contre 350 milliards de yens auparavant. Fujitsu a par ailleurs réduit son objectif de livraison d’ordinateurs personnels, à 6,09 millions d’unités contre 6,27 millions, ainsi que son objectif de production de semi-conducteurs, ramené de 425 milliards de yens à 396 milliards de yens. Ces perspectives plus que moroses ont pesé sur les autres technologiques nippones. Sony Corp a reculé de 1,99 % à 5 920 yens, tandis que Hitachi cédait 3,39 % et que NEC Corp abandonnait 2,76 % à 1 094 yens. À la chimie, Showa Denko KK a chuté de 6,3 % à 149 yens. Le groupe chimique a annoncé tabler sur une perte nette de 34,5 milliards de yens ($258,3 millions) pour l’exercice qui sera clos fin décembre, alors qu’auparavant le groupe espérait pouvoir atteindre l’équilibre.
L’euro est parvenu à garder le cap hier sur les marchés des changes internationaux, se maintenant au-dessus de la barre de 0,86 dollar, malgré une progression de la confiance des consommateurs américains en janvier et une hausse des commandes de biens durables en décembre aux États-Unis. La monnaie unique européenne s’est même raffermie, profitant du caractère un peu mitigé de l’amélioration des statistiques américaines. Les commandes de biens durables aux États-Unis ont donc progressé de 2 % en décembre par rapport à novembre, dont les chiffres ont été revus en baisse à 6 % au lieu de 4,8 % comme initialement prévu, contre toute attente. De même, l’indice de confiance des consommateurs américains dans les conditions présentes et futures de l’économie a progressé, mais moins fortement que ce que...