Je pensais qu’une rampe réservée aux personnes handicapées avait été construite à l’entrée de la porte latérale du Musée national pour permettre à tous ceux qui se déplacent sur fauteuil roulant de le visiter. Effectivement, cette rampe existe. Mais quelle n’a été ma surprise, le soir de la nocturne, de constater que l’accès à la rampe m’était interdit. Deux voitures, dont une camionnette Nissan, s’étaient garées là. J’ai ainsi été obligée d’attendre sur le trottoir, dans le froid, pendant que mon infirmière allait à la porte principale pour demander à parler au responsable. Un certain monsieur Michel est arrivé, affirmant n’être au courant de rien. Il a appelé une dame qui, elle aussi, lui a répondu ne pas savoir à qui pouvaient bien appartenir ces deux voitures. Elle ne savait pas non plus où se trouvait la clé de la porte. Pourquoi, alors, avoir construit une rampe ? Et comment des voitures ont-elles pu se garer à l’intérieur du Musée à l’insu des gardiens ? Pourquoi ? Pourquoi ? Que de pourquois qui restent sans réponse. Conclusion : après quinze minutes d’attente sur le trottoir, je fus obligée, à ma grande tristesse, de rebrousser chemin. Une fois de plus, je constate qu’un grand nombre de lieux, publics ou pas, sont interdits aux handicapés : églises, bâtiments administratifs, musées, cinémas, restaurants... Je me retrouve ainsi forcée de me déplacer sur la chaussée, au risque de me faire écraser, ou à subir la mauvaise humeur des conducteurs – des conductrices surtout. D’aucuns – la majorité – se demanderont pourquoi je fais tout cela au lieu de rester tranquillement chez moi, à la maison... Mais j’oublie de dire que certains trottoirs ont été aménagés pour les personnes handicapées. Avec de grandes pancartes, sur lesquelles ont été dessinées des chaises roulantes. Mais malheureusement, que de voitures stationnées devant ces trottoirs bloquent tout passage ! Leurs propriétaires ne voient-ils donc pas toutes ces pancartes ? Rita SEHNAOUI
Je pensais qu’une rampe réservée aux personnes handicapées avait été construite à l’entrée de la porte latérale du Musée national pour permettre à tous ceux qui se déplacent sur fauteuil roulant de le visiter. Effectivement, cette rampe existe. Mais quelle n’a été ma surprise, le soir de la nocturne, de constater que l’accès à la rampe m’était interdit. Deux voitures, dont une camionnette Nissan, s’étaient garées là. J’ai ainsi été obligée d’attendre sur le trottoir, dans le froid, pendant que mon infirmière allait à la porte principale pour demander à parler au responsable. Un certain monsieur Michel est arrivé, affirmant n’être au courant de rien. Il a appelé une dame qui, elle aussi, lui a répondu ne pas savoir à qui pouvaient bien appartenir ces deux voitures. Elle ne savait pas non...
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