Territoires palestiniens Erakat met en garde contre la tentation de tuer Arafat
le 25 janvier 2002 à 00h00
Le principal négociateur palestinien Saeb Erakat a estimé hier à Strasbourg que, dans l’hypothèse où le président palestinien Yasser Arafat serait «tué, il n’y aura personne avec qui faire la paix pendant des décennies». Devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, M. Erakat a accusé les Israéliens de «lier les mains et les pieds d’Arafat et de vouloir le jeter à la mer». «Dans ces conditions, comment pouvons-nous être partenaires ?» a lancé le ministre palestinien. «Au nom d’Arafat, j’utilise cette tribune pour tendre la main, pour inviter les Israéliens à reprendre le chemin de la table de négociations sans conditions préalables», a lancé le ministre palestinien. «Ceux qui posent des conditions à la reprise des négociations n’ont pas l’intention de négocier», a-t-il assuré en ajoutant aux parlementaires européens : «Les Palestiniens et les Israéliens ont besoin d’aide». M. Erakat intervenait devant l’Assemblée du Conseil de l’Europe réunie en session plénière au lendemain d’une visite à Strasbourg du chef de la diplomatie israélienne Shimon Peres. La veille, M. Peres avait estimé que M. Arafat «ne pourra pas faire la paix, à moins qu’il ne fasse une chose fondamentale, à savoir contrôler toutes les forces et tous les groupes armés». «Si Arafat ne met pas fin à la terreur, la terreur l’arrêtera lui», avait-il averti. «Il est impossible de négocier si vous n’avez pas un partenaire qui contrôle la situation : ce que nous voulons, c’est que M. Arafat devienne une autorité, qu’il exerce son autorité sur les groupes armés», avait encore argumenté M. Peres.
Le principal négociateur palestinien Saeb Erakat a estimé hier à Strasbourg que, dans l’hypothèse où le président palestinien Yasser Arafat serait «tué, il n’y aura personne avec qui faire la paix pendant des décennies». Devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, M. Erakat a accusé les Israéliens de «lier les mains et les pieds d’Arafat et de vouloir le jeter à la mer». «Dans ces conditions, comment pouvons-nous être partenaires ?» a lancé le ministre palestinien. «Au nom d’Arafat, j’utilise cette tribune pour tendre la main, pour inviter les Israéliens à reprendre le chemin de la table de négociations sans conditions préalables», a lancé le ministre palestinien. «Ceux qui posent des conditions à la reprise des négociations n’ont pas l’intention de négocier», a-t-il assuré...
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