Yémen L’économie s’apprête à recueillir les fruits de l’adhésion au CCG
le 25 janvier 2002 à 00h00
Touché par la chute des cours du brut après les attentats du 11 septembre, le Yémen table sur son adhésion graduelle au Conseil de coopération du Golfe (CCG) pour stimuler son économie. «L’accession du Yémen au CCG sera bénéfique pour les deux parties», estime le représentant de la Banque mondiale à Sanaa, Gianni Brizzi. «Le Yémen pourra profiter d’un flux de capitaux en provenance du CCG et exporter vers les pays du CCG des travailleurs qui vont transférer de l’argent chez eux», ajoute M. Brizzi, pour lequel «le Yémen ne peut que gagner sur le plan économique en adhérant au CCG». Le CCG, qui regroupe les riches États du Golfe, a donné son feu vert pour que le Yémen adhère à son Conseil des ministres de la Santé, au bureau régional pour l’Éducation, et au Conseil des ministres du Travail et des Affaires sociales du Golfe. Un conseiller du président yéménite Ali Abdallah Saleh a appelé les pays du CCG à ouvrir sans tarder des négociations avec Sanaa sur le libre mouvement des marchandises, de la main-d’œuvre, des services et des capitaux après leur feu vert à une accession graduelle du Yémen à leur groupement. «Je pense que la négociation de cette question avec les pays du CCG, sans tenir compte de sa date d’application, démontrera aux Yéménites que ce qui a été accompli n’est qu’un premier pas vers un partenariat entre le Yémen et le CCG», a déclaré lors d’un colloque M. Abdel Karim al-Iryani, un ancien chef de la diplomatie. «L’adhésion du Yémen donnera un important plus à l’action du CCG grâce à ses ressources humaines et naturelles et ses richesses agricoles et piscicoles», a ajouté M. Iryani, selon lequel Sanaa ne «veut pas une assistance du CCG, mais un partenariat avec lui». Le Yémen, un des pays les plus pauvres de la planète, a indirectement souffert de l’impact économique des attentats de New York et Washington, ses revenus ayant considérablement chuté en raison de la dégringolade des cours du brut qui a suivi. Les recettes pétrolières représentent 35 % du Produit intérieur brut (PIB), 75 % des revenus fiscaux et 90 % des exportations du pays. Tablant sur le prix du pétrole à 18 dollars le baril, le ministère des Finances a prévu pour 2002 un budget déficitaire de 293 millions de dollars, soit 3 % du volume du PIB de l’année 2001.
Touché par la chute des cours du brut après les attentats du 11 septembre, le Yémen table sur son adhésion graduelle au Conseil de coopération du Golfe (CCG) pour stimuler son économie. «L’accession du Yémen au CCG sera bénéfique pour les deux parties», estime le représentant de la Banque mondiale à Sanaa, Gianni Brizzi. «Le Yémen pourra profiter d’un flux de capitaux en provenance du CCG et exporter vers les pays du CCG des travailleurs qui vont transférer de l’argent chez eux», ajoute M. Brizzi, pour lequel «le Yémen ne peut que gagner sur le plan économique en adhérant au CCG». Le CCG, qui regroupe les riches États du Golfe, a donné son feu vert pour que le Yémen adhère à son Conseil des ministres de la Santé, au bureau régional pour l’Éducation, et au Conseil des ministres du Travail et des...
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