Israël a jugé «ridicules» les accusations l’impliquant dans l’assassinat d’Élie Hobeika. «Nous n’avons rien à voir avec cette affaire et les allégations (portées contre Israël) ne méritent même pas une réaction de notre part», a déclaré le Premier ministre israélien Ariel Sharon à des journalistes. «Israël n’a rien à voir avec cette affaire. C’est ridicule», a déclaré de son côté à l’AFP la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Yaffa Ben-Ari. «C’est idiot. Il s’agit d’un mensonge de A à Z», a affirmé pour sa part Arnon Perlman, collaborateur du Premier ministre, Ariel Sharon. Tout aussi catégorique, le chef de la diplomatie israélienne, Shimon Peres, a souligné que l’État hébreu «n’a pas quitté le territoire libanais pour se replonger dans la politique libanaise». Des officiels et d’anciens responsables israéliens ont évoqué quant à eux une implication syrienne dans l’attentat. «Pour comprendre ce qui s’est passé jeudi à Beyrouth, il aurait fallu interroger il y a vingt ans déjà le général Ghazi Kanaan, qui était alors le coordinateur des activités syriennes au Liban», a déclaré à l’AFP un officiel sous couvert de l’anonymat. «Ce général a été responsable de nombreux attentats au Liban, notamment ceux perpétrés à l’explosif contre les forces américaines dans ce pays (en 1982), et avait intérêt à empêcher Hobeika de s’exprimer», a-t-il ajouté. «Il est possible que Hobeika ait été tué par les Syriens dont il était un protégé mais avec lesquels ses relations se sont refroidies depuis la mort du président Hafez el-Assad» en juin 2000, a estimé pour sa part l’ancien numéro deux du service des renseignements israélien (Mossad), David Kimche, à la télévision publique. M. Kimche a rappelé qu’avant de s’allier aux Syriens, Hobeika faisait figure d’allié privilégié d’Israël. «Il est venu au moins seize fois en Israël (...)», a-t-il dit, écartant l’hypothèse que Hobeika ait eu soudainement «des révélations à faire (sur les massacres de Sabra et Chatila) après 19 ans de silence». Pour un autre ex-responsable, le général de réserve Yehochua Saguy, Hobeika a pu être victime de «proches de tous ceux qu’il a assassinés au Liban, dont la famille de Tony Frangié», en référence au député Tony Frangié, fils de l’ex-président Sleimane Frangié, assassiné avec une partie de sa famille en juin 1978.
Israël a jugé «ridicules» les accusations l’impliquant dans l’assassinat d’Élie Hobeika. «Nous n’avons rien à voir avec cette affaire et les allégations (portées contre Israël) ne méritent même pas une réaction de notre part», a déclaré le Premier ministre israélien Ariel Sharon à des journalistes. «Israël n’a rien à voir avec cette affaire. C’est ridicule», a déclaré de son côté à l’AFP la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Yaffa Ben-Ari. «C’est idiot. Il s’agit d’un mensonge de A à Z», a affirmé pour sa part Arnon Perlman, collaborateur du Premier ministre, Ariel Sharon. Tout aussi catégorique, le chef de la diplomatie israélienne, Shimon Peres, a souligné que l’État hébreu «n’a pas quitté le territoire libanais pour se replonger dans la politique...
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