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Crise Les USA avaient sauvé le Mexique de la faillite en 1994

Le Mexique qui, comme l’Argentine aujourd’hui, était en 1994 au bord du plus grave effondrement financier et économique de son histoire, avait été sauvé de justesse par une rapide et généreuse intervention de son voisin américain, mais il avait dû et su s’imposer un douloureux programme d’austérité. À l’époque, la grande crise locale, connue sous le nom «d’effet Tequila», avait laissé ce pays de 100 millions d’habitants, soit trois fois plus que l’Argentine, au bord de la cessation de paiements. La situation sociale était explosive, avec des assassinats de dirigeants politiques de tous bords, et les réserves du Trésor avaient plongé de 28 à 4 milliards de dollars à la veille de Noël, au moment de l’arrivée au pouvoir du président Ernesto Zedillo, du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI). Mais le Mexique profitait d’une situation aussi embarrassante que privilégiée face à son grand voisin, avec qui il partage une frontière terrestre de 3 200 kilomètres et dans lequel vivent 14 millions d’émigrés mexicains, dont le quart en situation illégale. L’Administration américaine de l’époque, sous le président démocrate Bill Clinton, n’avait donc aucun intérêt, même au lendemain de la fin du communisme, à rester les bras croisés devant l’effondrement du Mexique. Et ce d’autant plus que le peso mexicain plongeait de jour en jour face au dollar, augmentant d’autant la dette extérieure du pays. Aussitôt dit, aussitôt fait, les États-Unis avaient accordé 20 milliards de dollars à leur voisin, suivis aussitôt de 17 milliards de dollars du Fonds monétaire international (FMI), 10 milliards de dollars de la Banque mondiale et encore 1 milliard de dollars du Nadbank, mécanisme prévu par le Traité de libre commerce d’Amérique du Nord (TLCA). Les fonds s’étaient alors mis à arriver de toutes parts dans ce pays où plus de la moitié des habitants vivaient encore dans la pauvreté, mais qui est aujourd’hui la 9e puissance économique mondiale, avec qui plus est une véritable stabilité politique : après 70 ans de pouvoir du PRI, c’est un opposant, Vicente Fox, qui a pris le pouvoir à la fin de l’année 2000, avec toute la sympathie du président américain et texan George W. Bush, ainsi que celle du reste de la communauté internationale. Il s’agissait en fait et surtout, à l’époque, pour l’Administration américaine, d’arrêter un «effet domino» qui pouvait mener la crise mexicaine du Rio Grande jusqu’à la Terre de Feu, au sud du continent latino-américain.
Le Mexique qui, comme l’Argentine aujourd’hui, était en 1994 au bord du plus grave effondrement financier et économique de son histoire, avait été sauvé de justesse par une rapide et généreuse intervention de son voisin américain, mais il avait dû et su s’imposer un douloureux programme d’austérité. À l’époque, la grande crise locale, connue sous le nom «d’effet Tequila», avait laissé ce pays de 100 millions d’habitants, soit trois fois plus que l’Argentine, au bord de la cessation de paiements. La situation sociale était explosive, avec des assassinats de dirigeants politiques de tous bords, et les réserves du Trésor avaient plongé de 28 à 4 milliards de dollars à la veille de Noël, au moment de l’arrivée au pouvoir du président Ernesto Zedillo, du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI)....