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L’Asie du Sud-Est pourrait être le prochain havre du terrorisme international

Le secrétaire philippin à la Défense, Angelo Reyes, a averti hier que l’Asie du Sud-Est pourrait être le prochain refuge de terroristes internationaux alors que les autorités arrêtaient un nouveau suspect. Le ministre de la Défense a cité en exemple l’arrestation la semaine dernière aux Philippines d’un Indonésien qui serait un spécialiste en explosifs du groupe Jemaah Islamiyah, une organisation «terroriste» soupçonnée d’opérer en Malaisie, à Singapour et en Indonésie. Des indices donnés par les autorités de Singapour ont permis l’arrestation de Fathur Rohman al-Ghozi. Elle avait à son tour conduit à l’arrestation de trois Philippins accusés de complicité et à la découverte d’armes et d’explosifs dans le sud des Philippines. Hier, les autorités philippines ont dit avoir arrêté un quatrième Philippin dans le cadre de leur campagne antiterroriste. Mohammed Kiram, 31 ans, a été arrêté dans la ville de Marawi, dans le sud du pays, a dit le lt-colonel Jose Mabanta. Kiram, alias Kersi, serait un homme de confiance et un contact d’al-Ghozi, selon le porte-parole. Les forces de l’ordre avaient été alertées par les aveux de Fathur Rohman al-Ghozi. Selon la police des Philippines, il a aidé à préparer des attentats antiaméricains à Singapour avant que le complot soit déjoué le mois dernier. Les enquêteurs affirment également qu’il serait lié au réseau d’Oussama Ben Laden, el-Qaëda. «Qu’est-ce que cela signifie? Je pense que plus nous y regarderons de près et plus nous allons découvrir que la menace mondiale de terrorisme est réelle», a dit le ministre de la Défense Reyes à une chaîne philippine de télévision. À Djakarta, le ministre des Affaires étrangères Hassan Wirayuda a déclaré que l’Indonésie cherchait à obtenir plus d’informations sur le suspect. Il a noté que, selon la presse, l’homme avait longtemps vécu à Singapour et avait épousé une Malaisienne. Le ministre indonésien s’est montré prudent sur ses liens présumés avec el-Qaëda. «Il ne faut pas tout ramener à el-Qaëda», a dit M. Wirayuda. Alors que la guerre des États-Unis contre le terrorisme s’étend au-delà de l’Afghanistan, l’attention s’est récemment portée sur l’Asie du Sud-Est. De récentes arrestations à Singapour, aux Philippines et en Malaisie, l’engagement de soldats américains dans le sud des Philippines et l’inquiétude de voir l’extrémisme musulman se développer en Indonésie ont mis en lumière l’importance de la région dans la campagne antiterroriste. Un conseiller de la présidente Gloria Arroyo a déclaré de son côté lundi que les soldats américains déployés contre des extrémistes musulmans dans le sud des Philippines ne seraient pas autorisés à intervenir contre la guérilla communiste dans le reste de l’archipel. Le général Eduardo Ermita réagissait aux déclarations dimanche des communistes philippins qui ont dit craindre que les soldats américains soient également engagés dans une campagne contre la rébellion maoïste. La Nouvelle armée du peuple (NPA), une guérilla de 12 000 hommes, figure sur la liste des organisations qualifiées de terroristes par Washington. Les gouvernements philippin et américain ont déclaré que des conseillers militaires américains aideraient les soldats philippins à écraser le groupe extrémiste musulman Abu Sayyaf qui détient un couple d’Américains et une infirmière philippine en otages sur l’île de Basilan, dans le sud des Philippines. «Nous ne permettrons pas que la situation s’étende hors de (l’île méridionale) Mindanao, encore moins qu’elle s’étende à toutes les Philippines», a dit M. Ermita. Il a ajouté que la Constitution interdisait des bases ou installations militaires américaines permanentes dans le pays.
Le secrétaire philippin à la Défense, Angelo Reyes, a averti hier que l’Asie du Sud-Est pourrait être le prochain refuge de terroristes internationaux alors que les autorités arrêtaient un nouveau suspect. Le ministre de la Défense a cité en exemple l’arrestation la semaine dernière aux Philippines d’un Indonésien qui serait un spécialiste en explosifs du groupe Jemaah Islamiyah, une organisation «terroriste» soupçonnée d’opérer en Malaisie, à Singapour et en Indonésie. Des indices donnés par les autorités de Singapour ont permis l’arrestation de Fathur Rohman al-Ghozi. Elle avait à son tour conduit à l’arrestation de trois Philippins accusés de complicité et à la découverte d’armes et d’explosifs dans le sud des Philippines. Hier, les autorités philippines ont dit avoir arrêté un quatrième...