Après deux mois d’espoirs et de désillusions, le sort de l’écurie de Formule 1 Prost Grand Prix, placée en redressement judiciaire le 22 novembre par le tribunal de commerce de Versailles (Yvelines), doit être scellé aujourd’hui. C’est au cours d’une réunion à huis clos que le tribunal examinera le dossier qui devait être finalisé ce week-end, avec des propositions émanant des investisseurs italiens qui se sont manifestés mardi dernier à quelques heures de la limite fixée par l’administrateur judiciaire, Me Franck Michel. La proposition italienne est celle de «la dernière chance», estimait vendredi une source proche du dossier. Si le projet déposé est jugé viable et les garanties solides, une date d’audience sera fixée pour permettre au tribunal de commerce de valider le plan de continuation proposé et d’entériner l’entrée de nouveaux investisseurs dans le capital de Prost Grand Prix. Dans le cas contraire, le tribunal, lors d’une audience fixée très rapidement, prononcera la liquidation de l’entreprise qui ne dispose plus de trésorerie et est endettée à hauteur de 30,5 millions d’euros. Il mettrait ainsi un terme à l’aventure dans laquelle le quadruple champion du monde s’était lancé en 1997. Si la mise en redressement judiciaire était accompagnée de six mois d’observation, Alain Prost et Me Michel s’étaient donné jusqu’au 6 décembre pour trouver des partenaires, la saison de F1 débutant le 3 mars à Melbourne (Australie). L’offre italienne Mais, première déception, rien n’était finalisé à cette date et une source judiciaire se déclarait «pessimiste» pour l’avenir. Finalement, quelques jours avant la trêve des confiseurs, Me Franck Michel accordait un ultime «petit délai» à Prost Grand Prix. Début janvier, un groupe d’investisseurs français se disait prêt à injecter 44,65 millions d’euros dans l’écurie de F1 pour qu’elle poursuive ses activités, une «solution française» qui ne sera «ni confirmée ni infirmée» par Alain Prost et son entourage. La ministre de la Jeunesse et des Sports Marie-George Buffet se montrait toutefois plutôt optimiste, confirmant l’intérêt d’un groupe d’investisseurs français pour Prost Grand Prix. Mais ce nouvel espoir était déçu quelques jours plus tard : la négociation n’aboutissait pas alors que la date limite des offres se rapprochait dangereusement. C’est finalement mardi dernier, en début d’après-midi, à moins de douze heures de l’échéance, qu’un groupe d’investisseurs italiens débarquait à l’aéroport parisien d’Orly pour une première rencontre avec Alain Prost et Me Michel au siège de Guyancourt (Yvelines). Un coup de théâtre de dernière minute attribué à Cesare Fiorio, ancien directeur sportif chez Ferrari, qui aurait convaincu des industriels de la région de Porto Cervo (Sardaigne), où il réside, de venir en aide à l’écurie française. Fiorio a reconnu le rôle qu’il avait joué dans cette affaire en chargeant l’un de ses amis, «qui fait des opérations» dans les milieux de l’automobile et de la mode, de «mettre en contact» Alain Prost et les financiers potentiels.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Après deux mois d’espoirs et de désillusions, le sort de l’écurie de Formule 1 Prost Grand Prix, placée en redressement judiciaire le 22 novembre par le tribunal de commerce de Versailles (Yvelines), doit être scellé aujourd’hui. C’est au cours d’une réunion à huis clos que le tribunal examinera le dossier qui devait être finalisé ce week-end, avec des propositions émanant des investisseurs italiens qui se sont manifestés mardi dernier à quelques heures de la limite fixée par l’administrateur judiciaire, Me Franck Michel. La proposition italienne est celle de «la dernière chance», estimait vendredi une source proche du dossier. Si le projet déposé est jugé viable et les garanties solides, une date d’audience sera fixée pour permettre au tribunal de commerce de valider le plan de continuation proposé et...