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Argentine Duhalde promet une discipline monétaire, budgétaire et fiscale

Le programme économique argentin qui sera présenté fin janvier à Washington affichera des objectifs de discipline monétaire, d’austérité budgétaire et de lutte contre l’évasion fiscale, a déclaré le président argentin Eduardo Duhalde. Ce programme essentiel pour que l’Argentine sorte de la crise et obtienne une aide financière internationale prévoira aussi un flottement total du peso et une «dédollarisation» complète de l’économie, a précisé M. Duhalde. «Le budget que nous sommes en train de présenter est vraiment un budget austère», a-t-il affirmé. La Banque centrale aura des objectifs stricts d’émission monétaire, a-t-il précisé, car «un pays qui émet de l’argent de manière irresponsable tombe dans l’hyperinflation». «L’administration fiscale doit être améliorée, c’est une condition essentielle», a-t-il ajouté, alors que l’évasion fiscale est estimée à 25 milliards de dollars par an. M. Duhalde a aussi réaffirmé vouloir mettre en place une alliance de l’État avec le secteur productif pour relancer l’économie, tournant ainsi le dos au modèle précédant qui donnait priorité au secteur financier. «Un plan crédible n’est pas un plan qui nous entraîne d’ajustement en ajustement et qui ne privilégie pas la croissance économique du pays», a-t-il averti. «L’Argentine n’a pas eu pendant des années de plan crédible. Ce que réclame le président des États-Unis est ce que nous réclamions», a-t-il ajouté, affirmant que l’Argentine «ne pourra pas s’en sortir sans une aide internationale». Le président a par ailleurs reconnu qu’il ne pourra pas rendre l’épargne réalisée en dollars dans «la monnaie d’origine», contrairement à ce qu’il avait promis lors de son discours d’investiture, tout simplement parce qu’il n’y a pas assez de dollars dans le système bancaire. Cela veut dire implicitement que le gouvernement va convertir en pesos les dépôts en dollars, après avoir déjà «pesifié» les dettes de moins de 100 000 dollars. Selon la presse argentine, le ministre de l’Économie Jorge Remes Lenicov a même l’intention de «pesifier» les dettes supérieures à 100 000 dollars, pour éviter la faillite des grandes entreprises argentines endettées et par là même de nombreuses banques. Cela conduirait à une «dédollarisation» presque complète de l’économie du pays qui, avant la dévaluation du peso, était dollarisée à hauteur de 70 %. Le gouvernement abandonnera le taux fixe du peso pour les transactions extérieures «au courant du second semestre», laissant alors totalement flotter la monnaie argentine, a précisé M. Duhalde. Pour éviter un effondrement du peso et limiter le coût de la dévaluation dans les premiers mois, Buenos Aires a adopté comme repère un taux fixe de 1 dollar pour 1,40 peso (28,6 % de dévaluation) pour les transactions extérieures, et laissé flotter le peso pour toutes les autres opérations. Le peso flottant a perdu jusqu’à présent 50 % de sa valeur par rapport au billet vert, le marché des changes ayant clôturé vendredi soir à environ 1 dollar pour 2 pesos. Eduardo Duhalde a ajouté qu’un impôt sur les exportations d’hydrocarbures serait bien mis en place, sans pour autant en préciser le pourcentage.
Le programme économique argentin qui sera présenté fin janvier à Washington affichera des objectifs de discipline monétaire, d’austérité budgétaire et de lutte contre l’évasion fiscale, a déclaré le président argentin Eduardo Duhalde. Ce programme essentiel pour que l’Argentine sorte de la crise et obtienne une aide financière internationale prévoira aussi un flottement total du peso et une «dédollarisation» complète de l’économie, a précisé M. Duhalde. «Le budget que nous sommes en train de présenter est vraiment un budget austère», a-t-il affirmé. La Banque centrale aura des objectifs stricts d’émission monétaire, a-t-il précisé, car «un pays qui émet de l’argent de manière irresponsable tombe dans l’hyperinflation». «L’administration fiscale doit être améliorée, c’est une...