Pétrole L’Arabie séoudite délogée par les États-Unis comme premier producteur
le 19 janvier 2002 à 00h00
Les États-Unis, après la réduction de la production décidée par les pays Opep et non Opep à partir du 1er janvier, vont reprendre leur place de premier producteur mondial de pétrole et dérivés, l’Arabie séoudite chutant à la deuxième place, a estimé hier l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans son rapport mensuel. Cette situation, qui serait toutefois provisoire, pourrait se prolonger pendant toute l’année 2002 si l’Organisation des pays exportateurs de pétrole applique pleinement sa baisse de production, a souligné l’agence. Les pays membres du cartel ont réduit à quatre reprises leur niveau de production l’an dernier afin de faire remonter les prix de brut. Les États-Unis devraient dépasser cette année les 8 millions de barils par jour (mbj). Selon l’agence, la Russie viendrait en troisième position. Mais si l’on exclut le gaz naturel liquéfié et autres liquides, l’Arabie séoudite et la Russie se trouveraient au coude-à-coude, avec une production de pétrole brut avoisinant les 7 millions de mbj, les États-Unis se retrouvant alors en troisième position. L’Arabie séoudite est le seul pays de l’Opep à figurer parmi les cinq premiers pays producteurs de pétrole. Sept pays non membres du cartel figurent dans la liste des dix premiers producteurs de pétrole dans le monde. Les 10 premiers fournissent 60% de la production mondiale de pétrole, avec un peu plus de 45 mbj. La part de l’Opep dans la production mondiale pourrait tomber à 32 %, en supposant que les nouveaux quotas de production sont respectés et que la production de l’Irak est réduite de 2 mbj. En se concentrant sur une stabilisation des prix et sur des recettes à court terme, l’Opep se retrouve face à une diminution significative de sa part de marché. Si les quotas sont totalement respectés, la production du cartel retombera au niveau qu’elle avait atteint en 1992, soit 23,8 mbj. À l’époque, cela représentait une part de marché de 35,4 %.
Les États-Unis, après la réduction de la production décidée par les pays Opep et non Opep à partir du 1er janvier, vont reprendre leur place de premier producteur mondial de pétrole et dérivés, l’Arabie séoudite chutant à la deuxième place, a estimé hier l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans son rapport mensuel. Cette situation, qui serait toutefois provisoire, pourrait se prolonger pendant toute l’année 2002 si l’Organisation des pays exportateurs de pétrole applique pleinement sa baisse de production, a souligné l’agence. Les pays membres du cartel ont réduit à quatre reprises leur niveau de production l’an dernier afin de faire remonter les prix de brut. Les États-Unis devraient dépasser cette année les 8 millions de barils par jour (mbj). Selon l’agence, la Russie viendrait en...
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