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Actualités - Analyse

La physionomie des marchés Dollar soutenu par les bonnes perspectives économiques américaines

L’euro est parvenu à se maintenir juste au-dessus du seuil de 0,88 dollar hier en fin de journée, après l’avoir brièvement franchi à la baisse en matinée sur les places européennes, mais restait vulnérable sur des marchés des changes très favorables au billet vert. Les perspectives à court terme sont négatives pour l’euro, selon les cambistes, qui n’écartent pas la possibilité d’un repli encore plus marqué de la monnaie unique européenne jusqu’à 0,8750 dollar. Certains analystes de marché, dont ceux de la BNP Paribas, estiment que l’euro pourrait même chuter sous la barre de 0,86 dollar dans les deux prochaines semaines, en raison d’une perte de confiance dans la devise européenne au profit du dollar, surtout après la publication hier de chiffres plus favorables à l’économie américaine. À cet égard, ces analystes ont fait mention des nouvelles demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux États-Unis qui ont diminué de 14 000, pour retomber à 384 000 au cours de la semaine achevée le 12 janvier, affichant ainsi leur plus bas niveau depuis la semaine close au 28 juillet 2001, en raison vraisemblablement de quelques créations d’emplois non agricoles. Il en est de même de l’amélioration de l’indice d’activité des entreprises industrielles calculé par la Réserve de Philadelphie, qui est devenu positif pour la première fois depuis novembre 2000 en s’établissant à 14,7 en janvier contre –12,6 en décembre, reflétant une amélioration du climat entourant le secteur manufacturier américain. Autre facteur ayant privilégié le dollar sur l’euro, l’affaiblissement de l’économie en Allemagne annoncé plus tôt dans la journée d’hier par l’Office fédéral allemand des statistiques. Selon les chiffres officiels du quatrième trimestre 2001, la première économie européenne a vu son produit intérieur brut (PIB) n’augmenter que de 0,6 % en rythme annuel, la plus mauvaise performance depuis la récession de 1993, contre 3 % en 2000. Ce développement a incité un haut responsable de l’Office des statistiques, Wolfgang Strohm, a reconnaître que l’Allemagne est techniquement entrée en récession avec un peu de chances d’amélioration à court terme. Cela d’autant qu’elle a enregistré l’an dernier un déficit budgétaire de 2,6 % de son PIB après un excédent de 1,2 % du PIB en 2000, le faisant recevoir un avertissement de la Commission européenne pour se rapprocher de trop près du seuil de 3 %. À cela s’est ajoutée la déclaration faite hier par le chancelier allemand Gerhard Schröder selon laquelle le chômage augmenterait sans doute en janvier et en février dans l’attente d’une reprise économique en cours d’année. Cela étant et compte tenu aussi de l’annonce par l’Office des statistiques nationales (ONS) britannique que les ventes de détail au Royaume-Uni ont affiché une baisse en volume de 0,3 % le mois dernier, le dollar ne tardait pas à être bien entouré, se négociant à New York, comme suit : – 0,8810 pour un euro contre 0,8820, la veille – 1,4350 pour un sterling contre 1,4370 – 1,6670 FS contre 1,6595 – 132,40 yens contre 132,10. Bonne tenue des marchés boursiers américains Sur les places boursières internationales, la publication hier de résultats trimestriels meilleurs que prévu et des prévisions optimistes de Compaq, Apple, Citicorp..., a permis aux marchés américains des valeurs mobilières de se relever, après avoir souffert la veille des nouvelles pessimistes d’Intel et JP Morgan Chase. De fait, après l’annonce par les fabricants américains d’ordinateurs Compaq et Apple de résultats meilleurs que prévu au quatrième trimestre 2001 et des prévisions optimistes pour cette année, la cote américaine n’a pas tardé à renouer avec la hausse. Les investisseurs ont repris courage après la publication d’autres résultats de sociétés conformes ou supérieurs aux attentes, dont ceux de General Electric, du portail Internet Yahoo, du groupe 3M (Minnesota Mining and Manufacturing), de Citigroup et Sears Roebuck. Mais leur entrain restait contenu avant la publication, après la clôture hier, des résultats de IBM, Microsoft et Sun Microsystems. En effet, l’indice composite Nasdaq a progressé au-dessus de la barre des 1 950 points franchie à la baisse la veille, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus bas à 9 712,21 points et un plus haut à 9 850,12 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 9820,98 points, en hausse de 108,71 points sur la veille. Hausse des Bourses européennes grâce aux télécoms Les deux groupes allemands Deutsche Telekom et Siemens ont mené jeudi une vive hausse des compartiments des télécoms et des technologiques sur les Bourses européennes qui ont en outre trouvé un soutien dans la bonne orientation affichée par les marchés d’actions américains. L’indice paneuropéen Eurotop 300 a affiché un gain de 14,65 points, soit 1,2 %, à 1 230,77, tandis que l’Euro Stoxx 50 a inscrit une hausse de 72,83 points (2,04 %) à 3 649,43. À Paris, le Cac-40 a gagné 1,13 %; à Londres, le FTSE-100 a avancé de 0,21 % et à Francfort, le Dax s’est adjugé 2,99 %. Après la phase de nervosité de ces derniers jours, plusieurs bonnes nouvelles sur les bénéfices des sociétés ont redonné confiance aux investisseurs de part et d’autre de l’Atlantique. «La situation s’est améliorée pour ce qui est des bénéfices hier matin en Europe et hier aux États-Unis», a constaté l’analyste Michael Quach, chez CSFB. Les valeurs européennes continuent néanmoins d’évoluer dans la moitié inférieure de leur fourchette de variation établie en novembre dernier après que les marchés eurent regagné quelque 25 % de leur valeur par rapport à leurs plus bas du 21 septembre. Le groupe industriel Siemens a affiché une hausse de 5,34 % après avoir dit que son bénéfice d’exploitation du premier trimestre de son exercice 2001/2002 marquerait une hausse «substantielle» sur le précédent, tout en étant inférieur à celui de la période correspondante du précédent exercice. Cette fermeté du groupe allemand a contribué à la hausse de 1,96 % enregistrée par l’indice Stoxx des technologiques, due également aux gains de 1,75 % de Nokia et de 1,98 % d’Ericsson. Ces deux constructeurs scandinaves d’équipements de télécoms doivent publier leurs résultats annuels la semaine prochaine. En revanche, les compartiments de la distribution et des médias n’ont pas réellement pu s’associer à la bonne orientation de la cote, retenus par le français Pinault-Printemps-Redoute et le britannique Reuters. Tokyo : en nouvelle baisse La Bourse de Tokyo a clôturé en baisse de 0,49 % jeudi, en raison d’un recul la veille de Wall Street lié à des inquiétudes pour les résultats des sociétés américaines qui n’a pas été totalement compensé par des gains dans les titres bancaires et défensifs japonais. L’indice de référence Nikkei 225 a perdu 49,40 points à 10 128,18 points. L’indice élargi Topix a de son côté cédé 2,71 points à 984 90 points. 782 valeurs ont terminé en hausse, 572 en baisse et 129 sont restées inchangées. Les échanges ont porté sur 591 millions de titres. «C’est étonnant que le marché n’ait pas chuté davantage», a estimé un analyste de chez HSBC Garry Evans. «New York était particulièrement faible et la séance d’hier a été assez mauvaise pour les valeurs des semi-conducteurs en Asie», a-t-il ajouté. «Le marché américain a été effrayé par les résultats de JP Morgan mais il est quand même un peu encourageant que pendant que Wall Street chutait, nous sommes restés quasiment inchangés», a commenté Morgan. Le groupe financier JP Morgan Chase a annoncé mercredi une perte nette de 332 M USD au quatrième trimestre 2001, due à l’Argentine et à la faillite du géant énergétique Enron. Parmi les valeurs de haute technologie, Fujitsu a perdu 7 yens, soit 0,7 % à 915 yens, NEC a cédé 1,4 % o 18 yens à 1 227. Sony a perdu 30 yens à 5 900. Le géant de l’électronique doit annoncer ses résultats du troisième trimestre la semaine prochaine, tandis que NEC et Fijitsu les annonceront à la fin du mois. Les valeurs bancaires ont aidé à soutenir le marché en continuant à redresser la barre après les sévères pertes accusées récemment, éloignant les inquiétudes concernant une crise financière du Japon pour l’année fiscale se terminant en mars. «Il n’est pas impossible de stopper une crise bancaire. S’il le doit, le gouvernement injectera des fonds aux banques», a estimé M. Evans. Le Premier ministre Junichiro Koizumi a déclaré mercredi que le gouvernement prendrait des mesures pour empêcher une telle crise.
L’euro est parvenu à se maintenir juste au-dessus du seuil de 0,88 dollar hier en fin de journée, après l’avoir brièvement franchi à la baisse en matinée sur les places européennes, mais restait vulnérable sur des marchés des changes très favorables au billet vert. Les perspectives à court terme sont négatives pour l’euro, selon les cambistes, qui n’écartent pas la possibilité d’un repli encore plus marqué de la monnaie unique européenne jusqu’à 0,8750 dollar. Certains analystes de marché, dont ceux de la BNP Paribas, estiment que l’euro pourrait même chuter sous la barre de 0,86 dollar dans les deux prochaines semaines, en raison d’une perte de confiance dans la devise européenne au profit du dollar, surtout après la publication hier de chiffres plus favorables à l’économie américaine. À cet...