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Accusé de fournir les armes, Téhéran dénonce une guerre psychologique contre l’Iran

L’Iran, sous le feu d’accusations américaines et israéliennes, continue de nier avoir l’intention de nuire aux efforts de paix au Proche-Orient ou en Afghanistan, insistant au contraire, dans ce deuxième cas, sur son engagement en faveur de la stabilité du pays. Les dirigeants iraniens ont souligné ces derniers jours leur volonté de jouer un «rôle constructif» en Afghanistan, de manière à dissiper les inquiétudes exprimées, notamment par les États-Unis, concernant la manière dont Téhéran avait l’intention d’agir vis-à-vis de l’Afghanistan. Allié de l’Alliance du Nord et ennemi irréductible des talibans, l’Iran avait bien accueilli la nomination de M. Karzaï, royaliste pachtoune, à la tête du gouvernement intérimaire afghan, mais le gouvernement iranien condamne les opérations militaires américaines en Afghanistan et s’oppose à la présence des forces étrangères dans ce pays. Pris de court également par la portée de l’affaire du Karine A l’Iran a nié être impliqué dans un quelconque trafic d’armes avec l’Autorité palestinienne. «C’est un scénario maladroit qui a été élaboré par le régime raciste d’Israël pour porter atteinte à l’image de l’Iran», a estimé le ministre iranien de la Défense Ali Chamkhani. «Aucun organisme iranien n’a envoyé d’armes aux territoires palestiniens», a réaffirmé le contre-amiral Chamkhani, niant que l’Iran entretienne des relations militaires avec l’Autorité palestinienne. «Il s’agit d’une guerre psychologique contre l’Iran», a estimé l’hodjatoleslam Hassan Rouhani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, principale instance de décision militaire du régime lors d’une rencontre avec l’ambassadeur de Palestine en Iran Salah Zawawi. Les États-Unis avaient assuré qu’il existait une «preuve convaincante» de l’implication du Hezbollah chiite libanais et de l’Iran dans l’affaire du Karine A. M. Rouhani, principal responsable chargé des questions de sécurité au sein du régime iranien, a même demandé au ministère des Affaires étrangères de donner une «suite légale» aux accusations d’Israël, que l’Iran qualifie d’État terroriste. Pour les dirigeants iraniens, qui n’ont jamais caché leur soutien aux mouvements islamistes radicaux palestiniens du Hamas ou du Jihad islamique ou encore à la milice chiite libanaise du Hezbollah, les accusations d’Israël procèdent d’une campagne visant «à ternir l’image de l’intifada palestinienne». Le Parlement iranien, dominé par les réformateurs, devait ainsi commencer mercredi l’examen d’un projet de loi prévoyant de créer un «tribunal spécial» chargé de «juger les terroristes» au nombre desquels il cite en premier lieu le Premier ministre israélien Ariel Sharon.
L’Iran, sous le feu d’accusations américaines et israéliennes, continue de nier avoir l’intention de nuire aux efforts de paix au Proche-Orient ou en Afghanistan, insistant au contraire, dans ce deuxième cas, sur son engagement en faveur de la stabilité du pays. Les dirigeants iraniens ont souligné ces derniers jours leur volonté de jouer un «rôle constructif» en Afghanistan, de manière à dissiper les inquiétudes exprimées, notamment par les États-Unis, concernant la manière dont Téhéran avait l’intention d’agir vis-à-vis de l’Afghanistan. Allié de l’Alliance du Nord et ennemi irréductible des talibans, l’Iran avait bien accueilli la nomination de M. Karzaï, royaliste pachtoune, à la tête du gouvernement intérimaire afghan, mais le gouvernement iranien condamne les opérations militaires...