Italie Berlusconi réussit son premier examen de politique européenne
le 12 janvier 2002 à 00h00
Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a passé hier son premier examen de politique européenne depuis sa reprise en main de sa diplomatie, se voyant décerner un certificat de «bon Européen» par le président de la Convention sur l’avenir de l’Europe Valéry Giscard d’Estaing. M. Berlusconi, qui assure l’intérim des Affaires étrangères, est l’objet de toute l’attention de ses partenaires européens inquiets de la démission de l’europhile Renato Ruggiero le 5 janvier pour divergences de vues sur l’Europe. L’Italie doit en effet présider les destinées des Quinze au deuxième semestre 2003, à la veille de la réforme des institutions de l’Union européenne et de son élargissement à une dizaine d’autres pays. M. Giscard d’Estaing, interrogé lors d’une conférence de presse à l’issue de la rencontre sur le «credo européen» de M. Berlusconi, s’est montré satisfait. «Le mot credo est une réponse», a-t-il dit. Le président désigné de la Convention qui doit préparer les futures institutions d’une Union européenne élargie, a affirmé avoir regardé «avec soin les déclarations qui ont été faites par M. Berlusconi au cours de ses activités politiques récentes, soit quand il était dans l’opposition ou encore quand il était parlementaire européen, ou alors depuis qu’il est président du Conseil». «J’y ai retrouvé une ligne qui est celle d’une contribution positive à la construction de l’Europe», a-t-il constaté. «M. Berlusconi m’a donné l’assurance qu’il travaillerait au succès de la Convention», a également déclaré l’ex-président français, ajoutant qu’il avait demandé un signe «concret» au chef du gouvernement italien, à savoir la nomination avant la fin du mois des représentants italiens au sein de la Convention. M. Giscard d’Estaing a jugé que «les éléments de politique intérieure ne doivent pas interférer avec les travaux de la convention ni dans un sens ni dans l’autre». Un vœu qui vaut également pour la France, l’Allemagne et la République tchèque où se dérouleront des élections cette année. M. Berlusconi a pour sa part réitéré son engagement en faveur d’une Europe «sujet politique fort sur la scène mondiale». Cette Union, a-t-il affirmé, devrait parler d’«une seule voix» et avoir «sa propre armée» non seulement pour la défense de l’Europe mais également pour «porter la paix dans le monde, là où il y a des crises régionales».
Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a passé hier son premier examen de politique européenne depuis sa reprise en main de sa diplomatie, se voyant décerner un certificat de «bon Européen» par le président de la Convention sur l’avenir de l’Europe Valéry Giscard d’Estaing. M. Berlusconi, qui assure l’intérim des Affaires étrangères, est l’objet de toute l’attention de ses partenaires européens inquiets de la démission de l’europhile Renato Ruggiero le 5 janvier pour divergences de vues sur l’Europe. L’Italie doit en effet présider les destinées des Quinze au deuxième semestre 2003, à la veille de la réforme des institutions de l’Union européenne et de son élargissement à une dizaine d’autres pays. M. Giscard d’Estaing, interrogé lors d’une conférence de presse à l’issue de...
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