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Actualités - Analyse

Des Libanais ayant servi d’intermédiaires n’ont rien reçu, selon un témoin

Des Libanais ayant joué les intermédiaires dans la libération des derniers otages français en 1988 au Liban ont été mal ou pas du tout récompensés de leurs services, a affirmé hier l’un d’entre eux à l’AFP. «Nous avons agi bénévolement et même parfois à nos frais. Non seulement on n’a donné à aucun d’entre nous de gratification une fois les otages libérés, mais certaines promesses n’ont pas été tenues», a déclaré cette personne sous le sceau de l’anonymat. Parmi ces promesses, a-t-elle assuré, l’envoi de médicaments à l’armée libanaise, pour la remercier d’avoir facilité le transfert immédiat des trois otages libérés en mai 1988 – Marcel Carton, Jean-Paul Kauffmann et Marcel Fontaine – à Chypre à bord d’un hélicoptère militaire. L’armée libanaise était alors sous le commandement du général Michel Aoun, aujourd’hui exilé en France. «Pour le remercier, le Premier ministre français de l’époque Jacques Chirac lui a écrit. Mais les médicaments promis à l’armée par les négociateurs français sur place à Beyrouth n’ont jamais été expédiés», a assuré la même source. Certains des intermédiaires libanais de l’équipe dirigée par le Français Jean-Charles Marchiani «n’ont jamais eu la nationalité française tandis que d’autres l’ont eu beaucoup plus tard, dans les années 1990, de manière régulière et sans aucun rapport avec les événements de 1988», a ajouté cette personne. Selon d’autres personnes au fait des négociations, «un journal de Beyrouth qui avait contribué à entretenir une campagne de presse au sujet des otages français et qui avait même favorisé les contacts avec les ravisseurs en diffusant des sortes de messages codés, n’a pas non plus été récompensé financièrement de ses efforts». «Même Iskandar Safa, qui avait affrété un avion d’affaires pour un coût d’environ 75 000 FRF, a eu apparemment du mal à se faire rembourser par les Français», a ajouté l’un des protagonistes, insistant pour rester anonyme.
Des Libanais ayant joué les intermédiaires dans la libération des derniers otages français en 1988 au Liban ont été mal ou pas du tout récompensés de leurs services, a affirmé hier l’un d’entre eux à l’AFP. «Nous avons agi bénévolement et même parfois à nos frais. Non seulement on n’a donné à aucun d’entre nous de gratification une fois les otages libérés, mais certaines promesses n’ont pas été tenues», a déclaré cette personne sous le sceau de l’anonymat. Parmi ces promesses, a-t-elle assuré, l’envoi de médicaments à l’armée libanaise, pour la remercier d’avoir facilité le transfert immédiat des trois otages libérés en mai 1988 – Marcel Carton, Jean-Paul Kauffmann et Marcel Fontaine – à Chypre à bord d’un hélicoptère militaire. L’armée libanaise était alors sous le...