Mandat d’arrêt international contre un homme d’affaires libanais
le 07 janvier 2002 à 00h00
Un mandat d’arrêt international a été lancé fin décembre par la justice française contre l’homme d’affaires libanais Iskandar Safa, dans le cadre de l’affaire liée à la libération des otages français du Liban en 1988, a-t-on confirmé de source proche de l’enquête. Des documents prouvant l’absence de M. Safa ont été transmis à la justice mais la juge Isabelle Prevost-Desprez, qui instruit cette affaire de «blanchiment aggravé» depuis juin dernier, comme le parquet de Paris n’ont pas été convaincus. La radio française RTL a affirmé de son côté que M. Safa est à Abou Dhabi. Dans un communiqué diffusé à la presse, Maroun Haddad, avocat des frères Iskandar et Akram Safa, a affirmé que l’homme d’affaires réside d’une façon permanente en France et qu’il n’a reçu aucune convocation de la justice au début du mois de décembre 2001. Me Haddad confirme par ailleurs que son client a quitté Paris le 8 décembre pour le Golfe pour négocier «un important contrat aux Émirats arabes unis concernant une société française dont il est l’actionnaire majoritaire». «Ce contrat intéressait particulièrement le ministère français de la Défense et était approuvé par ce dernier», note l’avocat. Lors de son voyage, M. Safa a été mis au courant de la convocation de la police financière. «Il a appelé l’officier chargé de l’enquête et a demandé au juge d’instruction d’attendre son retour en France», selon Me Haddad. «Malheureusement, la justice française n’a pas donné suite à la demande de M. Safa et a fini par lancer le mandat d’arrêt contre l’homme d’affaires le 28 décembre», ajoute l’avocat. Me Haddad conclut en citant des responsables français qui ont nié l’existence d’une rançon dans l’affaire des otages.
Un mandat d’arrêt international a été lancé fin décembre par la justice française contre l’homme d’affaires libanais Iskandar Safa, dans le cadre de l’affaire liée à la libération des otages français du Liban en 1988, a-t-on confirmé de source proche de l’enquête. Des documents prouvant l’absence de M. Safa ont été transmis à la justice mais la juge Isabelle Prevost-Desprez, qui instruit cette affaire de «blanchiment aggravé» depuis juin dernier, comme le parquet de Paris n’ont pas été convaincus. La radio française RTL a affirmé de son côté que M. Safa est à Abou Dhabi. Dans un communiqué diffusé à la presse, Maroun Haddad, avocat des frères Iskandar et Akram Safa, a affirmé que l’homme d’affaires réside d’une façon permanente en France et qu’il n’a reçu aucune convocation de la...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.