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Actualités - Chronologie

Iran Les ténors du régime se réunissent pour apaiser la tension

Les chefs des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire iraniens devaient se réunir samedi pour tenter d’apaiser la tension entre conservateurs et réformateurs, alourdie par l’annonce de la prochaine incarcération d’une députée réformatrice. Le quotidien gouvernemental Iran a rapporté samedi que le Tribunal des fonctionnaires avait ordonné l’incarcération de Fatemeh Haghighatjou, condamnée en appel à 17 mois de prison pour avoir dénoncé en février devant le Parlement «l’arrestation musclée» d’une journaliste, Fariba Davoudi-Mohadjer. Mme Haghighatjou, benjamine du Majlis (Parlement) avec 32 ans, fervente défenseuse de la liberté de la presse et des femmes, a aussi mis en cause la «légitimité» d’un procès intenté à un journaliste réformateur, Massoud Behnoud. Le Palais de justice de Téhéran a toutefois démenti cette information. «Nous démentons avoir donné l’ordre d’incarcérer Mme Haghighatjou», a déclaré à l’AFP un responsable judiciaire. Le président réformateur Mohammad Khatami, son allié, le président du Parlement Mehdi Karroubi, et le chef de la Justice, le conservateur Mahmoud Hachémi-Chahroudi devaient se pencher sur les divergences étalées sur la place publique entre les deux courants du régime. Aucune indication n’a été fournie en début de soirée sur cette rencontre, dont les résultats pourraient n’être connus que dans les prochains jours. La réunion se tient à la suite d’un appel à l’apaisement lancé mercredi par le guide de la République islamique, l’ayatollah Ali Khamenei, après la polémique entre la justice et le Parlement, qui n’a cessé d’enfler depuis l’incarcération du député réformateur Hossein Loghmanian, le 25 décembre. Les protestations n’ont pas cessé au Parlement depuis l’emprisonnement de M. Loghmanian, condamné à 18 mois de prison pour «insulte» à la justice, et en réaction, six députés avaient annoncé leur démission. Les députés réclament que leur «immunité» soit respectée, mais la justice considère qu’elle ne les protège pas des poursuites pour diffamation. Outre M. Loghmanian, deux autres députés, dont Mme Haghighatjou, ont été condamnés à la prison, mais n’ont pas été incarcérés, et 57 autres sont poursuivis par la justice sous diverses accusations. L’ayatollah Khamenei, successeur du fondateur de la République islamique l’imam Khomeyni et numéro un du régime, est intervenu dans le débat pour appeler à «l’unité des trois pouvoirs» et mettre en garde «contre le danger de la division et de la discorde». Il a toutefois refusé d’intervenir directement en faveur de la libération de M. Loghmanian. Une telle demande lui avait été faite par Mohammad-Reza Khatami, le frère du président, en tant que vice-président du Parlement.
Les chefs des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire iraniens devaient se réunir samedi pour tenter d’apaiser la tension entre conservateurs et réformateurs, alourdie par l’annonce de la prochaine incarcération d’une députée réformatrice. Le quotidien gouvernemental Iran a rapporté samedi que le Tribunal des fonctionnaires avait ordonné l’incarcération de Fatemeh Haghighatjou, condamnée en appel à 17 mois de prison pour avoir dénoncé en février devant le Parlement «l’arrestation musclée» d’une journaliste, Fariba Davoudi-Mohadjer. Mme Haghighatjou, benjamine du Majlis (Parlement) avec 32 ans, fervente défenseuse de la liberté de la presse et des femmes, a aussi mis en cause la «légitimité» d’un procès intenté à un journaliste réformateur, Massoud Behnoud. Le Palais de justice de Téhéran a...