« 9-11 » élu « mot de l’année » 2001 aux États-Unis
le 07 janvier 2002 à 00h00
Le «mot de l’année» aux États-Unis est en fait un chiffre : «9-11», la transcription numérique américaine de «11 septembre». Comme chaque année, une association de linguistes américains a procédé vendredi à l’élection du néologisme le plus marquant des 12 derniers mois et a choisi le mot «9-11», passé dans le langage courant pour désigner les attaques-suicide sur New York et Washington. «C’est maintenant la façon dont les gens désignent l’événement le plus horrible du siècle aux États-Unis», a déclaré Robert Stockwell de l’Université de Californie, à Los Angeles. Les années précédentes, l’American Dialect Society avait choisi des mots allant du peu connu «Bushlips» (littéralement lèvres de Bush) en 1991, désigant une rhétorique politique malhonnête, au mondialement connu «Y2K» (littéralement Year 2000, pour désigner le nouveau millénaire) en 1999. Mais cette année, les attentats du 11 septembre, qui ont donné naissance à un nombre infini de nouveaux termes, étaient omniprésents parmi les candidats au néologisme de l’année. «Daisy cutter», littéralement «faucheuse de marguerites», qui désigne une puissante bombe américaine utilisée en Afghanistan, a été élu le «plus grand euphémisme» de l’année. Quant à «shoe-icide bomber» – qui joue sur la proximité phonétique de «suicide bomber» (kamikaze) – en référence au passager du vol Paris-Miami qui avait tenté le mois dernier de mettre à feu les explosifs placés dans ses chaussures, il a été élu néologisme «le plus créatif» de l’année. «Osamaniac», pour les femmes attirées sexuellement par Oussama Ben Laden, et «theoterrorism» en référence aux attaques contre des civils pour des motifs religieux faisaient également partie des candidats.
Le «mot de l’année» aux États-Unis est en fait un chiffre : «9-11», la transcription numérique américaine de «11 septembre». Comme chaque année, une association de linguistes américains a procédé vendredi à l’élection du néologisme le plus marquant des 12 derniers mois et a choisi le mot «9-11», passé dans le langage courant pour désigner les attaques-suicide sur New York et Washington. «C’est maintenant la façon dont les gens désignent l’événement le plus horrible du siècle aux États-Unis», a déclaré Robert Stockwell de l’Université de Californie, à Los Angeles. Les années précédentes, l’American Dialect Society avait choisi des mots allant du peu connu «Bushlips» (littéralement lèvres de Bush) en 1991, désigant une rhétorique politique malhonnête, au mondialement connu «Y2K»...
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