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Actualités - Chronologie

Le nouvel Afghanistan candidat à l’association de l’Asie du Sud

Les dirigeants d’Asie du Sud, réunis à Katmandou, doivent parler d’une adhésion de l’Afghanistan, débarrassé des talibans, à leur association régionale qui reste handicapée par la rivalité entre l’Inde et le Pakistan. L’Afghanistan avait déjà été candidat à l’Association de l’Asie du Sud pour la coopération régionale (SAARC : Inde, Pakistan, Sri Lanka, Népal, Bangladesh, Bhoutan, Maldives), sous l’occupation soviétique dans les années 1980, puis sous le président Najibullah en 1990. Le ministre srilankais des Affaires étrangères Tyronne Fernando a estimé que la demande afghane pourrait maintenant être examinée à la faveur de l’arrivée au pouvoir d’un régime plus ouvert à Kaboul le mois dernier. «Les deux ministres des Affaires étrangères indien et pakistanais étaient présents à la prise de fonctions du nouveau gouvernement afghan et je pense que nous pouvons désormais commencer à examiner une adhésion de l’Afghanistan à la SAARC», a dit M. Fernando. Des diplomates doutent cependant d’une décision rapide impliquant une expansion de l’organisation au moment où elle a du mal à se réunir régulièrement dans sa configuration actuelle. Les statuts de la SAARC exigent que toute décision soit prise à l’unanimité et que ses sommets ne se tiennent que si tous les membres sont présents au niveau des chefs d’État ou de gouvernement. La SAARC a été lancée par le Bangladesh au début des années 1980 et a tenu son premier sommet à Dacca en 1985. Mais la rivalité entre l’Inde et le Pakistan a freiné la marche du groupement régional. Le sommet qui s’ouvre vendredi pour trois jours à Katmandou devait à l’origine se tenir en 1999, mais a été différé par des disputes entre les deux puissances nucléaires après le coup d’État qui a porté le général Pervez Musharraf au pouvoir à Islamabad. Cependant, la tâche gigantesque de reconstruction de l’Afghanistan et un afflux d’aide étrangère pourraient représenter une occasion pour l’industrie du bâtiment et la main-d’œuvre de l’Asie du Sud. Outre l’Inde et le Pakistan, le Sri Lanka explore le marché afghan pour sa principale exportation, le thé, et son ministre des Affaires étrangères projette une visite à Kaboul en mars. «Il peut y avoir plusieurs autres domaines de coopération», a ajouté M. Fernando. Le Japon souhaite également disposer d’un statut d’observateur à la SAARC pour mieux structurer son aide à la région, selon un diplomate. Lancée dans le but de combattre la pauvreté, la SAARC peut se prévaloir d’un bilan très limité, selon une étude interne. Au moins a-t-elle tenu bon depuis seize ans, aucun de ses membres ne l’ayant quittée malgré les querelles internes.
Les dirigeants d’Asie du Sud, réunis à Katmandou, doivent parler d’une adhésion de l’Afghanistan, débarrassé des talibans, à leur association régionale qui reste handicapée par la rivalité entre l’Inde et le Pakistan. L’Afghanistan avait déjà été candidat à l’Association de l’Asie du Sud pour la coopération régionale (SAARC : Inde, Pakistan, Sri Lanka, Népal, Bangladesh, Bhoutan, Maldives), sous l’occupation soviétique dans les années 1980, puis sous le président Najibullah en 1990. Le ministre srilankais des Affaires étrangères Tyronne Fernando a estimé que la demande afghane pourrait maintenant être examinée à la faveur de l’arrivée au pouvoir d’un régime plus ouvert à Kaboul le mois dernier. «Les deux ministres des Affaires étrangères indien et pakistanais étaient présents à la...