À Johannesburg, briques, bouteilles et meubles pleuvent à la Saint-Sylvestre
le 03 janvier 2002 à 00h00
Dans le quartier de Hillbrow, réputé un des plus dangereux de Johannesburg, policiers et soldats sud-africains patrouillent en voitures blindées tandis que les habitants marquent la nuit de la Saint-Sylvestre en précipitant des objets hétéroclites – briques, bouteilles et vieux meubles – du haut de leurs balcons. Hillbrow, un quartier défavorisé, est connu depuis des années pour la violence de ses festivités du Nouvel An et plus de 250 policiers et 70 soldats, portant gilets pare-balles et casques, étaient mobilisés pour tenter de limiter la casse. La forte présence policière aide «à dissuader les gens de quitter les immeubles pour aller renverser les voitures et se livrer au pillage», assure le commissaire Chris Wilken, 27 ans de métier, qui aide à diriger l’opération. Toutes les rues menant au quartier, à deux doigts d’un centre-ville quasiment désert, sont fermées à la circulation pour éviter que des automobilistes ne soient pris pour cible par des jets de pierres ou des tirs d’armes à feu. Les projectiles, précipités des étages élevés d’immeubles d’habitation, comprennent des réfrigérateurs et des vieilles cuisinières. Les voitures blindées pénètrent dans le quartier, connu pour son fort taux d’immigration illégale, ses bars louches et ses maisons de passe, au son d’explosions de pétards et sous les sifflets de centaines d’habitants, en bras de chemise aux balcons, ou réfugiés derrière les grilles des entrées d’immeubles.
Dans le quartier de Hillbrow, réputé un des plus dangereux de Johannesburg, policiers et soldats sud-africains patrouillent en voitures blindées tandis que les habitants marquent la nuit de la Saint-Sylvestre en précipitant des objets hétéroclites – briques, bouteilles et vieux meubles – du haut de leurs balcons. Hillbrow, un quartier défavorisé, est connu depuis des années pour la violence de ses festivités du Nouvel An et plus de 250 policiers et 70 soldats, portant gilets pare-balles et casques, étaient mobilisés pour tenter de limiter la casse. La forte présence policière aide «à dissuader les gens de quitter les immeubles pour aller renverser les voitures et se livrer au pillage», assure le commissaire Chris Wilken, 27 ans de métier, qui aide à diriger l’opération. Toutes les rues menant au...
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