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Actualités - Chronologie

La Suède court après l’euro, le Danemark le fuit

Quasiment ignorée au Danemark, la mise en circulation de l’euro dans douze pays de l’Union européenne mardi 1er janvier a convaincu les responsables politiques suédois de la nécessité d’un référendum rapide pour ne pas davantage retarder une éventuelle adhésion. Comme la Grande-Bretagne, la Suède et le Danemark ont choisi de ne pas adhérer à la monnaie unique. Le Danemark l’a rejetée par référendum (53 %) en septembre 2000. La Suède, longtemps rétive à l’idée d’abandonner sa couronne nationale, s’apprête enfin, à court ou moyen terme, à se prononcer. Le Premier ministre social-démocrate Goeran Persson a fait savoir hier par son service de presse que la date d’un référendum sur l’euro ne serait pas fixée avant les élections législatives du 15 septembre 2002. Il avait pourtant laissé entendre fin décembre qu’il n’excluait pas la tenue d’une consultation populaire dès l’automne 2002, soit six mois plus tôt que ce qu’il avait jusque-là suggéré, pour une mise en circulation de l’euro en Suède vers 2005-2006. Bien que chahuté à l’extrême gauche et au sein de son propre parti par les opposants à la monnaie unique, Goeran Persson veut accélérer le calendrier européen du pays tant qu’il a le vent dans le dos: les sondages créditent en effet les sociaux-démocrates de près de 40% d’opinions favorables – un record depuis 1998 auquel le Premier ministre n’est pas étranger –, la cote de l’euro est au beau fixe – ses partisans obtiennent même la majorité absolue, selon un récent sondage – et les analystes prédisent un mieux général pour l’économie du pays et le pouvoir d’achat des Suédois courant 2002. En Suède également, l’euro est devenu tangible. Numismates, vacanciers préparant leur séjour dans un pays de la zone euro ou simples curieux se sont procuré pièces et billets libellés en euros dès l’ouverture des bureaux de change, le 1er janvier au matin. Qu’ils le veuillent ou non, les Suédois seront désormais confrontés au quotidien à la monnaie unique, a tonné mardi le conservateur Bo Lundgren, europhile. Pour occuper, à son tour, la scène médiatique, le chef de l’opposition a fait la démonstration de «l’entrée réelle de l’euro dans la vie des Suédois» en réglant sa note en euros dans un restaurant rapide de Stockholm qui accepte des paiements en devises étrangères. «Tout le monde sait que les sociaux-démocrates ont un problème avec la question de l’UEM (Union économique et monétaire, ndlr). J’ai bien peur que (la proposition de) Persson ne soit pas sérieuse», a-t-il déclaré, appelant à la réunion des chefs de parti pour convenir d’une échéance pour le référendum promis. De l’autre côté de l’Oeresund, la presse danoise a traité l’arrivée de l’euro comme un événement exclusivement «étranger», se fendant de reportages sur les pays où il a été introduit mais faisant l’impasse sur ses retombées au Danemark. La coalition libérale-conservatrice aux affaires depuis les élections du 20 novembre dernier a boudé la mise en circulation de la monnaie unique comme elle l’avait fait tout au long de la campagne électorale pour s’attacher les faveurs du Parti du Peuple danois (extrême droite), antieuro, voire europhobe. Le Premier ministre libéral Anders Fogh Rasmussen n’a fait aucune mention de l’euro dans son discours de nouvelle année, alors que le Danemark assurera la présidence de l’UE au second semestre 2002. Pourtant, les partisans de l’euro sont de plus en plus nombreux au Danemark. Selon une enquête parue le 24 décembre dans le quotidien Berlingske Tidende, ils seraient même majoritaires avec 51 % d’opinions favorables contre 43 % d’opinions négatives. 20 % des personnes ayant voté «non» lors du référendum du 28 septembre 2000 auraient notamment changé d’avis.
Quasiment ignorée au Danemark, la mise en circulation de l’euro dans douze pays de l’Union européenne mardi 1er janvier a convaincu les responsables politiques suédois de la nécessité d’un référendum rapide pour ne pas davantage retarder une éventuelle adhésion. Comme la Grande-Bretagne, la Suède et le Danemark ont choisi de ne pas adhérer à la monnaie unique. Le Danemark l’a rejetée par référendum (53 %) en septembre 2000. La Suède, longtemps rétive à l’idée d’abandonner sa couronne nationale, s’apprête enfin, à court ou moyen terme, à se prononcer. Le Premier ministre social-démocrate Goeran Persson a fait savoir hier par son service de presse que la date d’un référendum sur l’euro ne serait pas fixée avant les élections législatives du 15 septembre 2002. Il avait pourtant laissé entendre...