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Actualités - Chronologies

L’économie mondiale vacille après septembre - et n’espère rien avant la mi-2002

Coup de frein à la croissance en Europe, récession simultanée aux États-Unis et au Japon, vacillement des pays émergents : déjà fragilisée depuis le début de l’année, l’économie mondiale a été fortement ébranlée par les attentats du 11 septembre. Et si déjà, trois mois après les attentats à New York et à Washington, les États-Unis perçoivent la lumière au bout du tunnel grâce, entre autres, à une remontée de la consommation, l’Europe emmenée par l’Allemagne patauge dans le marasme et le Japon reste dans le noir : une reprise économique à grande échelle n’est pas attendue au moins avant la mi-2002. «Si l’économie mondiale vit un retournement de tendance synchronisé, la reprise attendue en 2002 sera inégale et différera selon les régions», avertissent les experts de Bank of America. La zone euro, aux structures moins flexibles qu’aux États-Unis, devrait être en retard d’au moins un trimestre par rapport au futur rebond américain et voir sa croissance progresser de seulement 0,5 % à 1 % l’an prochain, selon les économistes. Tandis qu’aux États-Unis, «même si l’industrie américaine n’est pas encore sortie de la récession, la fin du marasme semble proche», relève Marc Touati, de Natexis Banques Populaires. Selon les prévisions, les États-Unis devraient enregistrer une croissance d’environ 2 % en 2002. Pour le sous-secrétaire américain au Trésor, John Taylor, début décembre, l’économie américaine, au vu des dernières statistiques, est déjà en train de rebondir et la croissance va reprendre de la vigueur pour atteindre environ +3 % à la fin de 2002. Un rebond qui contraste singulièrement avec une année 2001 sombre, entre un ralentissement plus fort qu’anticipé et les actes terroristes du 11 septembre, dévastateurs pour de nombreux pans de l’activité américaine : tourisme, finances, assurances, banques, aviation, aéronautique... La bulle des nouvelles technologies Dès le début 2001, l’économie américaine s’essoufflait, loin des formidables taux de croissance enregistrés pendant une période exceptionnellement longue et ininterrompue de dix ans. Un essoufflement dû à l’éclatement de la bulle des nouvelles technologies et des télécoms, à un surinvestissement et au final, à une chute des marchés boursiers, nourrissant perte de confiance et effritement de la consommation, moteur de la croissance outre-Atlantique. Face au coup de frein de son principal partenaire, le Japon n’a pu que se débattre sans succès dans ses problèmes récurrents depuis la crise de 1997 : absence de consommation interne, blocages politiques des réformes des secteurs financiers et de l’assurance, yen trop élevé. Quant à la zone euro, elle a fini par confirmer au début de l’été le vieil adage : quand l’Amérique éternue, l’Europe s’enrhume. C’est particulièrement l’Allemagne, dont les États-Unis constituent le premier débouché, qui a fait la première les frais du ralentissement américain et contemple son entrée prochaine en récession. Les attentats du 11 septembre ont fini par secouer le peu d’allant qui restait à l’économie américaine, la faisant plonger dans une récession qui menaçait depuis le premier trimestre, et par jeu de domino, ont fait basculer le Japon à son tour dans la récession. Quant aux pays de la zone euro, avec une Banque centrale européenne moins agressive que la Réserve fédérale américaine et sans coordination de leurs politiques économiques, il ne leur reste que leur volontarisme à opposer à la dégradation de la conjoncture.
Coup de frein à la croissance en Europe, récession simultanée aux États-Unis et au Japon, vacillement des pays émergents : déjà fragilisée depuis le début de l’année, l’économie mondiale a été fortement ébranlée par les attentats du 11 septembre. Et si déjà, trois mois après les attentats à New York et à Washington, les États-Unis perçoivent la lumière au bout du tunnel grâce, entre autres, à une remontée de la consommation, l’Europe emmenée par l’Allemagne patauge dans le marasme et le Japon reste dans le noir : une reprise économique à grande échelle n’est pas attendue au moins avant la mi-2002. «Si l’économie mondiale vit un retournement de tendance synchronisé, la reprise attendue en 2002 sera inégale et différera selon les régions», avertissent les experts de Bank of America. La...