Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

Janvier : crise entre Joumblatt et le pouvoir

Mardi 2 : les incidents meurtriers se multiplient à la frontière avec Israël qui met en garde contre une escalade. • Le Premier ministre Rafic Hariri garantit au général Michel Aoun qu’il ne serait pas arrêté à son retour au Liban et prévoit, d’autre part, une croissance de 3 à 5 % en 2001. – Mercredi 3 : la force mixte armée-FSI traque les auteurs palestiniens d’un bombardement sauvage de Chebaa. • Le général Aoun affirme prendre au sérieux l’initiative de Hariri. – Vendredi 5 : des «sources judiciaires» désavouent Hariri, mais le général Aoun maintient qu’il souhaite retourner à Beyrouth. – Dimanche 7 : décès du président Charles Hélou à l’âge de 87 ans. – Lundi 8 : Damas ouvre de nouveau ses portes à Joumblatt qui s’était vu interdire, deux mois plus tôt, l’entrée en Syrie après avoir réclamé un rééquilibrage des relations libano-syriennes. – Mardi 9 : le Liban fait ses adieux à Charles Hélou. – Mercredi 10 : le président du Conseil supérieur chiite Mohammed Mehdi Chamseddine meurt d’un cancer à l’âge de 66 ans. – Jeudi 11 : la crise s’envenime entre Lahoud et Joumblatt. Le chef de l’État affirme que «la diffamation ne sera plus tolérée». – Vendredi 12 : le vice-président syrien Abdel-Halim Khaddam à Baabda, pour la première fois depuis 1998. – Lundi 15 : le doyen du corps diplomatique à Beyrouth appelle le Liban à «perfectionner» sa démocratie. Lahoud rejette tout accord avec Israël sans garantie de retour aux Palestiniens. – Dimanche 21 : Hariri annonce que le Koweit couvrira 70 % du coût du projet du Litani. – Mardi 23 : le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan souhaite transformer la Finul en une mission d’observation. – Jeudi 25 : le Conseil des ministres approuve le projet de budget. • Les agriculteurs bloquent la route entre Saïda et Tyr pour protester contre la concurrence étrangère. • Le Koweït porte à 200 millions de dollars son dépôt à la Banque centrale, un geste destiné à soutenir la politique de défense de la LL. – Vendredi 26 : Omar Karamé boycotte la rencontre-déjeuner de l’opposition à Bteghrine. • Tirs d’hélicoptères et de chars israéliens au Liban-Sud. – Dimanche 28 : Hariri se prononce contre l’action palestinienne au Sud, mais le Hezbollah affirme appuyer une telle action. – Lundi 29 : l’Onu réclame du Liban des mesures concrètes pour stabiliser la situation au Liban-Sud et juge «insuffisants» les propos de Hariri sur le refus de l’action palestinienne. – Mardi 30 : en visite au Liban, le président de la Banque mondiale, James Wolfensohn, incite les Libanais à s’unir pour éviter que «leur bateau ne coule». Février : Sfeir aux USA ; polémique entre Hariri et le Hezbollah ; fermeture de Télé-Liban – Jeudi 1er : grève des enseignants du public et des employés des offices autonomes. Grève et sit-in des partis arméniens à Bourj Hammoud pour protester contre l’absence d’un second ministre arménien au sein du gouvernement. • Approbation par le Conseil des ministres du projet de fusion entre le Conseil exécutif des grands projets de Beyrouth et du Conseil exécutifs des grands projets au sein du Conseil pour le développement et la reconstruction, suite à une entente entre Lahoud et Hariri. • Lancement de l’année de la francophonie par le ministre de la Culture Ghassan Salamé. Le Groupe d’action financière sur le blanchiment d’argent (Gafi) maintient le Liban sur la liste des 15 pays jugés non coopératifs en matière de lutte contre le blanchiment. – Vendredi 2 : un doyen de l’AUB disparu, Dean Kelvin, est retrouvé sain et sauf dans un appartement à Hamra. – Dimanche 4 : visite du président chypriote, Glafcos Cléridès, au Liban. • Visite du Premier ministre Rafic Hariri à Tokyo. – Mardi 6 : bilan de Fouad Boutros au président Émile Lahoud sur sa médiation entre Bkerké et Damas. • Les autorités libanaises décident d’empêcher fermement toute action des fedayine au Liban-Sud. • Tokyo manifeste un intérêt évident pour les investissements au Liban. – Mercredi 7 : réunion mensuelle des évêques maronites : Sfeir plaide pour une «indépendance réelle». • Sleiman Frangié se rend chez le Amid du Bloc national Carlos Eddé. Jeudi 8 : le président de la Commission européenne, Romano Prodi, à Beyrouth pour discuter de l’accord d’association Liban-UE. • Carlos Eddé : «Nous réclamons toujours le retrait de l’armée syrienne». • Pour le ministre de la Culture, Ghassan Salamé, le sommet francophone est un retour déterminé de Beyrouth au cœur de la diplomatie internationale. – Vendredi 9 : le secrétaire d’État Colin Powell demande au Liban de donner une chance au nouveau pouvoir israélien. Fouad Boutros déterminé à poursuivre sa médiation entre Bkerké et Damas. • Rassemblement d’étudiants FL à Bkerké pour la libération de Samir Geagea. – Dimanche 11 : le leader du parti travailliste israélien Ehud Barak accuse le Hezbollah d’avoir planifié un attentat en Israël. La Finul empêchée par le Hezbollah de patrouiller à Kfarchouba. État d’alerte maximum dans les camps palestiniens. – Lundi 12 : rencontre Lahoud-Sfeir à Baabda. • Le président syrien Bachar el-Assad déclare que l’armée syrienne restera au Liban jusqu’à l’instauration de la paix régionale. • Visite officielle de Hariri à Paris. • 62 parlementaires français réclament le retrait syrien du Liban. • Les avocats de Beyrouth boycottent le tribunal militaire après des accusations proférées par la présidence du tribunal et portant atteinte à la dignité des avocats. • Déclarations tonitruantes du général Michel Aoun à l’antenne de la MTV : «La Syrie se comporte avec le pouvoir libanais comme Hitler avec Pétain». – Mardi 13 : visite du ministre grec des Affaires étrangères, Georges Papandréou à Beyrouth. – Mercredi 14 : «Aoun sera poursuivi» pour ses propos, affirme la Sûreté générale ; qui réclame des excuses à la MTV. • Départ du patriarche maronite Nasrallah Sfeir pour une tournée aux USA : «Le Liban a été privé de son indépendance pendant un quart de siècle». • La Cour de cassation confirme la condamnation de Samir Geagea dans l’affaire de l’assassinat d’Élie Zayeck, en janvier 1990. Jeudi 15 : Hariri : «Non» aux provocations à la frontière avec Israël. Intérêt des hommes d’affaires français pour les investissements au Liban. • Sfeir, dans le Missouri, dénonce la situation sociale des familles du Liban-Sud. • Chamoun : «Le Liban en passe de devenir une province syrienne». – Vendredi 16 : le Hezbollah lance une attaque contre les fermes de Chebaa : mort d’un soldat israélien. Hariri effectue des contacts auprès de Washington pour éviter une «riposte majeure». Le Quai d’Orsay contre les provocations au Sud. – Lundi 19 : polémique Hariri-Hezbollah : la résistance ne doit être le monopole de personne, souligne le Premier ministre. • Le code de procédure pénale amendé est approuvé en commission. – Mardi 20 : une violente tempête souffle sur le Liban et provoque accidents, destructions et dégâts. – Mercredi 21 : une manifestation estudiantine devant l’ambassade US pour protester contre les raids sur Bagdad tourne à l’émeute. Bilan : 20 blessés. • Sfeir à Minneapolis : «Le redressement politique et économique passe par l’application de la résolution 520». • Le général Aoun critique Jamil Sayyed, la Sûreté générale contre-attaque. – Jeudi 22 : le Conseil des ministres décide de privatiser l’EDL et de fermer Télé-Liban pour la restructurer. Licenciement collectif à Télé-Liban. – Vendredi 23 : Hussein Khalil, adjoint politique du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, affirme : «Notre rôle se limite à inciter les Palestiniens à se battre». • Aridi annonce la réorganisation de l’Ani et de Radio-Liban. – Dimanche 25 : Hariri : La livre ne sera pas dévaluée. • Sfeir à Los Angeles : «Le Liban ne doit pas rester prisonnier jusqu’à la libération du Golan». – Mardi 27 : réunion économique sur le Liban à l’Élysée pour examiner les moyens de réduire le service de la dette publique libanaise, sous le parrainage de la France, de la Banque mondiale et de l’Union européenne. • Communiqué conjoint du courant aouniste, des Forces libanaises et du PNL contre le pouvoir des services de sécurité. Rassemblement d’étudiants FL, PNL et Kataëb en commémoration de l’attentat de l’église Notre-Dame de la Délivrance. – Mercredi 28 : fermeture de Télé-Liban. Montant global des indemnités qui seront payées : entre 32 et 35 millions de dollars. Mars : imposant rassemblement de l’opposition à Bkerké pour accueillir Sfeir – Jeudi 1er : le chef de l’État entame une visite officielle de quatre jours en Italie. – Vendredi 2 : le général Émile Lahoud est reçu au Vatican par le pape Jean-Paul II qui insiste auprès de lui sur la réconciliation nationale. – Mardi 6 : l’ancien chef de la diplomatie, Fouad Boutros, reprend le dialogue avec Damas dans la perspective d’un rééquilibrage des relations libano-syriennes. – Mercredi 7 : devant un groupe de sénateurs et de membres de la Chambre des représentants à Washington, le patriarche maronite Nasrallah Sfeir dénonce «l’hégémonie syrienne au Liban». C’est le leitmotiv de sa visite pastorale aux États-Unis. – Jeudi 8 : le gouvernement avalise le processus de réforme administrative. Les ministères et les établissements publics ont un délai de deux mois pour dresser la liste des fonctionnaires en surnombre. – Lundi 12 : le gouvernement demande à BNP-Paribas de l’aider à préparer la privatisation d’EDL. – Mardi 13 : l’armée se déploie à Beyrouth à la veille de manifestations antisyriennes dans les universités. – Mercredi 14 : le pays est paralysé par le déploiement en force de l’armée qui boucle les entrées de la capitale pour faire échec aux manifestations estudiantines antisyriennes. – Mardi 20 : débat fiévreux à la Chambre sur la présence syrienne au Liban. – Jeudi 22 : le Conseil national de la recherche scientifique (CNRS) organise une conférence sur l’eau : plus de 70 % des sources libanaises sont polluées. – Mardi 27 : l’indépendance plébiscitée à Bkerké : près de 150 000 personnes, notamment des partisans de l’opposition (Forces libanaises, courant aouniste, PNL) acccueillent le patriarche Sfeir à Bkerké, au terme de sa visite pastorale aux États-Unis. – Mercredi 28 : la Chambre approuve le nouveau code de procédure pénale qui sera renvoyé quelques semaines plus tard par le chef de l’État à la Chambre, assorti d’une série de propositions d’amendements. Avril : le Rassemblement de Kornet Chehwane publie son document politique ; le camp prosyrien contre-attaque – Lundi 2 : Le président slovaque, Rdolph Shuster, entame une visite officielle de trois jours au Liban, placée sous le signe de la coopération politique et économique. – Mardi 3 : le débat sur la présence syrienne s’exacerbe. À l’occasion de l’Achoura, le Hezbollah et les chefs spirituels chiites défendent dans leurs discours respectifs la présence syrienne au Liban, répondant ainsi au patriarche maronite, Nasrallah Sfeir, qui mène campagne contre cette présence. – Mercredi 4 : l’Assemblée des évêques maronites dénonce «le climat confessionnel artificiel dans le pays» et réclame un débat «national» sur la présence syrienne au Liban. – Vendredi 6 : le camp prosyrien hausse le ton. À la sortie des mosquées, des tracts séditieux sont distribués, menaçant de mort les partisans du courant aouniste, du PSP, des Forces libanaises et du PCL qui projetaient d’organiser un rassemblement pacifique à l’occasion du 13 avril, place de l’Étoile. Le mufti de la République, Mohammed Rachid Kabbani, oppose un non catégorique au retrait des forces syriennes tout en appelant à un «dialogue national approfondi». Réussite d’une nouvelle émission d’eurobonds lancée par le gouvernement : l’offre excède largement la demande et l’opération est clôturée à un milliard de dollars. – Dimanche 8 : de nouveaux tracts subversifs sont distribués dans les quartiers ouest de la capitale. – Mardi 10 : en dépit d’une interdiction des rassemblements, annoncés quelques jours plus tôt par le ministère de l’Intérieur, le Baas prosyrien maintient une marche de Berbir jusqu’au Musée pour soutenir la présence syrienne au Liban. • La loi sur le blanchiment d’argent votée au Parlement. – Mercredi 11 : le Baas prosyrien annule la marche qu’il comptait organiser à Berbir mais organise avec les Ahbaches un rassemblement à caractère martial pour protester contre les appels au retrait syrien : les manifestants brandissent des haches, des bâtons et des couteaux de cuisine. – Vendredi 13 : l’Ordre de la presse appelle au «sauvetage de la nation» et invite l’État à «des initiatives urgentes de dialogue». – Samedi 14 : le Hezbollah attaque une position israélienne dans les hameaux de Chebaa : un soldat israélien est tué. Le timing de l’opération sera plus tard critiqué par le chef du gouvernement qui est violemment pris à partie par la formation intégriste. – Lundi 15 : l’aviation israélienne riposte à l’attaque du Hezbollah en bombardant un poste-radar syrien à Dahr el-Beidar : deux soldats syriens sont tués. – Dimanche 22 : le Premier ministre Rafic Hariri entame une tournée de onze jours qui le mènera au Vatican, à Washington, à New York, à Ottawa, à Paris et dont le principal objectif est de préparer Paris II, la réunion destinée à soutenir les efforts de redressement du gouvernement. – Lundi 23 : recevant M. Rafic Hariri, le pape Jean-Paul II insiste de nouveau sur la réconciliation nationale. • Le Liban adopte un nouveau code douanier pour remplacer l’ancien qui datait de 1936. – Mardi 24 : Hariri est reçu à la Maison-Blanche. Le président américain, George Bush, rend un vibrant hommage à son homologue syrien, Bachar el-Assad. Le chef du gouvernement s’entretiendra plus tard avec le secrétaire d’État américain, Colin Powell. – Jeudi 26 : le régime s’efforce de ressouder le front interne. Le président Lahoud se rend chez le patriarche maronite Nasrallah Sfeir et les deux hommes s’entendent sur un «mécanisme de contacts réguliers» entre Baabda et Bkerké. – Vendredi 27 : le chef de la diplomatie française, Hubert Védrine, effectue une brève visite officielle à Beyrouth. Il relève à son départ que les dirigeants libanais sont «arc-boutés à des positions extrêmes». – Samedi 28 : à New York, M. Rafic Hariri obtient du secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, le maintien de la Finul au Liban-Sud. – Lundi 30 : le Rassemblement de Kornet Chehwane publie à partir de Bkerké son document qui a obtenu la bénédiction du patriarche Sfeir et qui résume les principales revendications de l’opposition chrétienne. • Devant le chef du gouvernement, le Premier ministre canadien, Jean Chrétien, souligne que le Canada souhaite aider le Liban à réduire sa dette. Mai : des voix chrétiennes et musulmanes appellent au rééquilibrage des relations libano-syriennes – Mercredi 2 : le président syrien Bachar el-Assad minimise le débat sur la présence syrienne au Liban. Ceux qui réclament le départ des troupes syriennes «ne représentent que des groupuscules», souligne-t-il. • En visite en France, Hariri déclare que Paris II, une réunion des partenaires financiers du Liban, sera organisée «juste avant ou après les vacances d’été». • Les effectifs de la Finul seront réduits à partir de juillet prochain, annonce un rapport du secrétaire général de l’Onu. – Jeudi 3 : les alliés de Damas se déchaînent contre les Assises de Kornet Chehwane, qui avaient publié à partir de Bkerké un mémorandum, le lundi 30 avril, définissant un plan d’action visant à venir à bout des principaux problèmes du pays (rééquilibrage des relations libano-syriennes, réconciliation nationale et protection de la démocratie). • Le trafic aérien perturbé à l’AIB. Trois syndicats des employés de la MEA observent une grève d’avertissement pour protester contre un plan de restructuration de la compagnie. – Vendredi 4 : Mgr Sfeir réitère ses positions de principe concernant la Syrie. «Le bon voisinage impose que chaque fraction puisse gérer ses propres affaires», indique-t-il. – Samedi 5 : réélection de M. Adnane Kassar à la tête de la Chambre de commerce et d’industrie de Beyrouth. – Jeudi 10 : l’État cède au secteur privé 49 % de ses parts à Télé-Liban. – Lundi 14 : à la veille d’une réunion que doit tenir le Conseil de sécurité de l’Onu pour entériner le rapport de Kofi Annan sur le Liban-Sud, le Hezbollah prend l’initiative d’une nouvelle attaque contre les fermes de Chebaa, entraînant une riposte localisée d’Israël. – Mardi 15 : Israël met en garde la Syrie contre de nouveaux tirs à partir du Liban. • Les brigades al-Aqsa font leur apparition à Aïn el-Héloué. • HSBC rouvre son siège à Beyrouth. – Mercredi 16 : Kornet Chehwane fait tache d’huile : des personnalités musulmanes se prononcent en faveur d’un redéploiement de l’armée syrienne. Le forum démocratique, présidé par Habib Sadek (et regroupant de nombreuses personnalités musulmanes), appelle au redéploiement des troupes syriennes. – Jeudi 17 : Washington somme Beyrouth de clore le débat sur les fermes de Chebaa. – Vendredi 18 : tirs israéliens à la porte de Fatmé. Deux personnes blessées. – Dimanche 20 : Israël menace «Bachar et ses troupes au Liban». – Dimanche 27 : au Liban-Sud, douzième attentat en moins d’un mois prenant pour cible un ancien membre de l’ALS. – Lundi 28 : le président Émile Lahoud en visite officielle à Paris. – Mardi 29 : ouverture du débat budgétaire. Le chef du Législatif Nabih Berry dénonce l’omnipotence des services de renseignements libanais. – Jeudi 31 : empoignade entre les étudiants de l’UL et les FSI. Place de l’Étoile, les jeunes protestent contre la décision du gouvernement, prise un mois plus tôt, de fusionner les sections est et ouest de l’UL à Beyrouth et au Mont-Liban. Juin : des sources officielles font état d’un repli syrien – Dimanche 3 : le vice-président syrien, Abdel-Halim Khaddam, perd connaissance au cours d’un meeting à Tripoli. – Lundi 4 : remis de son évanouissement, Khaddam parraine une réunion de «franche explication» entre les trois principaux pôles de l’État. – Mardi 5 : les assises de Kornet Chehwane forment des commissions de travail. • Haschich et pavot refleurissent dans la Békaa. – Mercredi 6 : Université libanaise : 3 000 étudiants qui manifestent place de l’Étoile reçoivent le soutien actif de l’opposition chrétienne. Les «antifusionnistes» veulent contraindre le pouvoir à abandonner le projet de fusion des première et deuxième sections de l’UL. • Baabda intensifie ses contacts avec l’opposition. Fouad Boutros rencontre le président de la République. – Jeudi 7 : rencontre Sfeir-Lahoud à Baabda, la quatrième réunion en un an entre le patriarche maronite et le président de la République. • Joseph Torbey élu président de l’Union des banques arabes. – Dimanche 10 : «Les saints et les martyrs sauveront le Liban, malgré la volonté de certains de ses fils», indique Sfeir à Rome, à l’issue de la canonisation de Rafqa. – Mardi 12 : Joumblatt chez Lahoud ; les tentatives de rapprochement entre le pouvoir et l’opposition se multiplient. • Les contrats de LibanCell et de Cellis résiliés. – Mercredi 13 : Lahoud en visite officielle au Maroc. – Jeudi 14 : présence syrienne : des sources officielles filtrent à la presse des informations sur un redéploiement syrien censé s’étaler sur quatre jours et englober Baabda, Yarzé, Ouzaï, Aïn Saadé, Fanar et Beit-Méry. Ce «redéploiement» s’avèrera être une vaste opération de désinformation orchestrée par certains «services» travaillant dans l’ombre. – Cellis proteste contre la résiliation de son contrat. – Lundi 18 : en visite en Iran pour quelques heures, Hariri et Joumblatt s’entretiennent avec Khatami. – Mardi 19 : débat budgétaire : le gouvernement malmené à la Chambre et dans la rue. Des manifestants insultent le Premier ministre. – Jeudi 21 : vote du budget à la Chambre à une large majorité. • MEA : l’Exécutif est déterminé à appliquer le plan de licenciement. Grève symbolique des employés de la compagnie aérienne. – Vendredi 22 : le mouvement de protestation se poursuit à la MEA. Hariri : «Nous ne céderons pas au chantage». • Le Liban adhère au traité de la carte arabe unifiée de l’assurance auto. – Samedi 23 : le Gafi maintient le Liban sur la liste noire des pays accusés de ne pas coopérer à la lutte contre le blanchiment d’argent. • La banque Beirut & the Arab Countries acquiert 80 % de la Capital Insurance & Reinsurance Company. – Lundi 25 : les employés de la MEA font grève ; le trafic aérien est perturbé. – Mardi 26 : en visite en France, Bachar el-Assad déclare qu’il n’y a «plus un seul Libanais prisonnier en Syrie». • La Banque mondiale demande à Cellis de lui rembourser un prêt de 100 millions de dollars. • La Byblos Bank rachète la Wedge Bank. – Vendredi 29 : les tirs du Hezbollah rallument le brûlot de Chebaa. La Syrie «assumera les conséquences de l’attaque», avertit Tel-Aviv. Juillet - vote du code de procédure pénale – Dimanche 1er : Hezbollah/Israël : attaques et contre-attaques. Un radar syrien et un autre israélien détruits, trois soldats de Damas blessés dans la Békaa. • Virgin Megastore ouvre ses portes à Beyrouth. – Mardi 3 : le Hezbollah appelle à des barrages humains contre la destruction des plantations de haschisch. – Jeudi 5 : le Conseil des ministres affirme sa détermination à éradiquer le haschisch, menace de fronde ou pas. – Vendredi 6 : chassé-croisé d’émissaires US, russe et européen à Beyrouth pour empêcher l’escalade entre Israël et le Liban. • Le prince Walid ben Talal signe avec un pool bancaire libanais un prêt de 46 millions de dollars pour le financement des travaux de l’hôtel Mövenpick. – Mardi 10 : le Conseil des ministres saisi du dossier de l’EDL. – Mercredi 11 : le président Émile Lahoud rencontre son homologue tunisien Ben Ali à Tunis. • Grèves : le débrayage à l’EDL s’étend aux offices autonomes. Grévistes et gouvernement font assaut d’intransigeance. – Vendredi 13 : «Des Syriens pour remplacer les grévistes de l’EDL», menace le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Mohammed Beydoun. – Dimanche 15 : les jeunes aounistes, haririens, du PNL, des Kataëb, des Forces libanaises, du PSP et du PCL se retrouvent à Baakline pour un vaste dialogue. Joumblatt : L’interdit du dialogue est tombé. – Mardi 17 : EDL : le Parlement solidaire du gouvernement : non à la grève. – Mercredi 18 : Nassib Lahoud, député du Metn-Nord, à L’Orient-Le Jour : On ne peut plus continuer à gouverner à coups de mises en scène spectaculaires. • L’épreuve de force à la MEA se poursuit. – Jeudi 19 : Walid Joumblatt chez le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah. – Lundi 23 : Chirac-Hariri à l’Élysée. Le Premier ministre promet des mesures «très surprenantes» au sujet du redressement et souligne que Paris II se tiendra «avant la fin de l’année». – Jeudi 26 : place de l’Étoile : le code de procédure pénale voté par 81 voix contre 3. Un pas important sur la voie du respect des droits de l’homme. Mais à la Chambre, on minimise l’importance du vote. «Le Parlement ne souhaite nullement contrecarrer le président» Lahoud, affirme Boutros Harb. – Dimanche 29 : Sfeir : Le canon s’est tu, mais le Liban aspire toujours à la souveraineté. • Beyrouth veut faire évoluer, et non modifier, la mission de la Finul. Août : les « Services » se déchaînent contre l’opposition – Mercredi 1er Finul : nouveau mandat, mais effectifs réduits. Paris insiste : Le déploiement de l’armée au Liban-Sud est nécessaire. – Vendredi 3 : tournée de trois jours du patriarche maronite, Nasrallah Sfeir, au Chouf et à Aley. Mgr Sfeir, au cœur de la réconciliation, se rend à Aley, Khaldé, Damour, Deir el-Qamar… • Le ministre des Finances Fouad Siniora signe une émission d’eurobonds d’un montant de 750 millions de dollars. – Samedi 4 : rencontre à Moukhtara entre le patriarche maronite et le leader du PSP, Walid Joumblatt. La population du Chouf réserve un accueil triomphal au cardinal Sfeir. – Mardi 7 : grave impair des SR de l’armée : plus de 150 militants aounistes et des Forces libanaises – dont M. Toufic Hindi (FL) et le général Nadim Lteif (courant aouniste) – sont appréhendés dans le cadre d’une rafle opérée dans les rangs de l’opposition chrétienne au lendemain de la tournée du patriarche Sfeir au Chouf et à Aley. • L’accord avec Damas sur les certificats d’origine entre en vigueur. L’Institut libanais de recherche industrielle et l’Institut des normes syrien sont habilités à délivrer les attestations aux industriels. – Mercredi 8 : les SR cloués au pilori. Poursuite des arrestations dans les rangs de l’opposition ; après les FL et les aounistes, les rafles visent le PNL. Joumblatt exige des sanctions, Sfeir dénonce la répression, les avocats observent une journée de grève. Le ministre de l’Intérieur, Élias Murr, justifie les interpellations par l’existence d’«un projet de partition». Le président Lahoud souligne que «l’intérêt national prime toute autre considération». Hariri, rentré d’Islamabad, mécontent et contrarié, refuse tout commentaire. – Jeudi 9 : arrestations : le gouvernement noie le poisson et réaffirme sa confiance en la justice. • Les Services se déchaînent contre les manifestants devant le palais de justice. – Vendredi 10 : la société civile face à une caste militaro-sécuritaire. Les avocats menacent de poursuivre l’escalade. • Joumblatt à L’Orient-Le Jour : un régime militaire n’épargne personne, et je continuerai à soutenir Hariri tant que… – Dimanche 12 : «Toufic Hindi a avoué un contact avec un responsable israélien», affirme l’armée. Bkerké rejette la thèse du complot. – Lundi 13 : vote du réamendement du code de procédure pénale : le Parlement – nouveau fossoyeur (malgré lui ?) de la démocratie – revient sur son premier vote de juillet ; Hariri cède «pour éviter la crise». Joumblatt à L’Orient-Le Jour : la pression des Services va crescendo, il faudra trouver de nouveaux alliés. • Lteif et ses compagnons devant le tribunal militaire, Hindi seul à Yarzé. – Mardi 14 : Kornet Chehwane dénonce une «situation de putsch» ; mandat d’arrêt contre Lteif et 15 autres détenus. • L’institut de promotion des investissements Idal lance son programme de subventions à l’agriculture Export plus. – Mercredi 15 : Lahoud confère avec Berry et Hariri, qui se déclarent «très satisfaits» de leur entretien. Joumblatt : un déjeuner ne rétablit pas la confiance. • Code de procédure pénale : le tollé parlementaire s’amplifie après le vote de lundi. – Jeudi 16 : les députés Walid Joumblatt, Nassib Lahoud, Nayla Moawad, Bassem Sabeh, Misbah Ahdab, Antoine Ghanem, le président Amine Gemayel, Dory Chamoun, Habib Sadek et d’autres pôles de l’opposition (dont des représentants du courant de Rafic Hariri) participent au Carlton à un vaste rassemblement pour la défense des libertés «face à la militarisation du régime». • Le Conseil des ministres (réuni sans le président Lahoud et Élias Murr) refuse de couvrir les abus des Services. • Lteif et ses compagnons accusés de «refuser la présence militaire syrienne». – Vendredi 17 : Hariri va bouder en Sardaigne et les SR mettent les bouchées doubles : «Le complot était d’inspiration israélienne». Le président Lahoud : Il faut régler les problèmes avec «objectivité et réalisme». – Samedi 18 : le journaliste Habib Younès, après Antoine Bassil, arrêté. – Lundi 20 : Lteif et une soixantaine d’opposants libérés à l’aube. Le président du Syndicat des journalistes, Melhem Karam, dénonce les accusations infondées contre Bassil et Younès. – Mardi 21 : Lahoud et Sfeir se retrouvent à Bkerké et veulent l’apaisement. Assad reçoit Joumblatt à Damas et lui reconnaît un rôle modérateur. • Le ministre de l’Information Ghazi Aridi exige des sanctions contre les responsables des rafles. L’interrogatoire de Hindi suspendu en raison de son état de santé. • L’Association des banques et le syndicat des employés de banques s’accordent sur la convention collective. La majoration annuelle des salaires passe de 7 à 3 pour cent. – Mercredi 22 : Younès, déféré devant le Parquet militaire, perd l’appui du syndicat des journalistes. – Jeudi 23 : Joumblatt chez Lahoud. L’opposition et la démocratie prises en otage par la situation économique : pas de remaniement ministériel, pas de sanctions officielles contre les auteurs des rafles. • Hindi nie en bloc les accusations portées contre lui. – Dimanche 26 : Hariri déplore devant Chirac l’affaire des rafles. • Le Hezbollah prêt à récupérer Ghajar par les armes. – Lundi 27 : les FSI se déchaînent contre les militants aounistes. – Mardi 28 : deux heures de franche explication entre Lahoud et Hariri. Lahoud : Le redressement économique est la responsabilité de tous. Élias Murr : La vie politique et la démocratie se portent bien au Liban… – Mercredi 29 : Paris souhaite l’annulation de «toutes» les mesures de répression. Hariri : J’ai fait des concessions qui étaient une atteinte à ma dignité. – Jeudi 30 : Kornet Chehwane réclame, chez Lahoud, la libération des activistes antisyriens. Moawad à L’Orient-Le Jour : Le chef de l’État doit sortir de sa bulle sécuritaire. Septembre : le Liban au lendemain du 11 septembre Lundi 3 : le chef de l’État dément, pour la première fois, les rumeurs faisant état d’un projet de gouvernement militaire. • Walid Joumblatt réclame des sanctions contre les agents en civil qui ont agressé les jeunes manifestants devant le palais de justice. Mardi 4 : le chef de l’État affirme que le commandement de l’armée a pris des mesures adéquates concernant certaines fautes commises lors des événements d’août dernier. • Le ministre séoudien des Affaires étrangères, Séoud al-Fayçal, en visite à Beyrouth, évoque avec Rafic Hariri la dégradation de la situation régionale. Mercredi 5 : l’Assemblée des évêques maronites lance son «deuxième appel» dans lequel elle dresse un bilan négatif du comportement du pouvoir et de l’évolution des relations libano-syriennes. • Le Forum démocratique lance un appel à l’État lui demandant d’assumer ses responsabilités constitutionnelles et d’œuvrer à rectifier les relations libano-syriennes. Jeudi 6 : Hariri critique le timing du communiqué des évêques et appelle les Libanais à mettre de côté leurs divergences. Vendredi 7 : l’opposition manifeste son soutien total au «deuxième appel» des évêques en faveur de l’application de Taëf. Dimanche 9 : Liban-Sud : les électeurs ont voté pour la première fois depuis 38 ans lors d’élections municipales partielles. Lundi 10 : le juge Ralph Riachi démissionne, jugeant inacceptable le recours présenté par le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire contre la décision d’incompétence du tribunal militaire dans les affaires concernant les 75 aounistes et membres des FL arrêtés lors des événements d’août dernier. • Une conférence de presse du courant aouniste prévue à Saydet el-Jabal est annulée par les SR. Mercredi 12 : Hariri affirme sur CNN que les USA ont le droit de punir les auteurs de l’attaque terroriste contre New York et Washington. • Des Libanais manifestent devant l’ambassade US à Awkar en signe de solidarité avec le peuple américain. • Les milieux politiques et religieux condamnent l’attaque terroriste contre New York et Washington qu’ils qualifient de «crime contre l’humanité». • Le Conseil supérieur de la magistrature rejette la démission de Riachi qui réintègre ses fonctions. Jeudi 13 : le Conseil des ministres vote le projet de budget 2002 en même temps qu’une surtaxe de 3 000 LL sur l’essence. Les crédits de l’armée et des FSI sont réduits de 7,5 %. Vendredi 14 : vaste meeting populaire à Achrafieh à l’occasion de la commémoration de la mort de Béchir Gemayel. Plusieurs jeunes sont arrêtés et transférés au siège de la Police militaire. • Les réfugiés palestiniens organisent un sit-in pour commémorer les massacres de Sabra et Chatila. • La CGTL rejette la taxe de 3 000 LL sur l’essence. Dimanche 16 : le patriarche Sfeir condamne sans appel les attentats terroristes du 11 septembre. • Le Hezbollah appelle à empêcher les USA de riposter par tous les moyens aux attentats du 11 septembre, tout en déplorant la mort d’innocents. Lundi 17 : Amine Gemayel et Élie Karamé affirment au cours d’une conférence de presse qu’ils comptent s’organiser en tant qu’opposition à la direction actuelle du parti. • Hariri réitère sa condamnation des attentats du 11 septembre. • Le bureau de Hariri dément l’information de la BBC faisant état d’une visite effectuée par le Premier ministre au Pakistan. Mardi 18 : l’ambassadeur US estime que le Liban abrite des organisations terroristes mais il assure que ce pays ne figure pas au nombre des pays qui soutiennent le terrorisme. • Vincent Battle remet à Hariri la copie d’une lettre en sept points comportant l
Mardi 2 : les incidents meurtriers se multiplient à la frontière avec Israël qui met en garde contre une escalade. • Le Premier ministre Rafic Hariri garantit au général Michel Aoun qu’il ne serait pas arrêté à son retour au Liban et prévoit, d’autre part, une croissance de 3 à 5 % en 2001. – Mercredi 3 : la force mixte armée-FSI traque les auteurs palestiniens d’un bombardement sauvage de Chebaa. • Le général Aoun affirme prendre au sérieux l’initiative de Hariri. – Vendredi 5 : des «sources judiciaires» désavouent Hariri, mais le général Aoun maintient qu’il souhaite retourner à Beyrouth. – Dimanche 7 : décès du président Charles Hélou à l’âge de 87 ans. – Lundi 8 : Damas ouvre de nouveau ses portes à Joumblatt qui s’était vu interdire, deux mois plus tôt, l’entrée en Syrie...