L’année 2001 a soufflé le chaud sur le sport libanais – qui a retrouvé une plus grande autonomie après la création d’un ministère indépendant –, et le froid avec le problème récurrent du confessionnalisme. Un autre événement est venu troubler le monde sportif : les interférences politiques, comme cela se murmurait en coulisses durant le bras de fer qui a opposé le ministre Sebouh Hovnanian à l’ancien comité directeur de la Fédération de football. Un organisme omniprésent depuis des années et qui avait fini par faire de ce sport populaire un univers très fermé où n’avaient le droit d’évoluer que ceux qui avaient la bénédiction de ses maîtres. Aucun côté rose dans ce sombre tableau, puisque les dirigeants ont royalement raté leur mission de relever le niveau du football, comme en témoigne l’élimination prématurée de la sélection nationale lors de la dernière Coupe d’Asie disputée au Liban ou encore lors du premier tour éliminatoire de la Coupe du monde. Le monde sportif aura aussi connu l’euphorie de moments très forts, d’exploits qui feront date. Au niveau collectif, deux sports sont à l’honneur : le tennis et le basket. Une première victoire face aux Chinois de Hong-Kong puis une seconde sur tapis vert contre Taïwan ont permis au team de Raymond Kattoura de se qualifier pour le groupe 1 de la zone Asie-Océanie. Mais c’est indéniablement en basket-ball que le Liban a accompli sa meilleure performance. Fort de sa finale lors de la Coupe d’Asie des nations, à Shanghaï, la sélection libanaise, malgré un fâcheux épisode (dont le fameux coup de ciseaux sur le visage de Joseph Vogel), s’est propulsée en finale du tournoi et s’envolera du coup à Indianapolis (États-Unis) en été, pour participer aux championnats du monde. La Fédération automobile, qui n’a plus à faire ses preuves, a, elle aussi, pleinement réussi sa saison et se tourne parallèlement vers un grand projet : la création d’un circuit de Formule 1. L’année 2001 a aussi vu l’émancipation de plusieurs disciplines comme l’équitation, l’athlétisme ou le tir. On se rappelle fort bien que l’organisation par le Liban des Jeux francophones de tir a due être annulée en dernière minute à cause des attentats du 11 septembre. Mais les hésitations des instances locales à lutter efficacement contre le confessionnalisme et le manque évident de professionnalisme sont autant de menaces qui pèsent sur le sport libanais à l’orée du troisième millénaire. Et puisque «pro» rime avec EPO, nous sommes loin encore des pratiques du dopage qui émaillent dans une large mesure le sport international.
L’année 2001 a soufflé le chaud sur le sport libanais – qui a retrouvé une plus grande autonomie après la création d’un ministère indépendant –, et le froid avec le problème récurrent du confessionnalisme. Un autre événement est venu troubler le monde sportif : les interférences politiques, comme cela se murmurait en coulisses durant le bras de fer qui a opposé le ministre Sebouh Hovnanian à l’ancien comité directeur de la Fédération de football. Un organisme omniprésent depuis des années et qui avait fini par faire de ce sport populaire un univers très fermé où n’avaient le droit d’évoluer que ceux qui avaient la bénédiction de ses maîtres. Aucun côté rose dans ce sombre tableau, puisque les dirigeants ont royalement raté leur mission de relever le niveau du football, comme en témoigne...
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