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Actualités - Chronologies

Ingouchie - Rouslan Aouchev démissionne, - le risque d’instabilité s’accroît

Le président ingouche Rouslan Aouchev a annoncé hier qu’il démissionnait «pour montrer l’exemple», sa décision risquant cependant de déstabiliser cette république pauvre du Caucase russe frontalière de la Tchétchénie et qui accueille de nombreux réfugiés. «Il faut montrer l’exemple, comment partir avec dignité et ne pas s’accrocher à son poste de président de la République», a annoncé M. Aouchev lors d’une conférence de presse à Magas, la capitale de l’Ingouchie, précisant qu’il signerait le décret mettant fin à ses fonctions dans la journée, selon l’agence Itar-Tass. M. Aouchev, qui dirige l’Ingouchie depuis huit ans, a annoncé qu’à partir de vendredi et jusqu’à la prochaine élection présidentielle, la fonction de président de l’Ingouchie serait assurée par le chef du gouvernement Akhmed Malsagov. Il assurera l’interim de la présidence pendant quatre mois comme le prévoit la Constitution de la République ingouche. Jeudi, M. Aouchev avait annoncé qu’il démissionnerait avant la fin de son mandat. Cette décision risque de déstabiliser l’Ingouchie submergée par les réfugiés en provenance de Tchétchénie. Environ deux mille personnes avaient manifesté jeudi devant la résidence présidentielle de Magas pour tenter de lui faire changer d’avis. M. Aouchev, un ancien général de 47 ans qui s’est illustré lors de la guerre soviéto-afghane (1979-1989), était en conflit avec Moscou sur la date de la fin de son mandat. Il aurait souhaité que celui-ci se termine le 1er mars 2002 et non le 1er mars 2003, comme le prévoit la loi fédérale. Des élections parlementaires doivent également avoir lieu en mars 2003 et le président Aouchev souhaitait que ces deux scrutins soient séparés afin que le futur président «puisse influencer» la composition du prochain Parlement. Les observateurs soulignent qu’Aouchev sera très difficile à remplacer et que l’Ingouchie se retrouve sous la menace d’un conflit politique interne, voire d’un conflit militaire. La république d’Ingouchie, qui compte environ 334 000 habitants, accueille quelque 120 000 réfugiés, dont l’épouse du président indépendantiste Aslan Maskhadov. M. Aouchev, qui est en faveur de négociations avec les indépendantistes, était en conflit avec le Kremlin qui refuse toute discussion avec les rebelles sur d’autres sujets que leur reddition. Le président ingouche démisionnaire avait réussi à éviter que le conflit tchétchène ne déborde en Ingouchie et il critiquait la politique du Kremlin dans le Caucase. Rouslan Aouchev avait notamment, quelques mois après le début de l’actuel conflit déclenché le 1er octobre 1999, servi d’intermédiaire entre Maskhadov et le Kremlin.
Le président ingouche Rouslan Aouchev a annoncé hier qu’il démissionnait «pour montrer l’exemple», sa décision risquant cependant de déstabiliser cette république pauvre du Caucase russe frontalière de la Tchétchénie et qui accueille de nombreux réfugiés. «Il faut montrer l’exemple, comment partir avec dignité et ne pas s’accrocher à son poste de président de la République», a annoncé M. Aouchev lors d’une conférence de presse à Magas, la capitale de l’Ingouchie, précisant qu’il signerait le décret mettant fin à ses fonctions dans la journée, selon l’agence Itar-Tass. M. Aouchev, qui dirige l’Ingouchie depuis huit ans, a annoncé qu’à partir de vendredi et jusqu’à la prochaine élection présidentielle, la fonction de président de l’Ingouchie serait assurée par le chef du gouvernement...