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Actualités - Chronologies

Tunisie - Disparition d’un ancien militant des droits de l’homme

Un fonctionnaire du ministère tunisien des Affaires étrangères et ancien militant des droits de l’homme, Ali Saïdi, est «porté disparu depuis un mois», a indiqué hier à Paris son épouse. «Je n’ai plus eu de nouvelles de mon époux, qui travaille au ministère des Affaires étrangères, depuis le 6 décembre, date de son dernier appel téléphonique», a déclaré Mme Malika Saïdi. «Mon époux est injoignable depuis cette date», a ajouté Mme Saïdi, qui vit en France avec son fils. M. Saïdi, 53 ans, longtemps réfugié politique en France, a regagné Tunis en décembre 2000. Il travaillait au ministère des Affaires étrangère où il était chargé de mission auprès de la présidence de la République pour les ONG (Organisations non gouvernementales), selon elle. Mme Saïdi exclut «tout à fait sa disparition pour des raisons privées» et affirme que tous les interlocuteurs officiels tunisiens contactés lui ont dit «ne rien savoir». «Toutes les réponses que je reçois, y compris de la présidence à qui j’ai envoyé un fax, sont vagues», a-t-elle ajouté. «Son téléphone portable ne répond plus, ni la ligne de son numéro au ministère qui est interrompue depuis trois jours», a-t-elle précisé sans cacher son inquiétude «car mon mari avait l’habitude de téléphoner plusieurs fois par semaine». «À la demande du frère de M. Saïdi, la police tunisienne s’est rendue la semaine dernière à son domicile, mais n’a rien trouvé de suspect, sinon un chauffe-eau toujours allumé et du linge trempé dans une cuvette. Ce qui est étonnant lorsqu’on part en mission», a souligné son épouse. Mme Saïdi, d’origine algérienne et qui a la nationalité française, a affirmé que, lors de son dernier appel, son époux lui avait dit qu’il ne «pourrait pas venir en France pour les fêtes musulmanes de la fin du ramadan, le mois de jeûne musulman (à la mi-décembre), en raison d’une “mission” dont il n’a pas précisé la nature». Elle a enfin indiqué qu’elle comptait se rendre prochainement en Tunisie pour tenter d’en savoir plus. «Un membre du cabinet du ministère des Affaires étrangères a indiqué ce matin (jeudi) que c’est la présidence qui a confié à Ali Saïdi une mission, et que les Affaires étrangères ignorent tout de cette affaire», a par ailleurs indiqué le président du «Collectif de la communauté tunisienne en Europe», Mondher Sfar. Selon M. Sfar, «Ali Saïdi a été très actif dans les années 90 dans la dénonciation de la dictature de Ben Ali, avant d’effectuer un rapprochement qui a abouti à une collaboration officielle». «Nous exigeons du président Ben Ali qu’il donne immédiatement des explications sur cette disparition et qu’il rassure la famille du disparu sur son état de santé», conclut le communiqué.
Un fonctionnaire du ministère tunisien des Affaires étrangères et ancien militant des droits de l’homme, Ali Saïdi, est «porté disparu depuis un mois», a indiqué hier à Paris son épouse. «Je n’ai plus eu de nouvelles de mon époux, qui travaille au ministère des Affaires étrangères, depuis le 6 décembre, date de son dernier appel téléphonique», a déclaré Mme Malika Saïdi. «Mon époux est injoignable depuis cette date», a ajouté Mme Saïdi, qui vit en France avec son fils. M. Saïdi, 53 ans, longtemps réfugié politique en France, a regagné Tunis en décembre 2000. Il travaillait au ministère des Affaires étrangère où il était chargé de mission auprès de la présidence de la République pour les ONG (Organisations non gouvernementales), selon elle. Mme Saïdi exclut «tout à fait sa disparition pour...