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Actualités - Chronologies

Revue hebdomadaire des marchés - Dollar soutenu par les fondamentaux économiques américains

La dernière semaine de l’année 2001 sur les marchés des changes internationaux a été généralement favorable au dollar qui a bénéficié de fondamentaux économiques le privilégiant sur toute autre monnaie, notamment l’euro et le yen. La monnaie unique européenne est restée ainsi coincée, à la veille et au lendemain du chômage de Noël, aux alentours du seuil de 0,88 dollar, dans des marchés qui ont connu des volumes d’échanges plutôt ternes. Sa tendance a été affectée par les indications selon lesquelles les fondamentaux des États-Unis l’ont emporté sur ceux de l’Euroland. À cet égard, les opérateurs ont fait état de l’annonce par le Conference Board que l’indice de confiance des consommateurs américains dans les conditions présentes et futures de l’économie a progressé de 8,8 points à 93,7 points en décembre après cinq mois consécutifs de baisse le faisant tomber à 84,90 points en novembre. Ce baromètre, très suivi par les investisseurs, a laissé croire que la détérioration des conditions économiques semble avoir atteint un plateau et que l’évolution actuelle de cet indicateur n’est plus à des niveaux témoignant d’une récession, mais indiquant qu’une reprise de l’économie est probable lors de la première moitié de 2002. Ce sentiment a été renforcé par la hausse de l’indice d’activité de la région de Chicago établi par le groupement des directeurs d’achats de cette région, de 41,1 points en novembre à 41,4 points en décembre. Cela d’autant que cet indice est très suivi par les investisseurs dans la mesure où il annonce l’évolution de l’indice général de l’association nationale des directeurs d’achats (NAPM) qui doit être publié mercredi prochain. La communauté financière internationale a été également rassurée par la forte hausse de 6,4 % des mises en chantier de logements aux États-Unis le mois dernier contre 1,7 % en octobre et de 0,6 % des reventes de logements contre 5,7 % pendant la même période, témoignant de la bonne tenue du secteur de la construction qui est considéré comme la locomotive par rapport aux autres secteurs de l’économie. Ces fondamentaux en provenance des États-Unis, qui venaient de paraître à moins d’une semaine de l’introduction physique de l’euro dans les douze pays de l’Union européenne, ont entraîné des mouvements de ventes de devises nationales dans cette zone au profit du billet vert. «Les ménages européens se sont débarrassés de leurs avoirs en monnaies locales pour acheter du dollar, du sterling et même du franc suisse», a relevé une note publiée par la Commerzbank, jugeant que l’euro devrait «rester sous pression un bon moment encore l’an prochain». Pour ce qui est du yen, il est resté excessivement faible cette semaine contre le dollar requinqué par une meilleure tenue de l’économie américaine face à des fondamentaux chancelants en provenance du Japon conjugués à des déclarations d’officiels nippons suggérant que Tokyo tolérerait un yen plus faible. D’un côté, les opérateurs ont été sensibilisés par la nouvelle baisse de 1,8 % de la production industrielle japonaise le mois dernier, la faisant tomber à son plus bas niveau en 14 ans, et le recul de 1,2 % des mises en chantier de logements ainsi que la remontée du chômage à 5,5 % pendant la même période, soit son niveau le plus élevé depuis la Deuxième Guerre mondiale. Ils ont été influencés d’un autre côté par une déclaration du ministre japonais des Finances, Masajuro Shiokawa, selon laquelle le repli du yen était «une fluctuation naturelle», ainsi que par une déclaration de son adjoint chargé des Affaires internationales, Haruhiko Kuroda, faisant savoir que l’évolution du yen était en ligne avec les fondamentaux économiques japonais. Cela étant, et comme l’économie japonaise n’a montré aucun signe de redressement, la rechute du yen à 131 pour un dollar a été considérée comme un premier pas vers le seuil des 140 avant de s’acheminer vers les 145 ensuite, selon les cambistes. Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que le dollar retrouve des couleurs à la fin de l’année, se négociant hier à New York sur un ton soutenu par rapport à la fin de la semaine dernière, comme suit : – 0,8835 pour un euro contre 0,8885, vendredi dernier – 1,4505 pour un sterling contre 1,4395 – 2,2140 DM contre 2,2015 – 7,4245 FF contre 7,3830 – 1,6740 FS contre 1,6525 – 2 191,60 lires contre 2 179,25 – 131,10 yens contre 129,60. Bonne fin d’année pour les Bourses internationales Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont connu une nouvelle semaine de hausse après la publication d’indicateurs confirmant l’amorce d’une reprise de l’économie américaine. L’annonce d’une hausse de l’indice de confiance des consommateurs américains à 93,70 points et de celui des directeurs d’achats de Chicago à 41,4 points en décembre ainsi que de ventes et des reventes de logements le mois dernier ont facilité aux marchés boursiers américains d’achever cette semaine en hausse. Dans ce contexte, les investisseurs se sont montrés indifférents à la baisse de 4,8 % des commandes de biens durables le mois dernier et à la hausse de 7 000 du nombre des demandes hebdomadaires d’allocations chômage la semaine dernière à 392 000, après trois semaines consécutives de baisse de ces inscriptions. Ils se sont montrés plus rassurés par les nouvelles faisant état de la hausse des ventes des chaînes de distribution et de grands magasins ainsi que des sites Internet durant la saison des fêtes, notamment la période allant du 23 novembre au 24 décembre. En outre, les rebondissements de la situation en Argentine n’ont eu, encore la semaine dernière, aucun impact négatif sur Wall Street, les investisseurs n’étant pas pris en surprise et les problèmes argentins étant connus depuis longtemps. Bien que les stratèges de marchés restent toujours prudents dans leurs projections pour l’année prochaine et s’inquiètent de l’optimisme des investisseurs depuis le début du mois, le jugeant quelque peu prématuré, l’orientation de la cote américaine demeurait haussière cette semaine. En effet, l’indice composite Nasdaq est remonté hier aux alentours des 1 990 points en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, contre 1 945,82 points à la fin de la semaine dernière (+2,27 %), et l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles à 10 130 points contre 10 035,34 points pendant la même période (+0,99 %). De leur côté, les marchés d’actions européens ont terminé l’année 2001 sur une note haussière hier, la nouvelle série de statistiques américaines ayant encouragé les espoirs de reprise économique en 2002 non seulement aux États-Unis mais en Europe aussi et soutenu les compartiments perçus comme les mieux placés pour en bénéficier. En effet, des valeurs technologiques à forte croissance comme Nokia, Alcatel et Ericsson ont dominé les marchés européens cette semaine, ainsi qu’une poignée de distributeurs et de grands magasins, les investisseurs ayant le sentiment que les dépenses des consommateurs pour les fêtes de Noël et de fin d’année ont été plus importantes qu’attendu. «L’année 2001 s’achève sur une note beaucoup plus encourageante», a remarqué une étude de Schroder Salomon Smith Barney. Bien que les indices boursiers européens aient perdu en 2001, selon cette étude, entre 17 % et 21 %, ils sont parvenus à gagner largement du terrain cette semaine. C’est ainsi que l’indice Extra Dax de la Bourse de Francfort est parvenu à rebondir de 2,81 % à 5 160,10 points hier contre 5 019,01 points à la fin de la semaine dernière, et l’indice Cac 40 de la Bourse de Paris 2,78 % à 4 624,58 points contre 4 499,34 points, ainsi que l’indice Footsie de la Bourse de Londres qui a gagné 1,61 % à 5 242,40 points contre 5 159,20 points pendant la même période. Pour ce qui est de la Bourse de Tokyo, elle a également progressé avec la montée de l’indice Nikkei hier à 10 542,62 points contre 10 335,45 points à la fin de la semaine dernière, les investisseurs saluant les informations de la presse japonaise selon lesquelles le gouvernement s’apprêtait à injecter des fonds publics dans les banques japonaises dès le début de l’année prochaine.
La dernière semaine de l’année 2001 sur les marchés des changes internationaux a été généralement favorable au dollar qui a bénéficié de fondamentaux économiques le privilégiant sur toute autre monnaie, notamment l’euro et le yen. La monnaie unique européenne est restée ainsi coincée, à la veille et au lendemain du chômage de Noël, aux alentours du seuil de 0,88 dollar, dans des marchés qui ont connu des volumes d’échanges plutôt ternes. Sa tendance a été affectée par les indications selon lesquelles les fondamentaux des États-Unis l’ont emporté sur ceux de l’Euroland. À cet égard, les opérateurs ont fait état de l’annonce par le Conference Board que l’indice de confiance des consommateurs américains dans les conditions présentes et futures de l’économie a progressé de 8,8 points à 93,7...