Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

Revue hebdomadaire des marchés - Bonne semaine pour le dollar à l’étranger

La crise en Argentine n’a guère eu de répercussions cette semaine sur la tenue du dollar contrairement à l’euro qui s’est montré fragile face aux inquiétudes suscitées par l’exposition importante de plusieurs banques et sociétés espagnoles ayant des liens étroits avec leurs homologues européennes. Les analystes ont estimé que cette crise ne devait avoir que des effets très limités sur les États-Unis, contrairement aux crises asiatique et russe de 1998. Bien que cette crise ait entraîné des pillages de magasins et supermarchés et fait plusieurs morts et blessés, contraignant le gouvernement et le chef de l’État argentins à démissionner, les investisseurs américains ont gardé leur sang-froid jusqu’à la fin de la semaine. La communauté financière a estimé que l’Europe est plus concernée par cette crise par le biais de l’Espagne que les États-Unis. Ce phénomène a donc profité au dollar qui a été, en outre, soutenu par le nouvel accès de faiblesse du yen ainsi que par les fondamentaux de l’économie américaine. À cet égard, les opérateurs ont été très sensibilisés par l’annonce par la Banque du Japon d’une révision à la baisse de son diagnostic sur l’économie de son pays en évoquant surtout le recul de la consommation et des exportations ainsi que des investissements en capital fixe. Cela d’autant que le gouverneur de cette banque, Masaru Hayami, faisait savoir que la faiblesse du yen reflète les inquiétudes des marchés pour le système financier nippon. «Je pense que les marchés intérieur et étranger sont préoccupés pour le système financier après le plongeon des titres bancaires et redoutent aussi de nouvelles faillites», a estimé M. Hayami lors d’une conférence de presse à la fin de la semaine. De son côté, un haut responsable du ministère japonais des Finances, Zenbei Mizoguchi, a déclaré qu’une hausse du yen face au dollar est jugée indésirable par le gouvernement dans la mesure où elle est censée compromettre les exportations japonaises et aggraver le marasme économique dans le pays. Dans ce contexte, il n’est guère surprenant que le dollar reprenne le dessus sur les autres grandes monnaies, trouvant appui aussi dans les fondamentaux économiques. À cet effet, il a été soutenu par l’annonce d’une révision à la hausse de la confiance des consommateurs américains dans l’économie en décembre selon l’indice définitif de l’université de Michigan qui s’est établi à 88,8 points, au lieu de 85,8 points selon une précédente estimation, contre 83,9 points en novembre. Ce développement a donc constitué un bon indicateur de l’évolution prochaine des dépenses de consommation qui représentent à elles seules les deux tiers de l’activité économique aux États-Unis. Il en est de même de l’annonce par la banque de Réserve de Philadelphie que son indice d’activité des entreprises industrielles s’est nettement amélioré en affichant -5,5 en décembre contre -20 en novembre, laissant espérer une reprise prochaine du secteur manufacturier. Cette perspective d’une relance de l’économie américaine a été renforcée par l’annonce d’une nouvelle diminution de 11 000 demandes hebdomadaires d’allocation chômage au cours de la semaine achevée le 15 décembre, après une forte baisse de 86 000 au cours de la semaine qui l’avait précédée, pour ne totaliser au milieu de ce mois que 384 000 demandes. Ce développement, conjugué à la forte hausse de 8,2 % des mises en chantier de logements le mois dernier contre une baisse de 4 % en octobre, tend à confirmer, de l’avis unanime des analystes, une amélioration de la conjoncture de l’économie américaine. Cela étant, le marché a ignoré, hier, la publication de l’estimation finale du produit intérieur brut (PIB) américain qui s’est contracté de 1,3 % en rythme annuel au troisième trimestre, au lieu de 1,1 % comme prévu auparavant, contre une maigre hausse de 0,3 % au deuxième trimestre, dans la mesure où ces chiffres ont été largement anticipés. En effet, le dollar continuait à être activement recherché jusqu’à la fin de la semaine, se négociant à la hausse contre toutes les autres grandes monnaies, à New York, par rapport à la fin de la semaine dernière, comme suit : – 0,8870 pour un euro contre 0,9045, vendredi dernier – 1,4375 pour un sterling contre 1,4535 – 2,2050 DM contre 2,1625 – 7,3955 FF contre 7,2520 – 1,6545 FS contre 1,6285 – 2 182,95 lires contre 2 140,70 – 129,70 yens contre 127,40. Bonne fin de semaine pour les Bourses américaines et européennes Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières sont restés sereins cette semaine, malgré l’aggravation de la crise en Argentine et la démission du chef de l’État et du gouvernement. Cette crise, qui ne s’est pas propagée aux voisins de ce grand pays latino-américain, notamment les États-Unis, est venue confirmer que c’est un cas isolé, selon le porte-parôle de la Maison-Blanche, Ari Fleischer. Cela d’autant que les trois membres de l’Alena (Association de libre-échange nord-américain), à savoir les États-Unis, le Canada et le Mexique, venaient de publier hier un communiqué dans ce sens. En effet, les principaux indices boursiers américains sont parvenus à afficher des gains appréciables par endroits cette semaine. À cela aurait contribué la multiplication des signes de convalescence de l’économie aux États-Unis, comme en témoignent les dernières statistiques sur l’emploi, la confiance des consommateurs et l’amélioration des deux secteurs manufacturier et de la construction, laissant croire aux conjoncturistes au scénario d’une sortie de récession dès le début de l’année prochaine. À cet égard, les investisseurs ont été très sensibilisés par la nette hausse du moral des consommateurs américains en décembre, selon l’indice final calculé par l’université de Michigan à un moment où la publication par le département du Commerce de statistiques faisant état d’une baisse plus modeste que prévu de 0,7 % des dépenses de consommation le mois dernier, tendant à confirmer la fin du cycle de contraction de l’activité observée depuis mars. Cette reprise de la consommation, dont les dépenses engendrent les deux tiers de l’activité économique, s’est confirmée aussi par les signes de reprise du marché américain du travail. Les nouvelles demandes hebdomadaires d’allocations chômage ont diminué pendant la première moitié de décembre de 97 000 pour se chiffrer à 384 000 au cours de la semaine achevée le 15 de ce mois, soit le nombre le plus faible depuis près de cinq mois. Autres baromètres encourageants, l’indice composite des principaux indicateurs économiques établi par le Conference Board, un institut privé de conjoncture, a progressé de 0,5 % en novembre par rapport à octobre, de même que l’indice d’activité des entreprises industrielles de la Fed de Philadelphie en décembre et celui des mises en chantier de logements en novembre. Ces bonnes performances ont laissé croire que l’économie américaine est sur la voie de la croissance et que l’impact du premier choc des événements du 11 septembre sur elle s’est dissipé. C’est dans cette perspective que les marchés boursiers américains ont renoué avec la hausse. L’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles est parvenu à gagner 2,33 % sur la semaine pour afficher en préclôture hier, à 23h heure de Beyrouth, 10 039,29 points contre 9 811,15 points à la fin de la semaine dernière. Pourtant, l’indice composite Nasdaq de la Bourse électronique devait souffrir des mauvais résultats de la haute technologie et des mises en garde lancées par certaines grandes sociétés de ce secteur sur leurs résultats trimestriels à l’occasion de la liquidation hier des options et des contrats à terme sur indices boursiers (la journée des trois sorcières) qui a donné lieu à des mises à jour de certains portefeuilles. Il s’est, en effet, stabilisé aux alentours du seuil des 1 950 points hier contre 1 953,17 points, à la fin de la semaine dernière. Pour ce qui est des marchés boursiers européens, ils ont achevé la semaine hier en hausse, après trois journées consécutives de baisse. Certes, ce mouvement, qui a été conduit hier par les valeurs pétrolières, a revêtu un caractère purement technique, car il n’y a eu aucune rotation sectorielle significative hier, en raison du potentiel très faible des liquidités en cette période de fin d’année, comme en témoignent les volumes peu étoffés dans lesquels ce mouvement de reprise s’est produit. Quoi qu’il en soit, l’indice CAC 40 de la Bourse de Paris a gagné 3,67 % à 4 499,34 points hier contre 4 340,02 points à la fin de la semaine dernière, et l’indice Extra Dax de la Bourse de Francfort 2,23 % à 5 019,01 points contre 4 909,42 points, ainsi que l’indice Footsie de la Bourse de Londres qui a pris 1,95 % à 5 159,70 points contre 5 061,00 points pendant la même période.
La crise en Argentine n’a guère eu de répercussions cette semaine sur la tenue du dollar contrairement à l’euro qui s’est montré fragile face aux inquiétudes suscitées par l’exposition importante de plusieurs banques et sociétés espagnoles ayant des liens étroits avec leurs homologues européennes. Les analystes ont estimé que cette crise ne devait avoir que des effets très limités sur les États-Unis, contrairement aux crises asiatique et russe de 1998. Bien que cette crise ait entraîné des pillages de magasins et supermarchés et fait plusieurs morts et blessés, contraignant le gouvernement et le chef de l’État argentins à démissionner, les investisseurs américains ont gardé leur sang-froid jusqu’à la fin de la semaine. La communauté financière a estimé que l’Europe est plus concernée par cette...