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Actualités - Chronologies

Bacille du charbon : la souche - presque certainement d’origine américaine

Les autorités américaines ont acquis la quasi-certitude que la contamination par les spores du bacille du charbon adressées au Sénat et à des organes de presse, qui a causé la mort de cinq personnes et contaminé treize autres, trouvait bien son origine aux États-Unis. Cette probabilité renforcerait une hypothèse des enquêteurs du FBI (police fédérale) sur l’existence d’un «loup solitaire» vivant aux États-Unis, aux connaissances scientifiques certaines et aux motivations inconnues mais suffisamment fortes pour avoir pu lancer une attaque bioterroriste en règle. Elle contredit aussi la possibilité que des terroristes étrangers soient à l’origine de cette mystérieuse affaire. Le porte-parole de la Maison-Blanche Ari Fleischer a affirmé lundi que «les preuves vont de plus en plus dans le sens d’une source intérieure», tout en soulignant que les conclusions des enquêteurs ne sont pas définitives. «Les enquêteurs du FBI examinent avec la plus grande attention toutes les données dont ils disposent. Je n’ai pas la liberté d’en dire plus», a-t-il ajouté. Le quotidien USA Today a observé mardi qu’il s’agissait de la déclaration officielle «la plus forte» concernant l’origine des lettres contaminées. Selon le journal, une vingtaine de laboratoires américains manipulant le bacille du charbon sont dans le collimateur des enquêteurs et des scientifiques chargés d’élucider ce dossier. Les propos du porte-parole de la Maison-Blanche sont intervenus une dizaine de jours après ceux du chef de la majorité démocrate au Sénat Tom Daschle selon lesquels la lettre contaminée qui lui avait été adressée, avait été envoyée par quelqu’un ayant travaillé dans l’armée. En réponse à une question d’un journaliste de CNN lui demandant si la lettre reçue le 15 octobre et postée dans le New Jersey, à Trenton, venait de quelqu’un ayant travaillé dans l’armée, le sénateur du Dakota du Sud avait répondu : «Exact. C’est exact». Dimanche, le quotidien Washington Post avait révélé, sur la foi de scientifiques, que les spores du bacille du charbon envoyées au Congrès étaient identiques à celles stockées depuis 1980 par l’armée américaine. Le journal avait précisé que de nombreux laboratoires sont en possession de la souche Ames, une des plus dangereuses existantes, utilisée dans les récentes attaques aux États-Unis. Mais seuls cinq laboratoires détenant des spores parfaitement identiques génétiquement à celles présentes dans des lettres adressées au Sénat ont pour l’instant été recensés. Les échantillons dont ces laboratoires disposent proviennent tous d’une seule source militaire aux États-Unis : l’Institut de recherches médicales sur les maladies infectieuses (Usamriid) de FortArmy Detrick (Maryland).
Les autorités américaines ont acquis la quasi-certitude que la contamination par les spores du bacille du charbon adressées au Sénat et à des organes de presse, qui a causé la mort de cinq personnes et contaminé treize autres, trouvait bien son origine aux États-Unis. Cette probabilité renforcerait une hypothèse des enquêteurs du FBI (police fédérale) sur l’existence d’un «loup solitaire» vivant aux États-Unis, aux connaissances scientifiques certaines et aux motivations inconnues mais suffisamment fortes pour avoir pu lancer une attaque bioterroriste en règle. Elle contredit aussi la possibilité que des terroristes étrangers soient à l’origine de cette mystérieuse affaire. Le porte-parole de la Maison-Blanche Ari Fleischer a affirmé lundi que «les preuves vont de plus en plus dans le sens d’une source...