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Actualités - Chronologies

EURO - Français, Irlandais et Néerlandais reçoivent les premières pièces

L’histoire retiendra peut-être que les Français, les Néerlandais et les Irlandais ont été, ce vendredi 14 décembre, les premiers citoyens à avoir en main des pièces en euro, la nouvelle monnaie unique de 12 pays européens. Les Français se sont rués sur la nouvelle devise, dès hier matin, au début de cette opération «premiers euros», destinée à familiariser les opinions publiques à la nouvelle monnaie. Les Irlandais et les Néerlandais ont été plus mesurés. La France, les Pays-Bas et l’Irlande avaient décidé de se lancer les premiers et d’offrir hier à leur population la possibilité de se procurer des sachets contenant un échantillon des pièces qui remplaceront leurs monnaies nationales, à partir du 1er janvier. À Paris, euro-enthousiastes, curieux ou collectionneurs se sont précipités en très grand nombre dès l’aube dans des bureaux de tabac, des bureaux de poste et des agences bancaires pour acheter ces sachets. Certains étaient même, dès minuit, à la grande poste de la capitale, ouverte 24 heures sur 24. Les bureaux de tabac, dont la moitié ont accepté de vendre des pièces, craignaient déjà la pénurie, dès le début du week-end. Beaucoup d’agences bancaires réservaient un seul kit par personne et uniquement à leurs clients. Les autorités européennes font le pari que l’euro entrera ainsi un peu dans la vie des citoyens, ce qui facilitera le changement de monnaie, le 1er janvier. Les sachets ou «kits premiers euros» ne seront en principe utilisables qu’à cette date, lorsque les billets feront aussi leur apparition. «Dès qu’ils verront l’euro, (les Européens) seront convaincus que le basculement se fera tranquillement, sans heurts», estime l’Espagnol Eugenio Domingo Solans, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE). Après la France, l’Irlande et les Pays-Bas, des kits seront disponibles aujourd’hui dans six autres pays – Belgique, Luxembourg, Italie, Espagne, Finlande et Autriche –, avant d’être vendus au Portugal, en Grèce et en Allemagne, véritable test, tant les Allemands sont réputés attachés au deutschemark. Chaque pays a défini lui-même la composition du sachet qui ne peut contenir que des pièces, mais pas de billets. En France, il comprend 40 pièces pour une valeur de 15,25 euros. En Irlande, le kit renferme 19 pièces pour une valeur de 6 euros et 35 cents. Aux Pays-Bas, sa valeur a été fixée à 11,36 euros. Mais s’ils peuvent acheter un kit payant, les Néerlandais ont aussi droit à un cadeau de leur gouvernement, unique en Europe, sous la forme d’un «eurokit» gratuit, avec une pièce de chaque et d’une valeur de 3,88 euros. Dans une banque proche du centre-ville à La Haye, un comptoir «euro» a été installé pour éviter l’engorgement. «Il y a plus de monde que d’habitude, mais ce n’est pas encore la ruée», observe l’employé au guichet. «Ici, nos clients peuvent échanger leur bon (donnant droit à un kit gratuit), mais ils peuvent également acheter des sachets d’euros, comme dans les autres pays de la zone euro, s’ils désirent établir une réserve en prévision du 1er janvier», précise-t-il. En Irlande, le gouvernement a choisi de ne pas limiter le nombre de sachets que chaque personne peut acheter dans les banques, les bureaux de postes et les sociétés de prêts immobiliers. Mais l’enthousiasme n’était guère au rendez-vous. «Il y a de l’intérêt, mais ça n’a pas été une ruée», a reconnu John Foley, porte-parole de la Poste. «Nous pensons que l’intérêt va s’accroître et les ventes de sachets de premiers euros augmenter, lorsque les gens vont vouloir se familiariser avec les pièces avant le 1er janvier», a ajouté le porte-parole.
L’histoire retiendra peut-être que les Français, les Néerlandais et les Irlandais ont été, ce vendredi 14 décembre, les premiers citoyens à avoir en main des pièces en euro, la nouvelle monnaie unique de 12 pays européens. Les Français se sont rués sur la nouvelle devise, dès hier matin, au début de cette opération «premiers euros», destinée à familiariser les opinions publiques à la nouvelle monnaie. Les Irlandais et les Néerlandais ont été plus mesurés. La France, les Pays-Bas et l’Irlande avaient décidé de se lancer les premiers et d’offrir hier à leur population la possibilité de se procurer des sachets contenant un échantillon des pièces qui remplaceront leurs monnaies nationales, à partir du 1er janvier. À Paris, euro-enthousiastes, curieux ou collectionneurs se sont précipités en très grand...