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Actualités - Chronologies

La physionomie du marché - Dollar soutenu par les bonnes statistiques américaines

Le dollar est reparti à la hausse contre toutes les autres grandes monnaies, notamment l’euro en ce début de semaine, après la publication de statistiques américaines qui ont renforcé les espoirs de reprise aux États-Unis. Alors que l’on annonce la récession depuis un an et que l’on se dirigeait vers une grave crise durable depuis les attentats du 11 septembre dernier, l’économie américaine est venue une nouvelle fois hier montrer sa grande résistance. Ce sentiment a été confirmé par les trois publications hier d’indicateurs très rassurants. D’un côté, l’indice des directeurs d’achats du secteur manufacturier aux États-Unis (NAPM) a progressé le mois dernier à 44,50 points contre 39,80 points en octobre, en raison de la hausse de 10,50 points des nouvelles commandes, laissant croire que l’économie est dans la bonne direction et que la reprise est imminente. D’un autre côté, on a appris que les dépenses de consommation aux États-Unis ont enregistré une hausse record de 2,9 % en octobre contre une baisse de 1,7 % en septembre, malgré la stabilité des revenus personnels des Américains pour le deuxième mois consécutif, après une légère hausse de 0,1 % en août. Ce développement, entraîné par de nombreux rabais et opérations de crédit gratuit consentis par les constructeurs automobiles, a été bien accueilli par les opérateurs, d’autant que les dépenses à la consommation aux États-Unis représentent les deux tiers de l’économie. Il en est de même de l’augmentation de 1,9 % des dépenses de construction en octobre contre une baisse de 0,6 % en septembre, qui a rassuré les investisseurs quant à la bonne tenue du secteur du bâtiment, autre locomotive de l’économie américaine après l’industrie manufacturière. Ces statistiques américaines sont venues juste après l’annonce que l’indice des directeurs d’achat en Europe se serait très légèrement redressé à 43,6 points en novembre contre 42,9 points en octobre, confirmant que la zone euro est encore dans le tunnel, alors que les États-Unis sont en train d’en sortir. Compte tenu de toutes ces considérations, et dans l’attente des chiffres de l’indice NAPM du secteur non manufacturier demain et des chiffres de l’emploi américain aux États-Unis en novembre vendredi, qui sont censés donner une idée plus claire sur l’état de l’économie américaine, le dollar s’est négocié sur un ton prudemment ferme, à New York, comme suit : – 0,8920 pour un euro contre 0,8965, vendredi dernier – 1,4255 pour un sterling contre 1,4240 – 2,1930 DM contre 2,1815 – 7,3540 FF contre 7,3170 – 1,6550 FS contre 1,6395 – 2 170,70 lires contre 2 159,80 – 124,05 yens contre 123,45. Accès de faiblesse des marchés boursiers américains Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont entamé la semaine sur un ton faible après la faillite du premier courtier en énergie mondial, Enron et l’aggravation de la crise israélo-palestinienne. Selon les courtiers, le marché boursier américain était sous pression après qu’Enron, dont le chiffre d’affaires était récemment proche de 100 milliards de dollars, eut annoncé qu’il se plaçait sous la protection de la loi sur les faillites, précisant qu’il menait des discussions pour recevoir un soutien financier lui permettant de se recapitaliser et revitaliser son système de courtage d’énergie en ligne sous l’égide d’une nouvelle structure de contrôle. De plus, les actions boursières ont accru leurs valeurs, alors que l’armée israélienne tirait des missiles et détruisait l’héliport du président palestinien Yasser Arafat et deux de ses hélicoptères à Gaza en riposte aux attentats qui ont frappé Israël pendant le week-end. Dans ce contexte, les investisseurs ont ignoré les bonnes statistiques publiées hier et notamment la nette hausse de l’indice NAPM du secteur manufacturier et la forte progression des dépenses à la consommation aux États-Unis. Parmi les titres dans l’actualité, l’autre courtier en énergie américain Dynegy était en forte baisse, après qu’Enron eut décidé de le poursuivre en justice pour rupture du contrat de fusion, lui réclamant au moins 10 milliards de dollars de dommages-intérêts. JP Morgan Chase et Citigroup ainsi que d’autres banques américaines, figurant parmi les principaux prêteurs d’Enron, ont été attaquées à la baisse. Nokia et Ericsson ont perdu du terrain malgré que l’opérateur américain de télécoms Cingular Wireless ait commandé à ces deux groupes et à Siemens plus de trois milliards de dollars d’équipements. Dans l’ensemble, l’indice composite Nasdaq de la Bourse électronique est redescendu vers le seuil des 1 900 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus haut à 9 848,93 points et un plus bas à 9 703,90 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 9 754,63 points, en baisse de 96,93 points sur vendredi dernier. Baisse des Bourses européennes... Les marchés d’actions européens ont terminé en baisse lundi, mais bien au-dessus de leurs plus bas de séance, en raison en particulier d’un indice de la NAPM dénotant une santé meilleure que prévu de l’industrie américaine. En outre, les pétrolières ont volé au secours des indices européens en toute fin de séance, en raison d’une remontée sensible des cours du brut, imputable aux espoirs de réduction de la production russe et à l’aggravation des tensions entre Israël et les Palestiniens. L’indice paneuropéen FTSE Eurotop 300 a perdu 0,38 % à 1 218,42 points, au-dessus de ses plus bas de milieu de matinée, et le DJ Euro Stoxx 50 a cédé 0,35 % à 3 645,60. Paris a fini en repli de 0,27 %, Londres de 0,75 % et Francfort de 0,03 %. Francfort, la dernière des trois grandes places européennes à clôturer, a, en particulier, observé un courant acheteur en fin de séance, donnant à penser que les marchés européens pourraient tenter une poussée en avant aujourd’hui, jour où paraîtra une batterie complète d’indicateurs européens. Sur le front des valeurs, la menace constituée par l’aggravation de la crise argentine a pesé sur les banques espagnoles Banco Santander Central Hispano, en baisse de 1,26 %, et Banco Bilbao Vizcaya, en repli de 1,60 %, mais aussi sur l’opérateur de téléphonie Telefonica, qui a perdu 2,85 %. Toujours aux bancaires, la Barclays et Royal Bank of Scotland ont abandonné 2,70 % et 2,03 % respectivement à la suite d’informations parues dans la presse du week-end qui détaillent l’exposition potentielle des deux banques britanniques aux mauvaises créances du courtier américain en énergie Enron, qui a déposé son bilan dimanche, marquant la plus grosse faillite de l’histoire américaine. ... et de la Bourse de Tokyo La Bourse de Tokyo a terminé la séance de lundi en baisse de 3,1 %, en raison d’inquiétudes sur le risque pesant sur les crédits en cours et les craintes d’une chute de Wall Street après que le géant américain Enron se fut déclaré en faillite ce week-end, ont indiqué des courtiers. L’indice de référence Nikkei a perdu 326,82 points, à 10 370,62 à la clôture. L’indice élargi Topix a reculé de 20,81 points, à 1 029,41. «Le marché a souffert du choc Enron», a indiqué Kazunori Jinnai, directeur général adjoint du département actions de Daiwa SB Capital Markets. «Il n’y a pas eu un secteur qui n’ait pas baissé en Bourse». 1 010 titres étaient orientés à la baisse, 343 à la hausse et 116 inchangés. Dimanche, Enron a annoncé qu’il se plaçait sous la protection de la loi sur les faillites et qu’il lançait des poursuites judiciaires contre son ancien partenaire de fusion, Dynegy, qui s’est retiré de la transaction la semaine dernière. C’est la plus grande faillite d’une entreprise américaine de l’histoire. «La débâcle d’Enron a déprimé le moral à l’achat à Tokyo, faisant resurgir les craintes sur les risques des crédits pour les banques japonaises», a déclaré Tatsuo Kurokawa, analyste des marchés chez Nomura Securities. «Les institutions financières japonaises étaient exposées aux obligations d’Enron et les banques ont accordé des prêts à Enron. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour les investisseurs», a estimé M. Kurokawa, ajoutant que le marché était également nerveux à cause des récentes faillites d’entreprises au Japon. Le 22 novembre, l’assureur en difficulté Taissei Fire and Marine Insurance s’est mis sous la protection de la loi sur les faillites après avoir enduré des coûts massifs relatifs aux attaques terroristes du 11 septembre aux États-Unis. Le 27 novembre, le fabricant de mécanique industrielle de taille moyenne Niigata Engineering a réclamé la protection de la justice face à ses créanciers, avec des dettes avoisinant les 227 milliards de yens (1,8 milliard de dollars). Les actions du plus grand groupe bancaire mondial, Mizuho Holdings, ont chuté de 19 000 yens (-6,1 %) à 291 000, et le cinquième prêteur mondial UFJ Holdings a plongé de 40 000 yens (-9,8 %), à 367 000. Sumitomo Mitsui Banking a cédé 33 yens (-4,9 %), à 637.
Le dollar est reparti à la hausse contre toutes les autres grandes monnaies, notamment l’euro en ce début de semaine, après la publication de statistiques américaines qui ont renforcé les espoirs de reprise aux États-Unis. Alors que l’on annonce la récession depuis un an et que l’on se dirigeait vers une grave crise durable depuis les attentats du 11 septembre dernier, l’économie américaine est venue une nouvelle fois hier montrer sa grande résistance. Ce sentiment a été confirmé par les trois publications hier d’indicateurs très rassurants. D’un côté, l’indice des directeurs d’achats du secteur manufacturier aux États-Unis (NAPM) a progressé le mois dernier à 44,50 points contre 39,80 points en octobre, en raison de la hausse de 10,50 points des nouvelles commandes, laissant croire que l’économie...