La mauvaise haleine, sans être un symptôme grave, peut détruire par ses conséquences sa victime. Du moins socialement. Ce qui fait d’elle un handicap à combattre même si on estime qu’une personne sur trois souffre de ce symptôme, bien plus commun qu’on ne le pense. L’air que nous expirons est composé de gaz carbonique, d’azote, d’une petite quantité d’oxygène. Normalement, il est inodore. Il lui arrive, toutefois, de se charger d’un parfum désagréable, de façon temporaire. Dans certaines circonstances, il peut se charger d’une odeur peu agréable de façon temporaire, le matin au réveil ou après l’ingestion de certains aliments. Si cet état devient permanent, ce qui est le cas pour un individu sur trois, on évoque alors un trouble dont le nom scientifique est : l’halitose. En général, les personnes concernées de façon persistante ignorent leur trouble jusqu’à ce qu’on leur fasse la remarque. Quelle est l’origine de ce désagrément ? Dans la majorité des cas (40 %), la responsable de l’halitose est la mauvaise hygiène buccale. Brossage dentaire insuffisant ou hâtif, négligence, soins bâclés ou incohérents. En principe, il faut se laver les dents avec une brosse, devant être changée tous les trois mois. Les bactéries présentes dans la bouche se nourrissent des débris alimentaires déposés sur la langue et les dents, libérant des composés malodorants, les «composés sulfurants volatils» (ou CSV). Plus les bactéries sont nombreuses, plus les odeurs sont fortes et désagréables. La solution consiste à combattre leur prolifération : brossage des dents après chaque repas sans oublier la langue, dont les irrégularités facilitent l’accumulation des déchets. Le fil dentaire ou l’hydropulseur sont très efficaces pour déloger tous les débris alimentaires. Le déficit salivaire La salive, on a tendance à l’oublier, est un rince-bouche naturel précieux. Malheureusement, il arrive qu’elle soit produite, pour diverses raisons, en quantité insuffisante. Il faut aussi savoir que la salivation est moins abondante la nuit, durant le sommeil, ce qui favorise la prolifération des bactéries et explique la langue chargée au réveil. À savoir : le stress et la nervosité freinent la sécrétion salivaire et favorisent l’expulsion de CSV. L’alcool et le tabac, surtout à jeûne, laissent un parfum peu agréable dans la bouche et assèchent les muqueuses. Une autre raison responsable d’une haleine «chargée» peut être hormonale. Les modifications du volume des gencives entraînées par la ménopause, la grossesse, la période ovulatoire ou durant les menstruations peuvent devenir cause de désordres traduits par des odeurs désagréables et passagères de l’haleine. Il faut aussi savoir que toute infection, bénigne ou non, peut être la cause de mauvaise haleine. Une insuffisance rénale ou hépatique, parfois une tumeur, une rhinite, une pharyngite, une sinusite peuvent comme bon nombre d’autres pathologies être cause indirecte de mauvaise haleine. Il ne faut donc pas hésiter ou paniquer si le dentiste consulté conseille de s’adresser aussi à d’autres spécialistes que ceux de la bouche. Car si la grande majorité des halitoses trouvent leur source dans la bouche, toute infection bénigne ou non peut être la cause de pareil désagrément. Sans oublier que certains médicaments (antidépresseurs, psychotropes, antiépileptiques) peuvent également en être à l’origine.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La mauvaise haleine, sans être un symptôme grave, peut détruire par ses conséquences sa victime. Du moins socialement. Ce qui fait d’elle un handicap à combattre même si on estime qu’une personne sur trois souffre de ce symptôme, bien plus commun qu’on ne le pense. L’air que nous expirons est composé de gaz carbonique, d’azote, d’une petite quantité d’oxygène. Normalement, il est inodore. Il lui arrive, toutefois, de se charger d’un parfum désagréable, de façon temporaire. Dans certaines circonstances, il peut se charger d’une odeur peu agréable de façon temporaire, le matin au réveil ou après l’ingestion de certains aliments. Si cet état devient permanent, ce qui est le cas pour un individu sur trois, on évoque alors un trouble dont le nom scientifique est : l’halitose. En général, les...